27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 13:11

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image475.jpgAntichambre de l’enfer sur terre, la Tour Juniper regroupe une variété de sociopathes et dégénérés mentaux, violents de préférence. Un enfer dans lequel vit Suki, une jeune femme qui tente de vaincre sa maladie mentale à l’aide d’un nouveau traitement dont elle ne contrôle pas tous les effets... Alors que les meurtres se succèdent à Juniper, Suki va très vite devenir le suspect n°1...

John Suits, réalisateur en outre de "Breathing Room" et producteur du délirant "Bad Milo !" nous propose, avec "The Scribbler", son tout nouveau long métrage écrit par Dan Schaffer qui adapte sur grand écran son propre roman graphique du même nom. N'ayant pas lu le comic qui a inspiré le film, je ne ferai donc pas de comparaison à ce niveau là. Ainsi, dès les premières minutes, nous plongeons dans l'univers si particulier du métrage qui, comme son personnage principal, dénombre plusieurs personnalités. Le réalisateur entraîne ainsi ses spectateurs au beau milieu d'un batiment où l'obscurité et la folie sont les maîtres mots entourés de personnages aussi dingues qu'atypiques. Au bout d'un moment, on ne sait plus quoi penser. Le scénario brille de par son originalité et sa complexité. Nous suivons, avec de plus en plus d'attention, le mystère qui plane sur les étranges suicides qui ne cessent de s'accumuler dans la Tour Juniper et nous essayons de deviner qui pourrait être responsable. Les suspects ne manquent pas, nous n'avons que l'embarras du choix et on se rend vite compte que les apparences sont parfois trompeuses. Au final, on finit par être aussi dingue que les protagonistes à force de se poser des questions sur le pourquoi du comment. Et, je dois l'avouer, les questions ne manquent pas... Aussi, même après la fin du film, certains spectateurs se demanderont encore s'ils ont bien tout compris à l'histoire...

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image476.jpgLa photographie, l'étalonnage de l'image et la réalisation sont indéniablement réussis et constituent les ingrédients clés qui ont permis de faire de "The Scribbler" un film visuellement unique et surprenant. En ce qui concerne les effets visuels, ils sont très réussis malgré le faible budget alloué à la production. Une dernière chose est à noter, et non des moindres, c'est évidemment le casting trois étoiles que l'on nous offre sur un plateau.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image477.jpgPour un long métrage avec des personnages psychologiquement difficiles à interpréter pour la plupart, il fallait des acteurs de talent. Quand les producteurs ont choisi Katie Cassidy ("Arrow"...) pour le rôle de Suki, on peut dire qu'ils ont fait le bon choix, elle est vraiment sensationnel et méconnaissable. Nous avons aussi Michelle Trachtenberg qui a bien changé depuis son rôle de Dawn Summers dans la série "Buffy contre les vampires" mais aussi Garret Dillahunt ("Looper"...) et Gina Gershon ("LOL USA"...). N'oublions pas aussi de citer Billy Campbell, récemment vu dans la série "Helix", et Eliza Dushku ("Détour mortel"...) que j'ai eu du mal à reconnaître (la coiffure peut être...).

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image478.jpgEn résumé, original, étonnant, esthétiquement soigné et on ne peut plus barré, "The Scribbler" est un film aussi complexe que ses personnages. Bref, c'est toujours agréable de tomber sur ce genre de métrage qui arrive encore à nous surprendre.

Note : 8/10.

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 16:19

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image556.jpgDans un futur proche, des hordes d'extra-terrestres ont livré une bataille acharnée contre la Terre et semblent désormais invincibles : aucune armée au monde n'a réussi à les vaincre. Le commandant William Cage, qui n'a jamais combattu de sa vie, est envoyé, sans la moindre explication, dans ce qui ressemble à une mission-suicide. Il meurt en l'espace de quelques minutes et se retrouve projeté dans une boucle temporelle, condamné à revivre le même combat et à mourir de nouveau indéfiniment...

Après son aventure futuriste dans "Oblivion", Tom Cruise revient dans le domaine de la science-fiction avec "Edge of Tomorrow", un spectaculaire blockbuster où batailles époustouflantes, humour rafraîchissant et sinistres créatures venues d'ailleurs sont au programme. A l'origine, le long métrage est l'adaptation du roman d'Hiroshi Sakurazaka "All you need is kill" et raconte les péripéties temporelles du commandant William Cage face à une invasion de mimics, des extra-terrestres qui ont la capacité de voyager dans le temps. Voilà, en gros, comme se résume le scénario d'"Edge of Tomorrow". Ainsi, dans un premier temps, l'intrigue relate les nombreux retours en arrière du personnage principal qui se retrouve à vivre maintes fois la même journée. Malgré ce que l'on pourrait croire, grâce à un montage fort habile, à une pointe d'humour, à des scènes de batailles épiques et à un scénario très bien construit qui évite les passages inutiles et redondants, cette première partie ne manque pas d'intérêt et arrive sans problème à nous tenir en haleine jusqu'à la deuxième partie. Cette dernière, plus sombre et dramatique, est tout aussi captivante, on s'aperçoit très vite que le personnage qu'incarne Tom Cruise a bien changé, il est plus téméraire, plus sûr de lui, bref un véritable héro. De plus, on nous réserve un débarquement impressionnant dans un Paris post-apocalyptique ravagé par les monstres le tout merveilleusement mis en valeur par la profondeur de la 3D. La seule chose que l'on pourrait reprocher c'est la fin... Un peu trop énigmatique à mon goût.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image557.jpgAu niveau de la forme, la première chose qui m'a beaucoup plu c'est le design original des créatures, à mi chemin entre les Arachnides de "Starship Troopers et les Sentinelles dans la trilogie "Matrix", reproduites avec soin en images de synthèse. Elles bougent, tuent et détruisent de manière exceptionnelle. Bluffant !... La réalisation, signée par Doug Liman ("Mr. & Mrs. Smith"...), est, quant à elle, des plus dynamiques et intensifie à merveille le rythme du film. Il faut noter aussi un travail soigné en ce qui concerne l'étalonnage de l'image qui joue adroitement avec la palette de couleurs en fonction des évènements.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image558.jpgPour le casting, nous avons donc Tom Cruise qui interprète avec conviction un rôle qui le change un peu de ses habitudes puis la ravissante Emily Blunt ("Looper"...) très convaincante dans son personnage de femme soldat, Brendan Gleeson ("Sous surveillance"...), Bill Paxton ("The Colony"...) toujours excellent ou encore Jonas Armstrong (la série "Robin des bois"...).

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image559.jpgEn résumé, boudé injustement lors de sa sortie en salles avec seulement 369 millions de dollars de recettes dans le monde pour un budget avoisinant les 178 millions (sans compter le marketing), "Edge of Tomorrow" fait partie sans conteste des meilleurs films de l'année au vue des très bonnes critiques et du bouche-à-oreille positif qu'il a obtenu, ça serait donc dommage de le rater. Un très bon divertissement dans le genre science-fiction et voyage dans le temps qui mérite amplement son statut d'oeuvre culte à défaut de ne pas être simplement un chef d'oeuvre.

Note : 9/10.

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 16:27

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image398.jpg1945 : la Chambre d'Ambre, appelée aussi huitième merveille du monde, se volatilise mystérieusement. La légende dit que c'est Albert Einstein lui-même qui l'aurait cachée des Nazis durant les derniers jours de la Seconde Guerre Mondiale. Celle-ci renfermerait une plante dont les vertus pourraient bouleverser la Science et la Société. L'archéologue Ike Meiers et son équipe font appel à l'arrière-petite-fille d'Einstein, Mila, pour retrouver cette chambre et le secret qu'elle renferme, avant que le groupe pharmaceutique à sa recherche n'y parvienne...

Deux après avoir découvert la Lance Sacrée (si on compte les années de création des films comme les années où est censé se dérouler l'action), l'aventurier et chercheur de trésors Eik Meiers et sa petite troupe s'apprêtent à vivre une toute nouvelle aventure à la poursuite de la Chambre d'Ambre dans "L'Énigme de la Chambre d'Ambre" une fois de plus réalisé par Florian Baxmeyer ("Le sang des Templiers"...). Même si le budget n'égale pas nécessairement les grosses productions hollywoodiennes du même genre comme "Indiana Jones" ou plus récemment "Benjamin Gates", les scènes d'action, les décors, les costumes et les effets spéciaux sont tout de même réussis et parviendront facilement à séduire une grande partie des amateurs de films d'aventures et d'exotisme. De plus, le scénario, même s'il ne brille pas par son originalité, reste captivant de bout en bout grâce en outre à une bonne dose de rebondissements bien éparpillée dans toute l'histoire et à une bande originale rythmée et entraînante. Notons aussi la présence de jolis paysages qui nous donneront l'occasion de voyager un peu...

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image399.jpgPour le casting, fort heureusement, nous retrouvons les mêmes acteurs et actrices présents dans le volet de la Lance Sacrée dont Kai Wiesinger ("Déluge infernal"...), Bettina Zimmermann ("Le triangle de l'apocalypse"...), Fabian Busch ("La chute"...) et Sonja Gerhardt ("La colère du volcan"...). Mais nous avons aussi de nouveaux personnages interprétés par Annika Blendl ("Alerte Cobra"...) et Clemens Schick ("Forgotten"...) excellent dans le rôle du méchant.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image400.jpgBref, "L'Énigme de la Chambre d'Ambre" est un sympathique téléfilm d'aventures qui, certes, ne révolutionnera pas le genre mais qui, grâce entre autres à son rythme soutenu, parviendra facilement à nous tenir en haleine jusqu'à la fin.

Note : 7/10.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 10:21

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image394.jpgUn groupe d'alpinistes, parti pour une expédition, disparaît sans laisser de traces. Quelques années plus tard, le fils de l'un d'entre eux décide de découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à son père. Ses amis et lui se retrouvent alors piégés avec ce qu'ils pensaient n'être qu'une légende...

Le méchant et abominable homme des neiges, ou plus communément appelé yéti, fait son grand retour sur nos petits écrans avec le téléfilm "Deadly Descent" réalisé en 2013 par Marko Mäkilaakso ("War of the Dead"...). Quand on voit les premières images, on se rend rapidement compte que ce DTV n'a rien à envier aux petites productions du même genre : dialogues décalés, effets visuels risibles, situations ridicules et j'en passe. Bref, un bon film de série B qui comblera les attentes des fans. Au fur et à mesure que l'histoire avance, les rebondissements ne tardent pas à arriver et même si certains évènements sont prévisibles et manquent un peu d'originalité, ils parviennent néanmoins à nous tenir en haleine jusqu'au bout. Pour ce qui est de notre fameuse créature, le réalisateur (ou plutôt le scénariste) a choisi de la montrer dès le début (rapidement mais on la voit) et c'est bien dommage surtout quand on sait que ce sont des CGI bas de gamme qui lui ont donné naissance (même pour les gros plans). Au commencement, il aurait été préférable de suggérer uniquement la présence du monstre sans le faire apparaître sur l'écran afin d'accentuer le mystère qui pèse sur son aspect. Les frissons auraient été plus intenses.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image395.jpgParlons un peu du casting qui réunit en guests stars Adrian Paul ("Highlander"...) et Chuck Campbell ("Jason X"...) qui nous livrent tous les deux une prestation assez convaincante. Ensuite, pour le reste du casting, on notera les présences de Nicholas Boulton ("Sword of Honour"...), qui a prêté aussi sa voix pour de nombreux jeux vidéo, Elizabeth Croft ("Casualty"...) et Sean Teale ("Skins"...).

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image396.jpgEn résumé, "Deadly Descent" est un téléfilm de série B peu original mais qui arrivera à vous distraire à condition de ne pas être trop sévère. C'est aussi l'occasion d'admirer de jolis paysages enneigés...

Note : 6,5/10.

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 16:36

http://imgc.allpostersimages.com/images/P-473-488-90/59/5999/C8PQG00Z/affiches/things-to-come.jpgDans un avenir proche, La petite ville d'Everytown est frappé par la guerre. En traversant les décennies des années 40 jusqu'au milieu des années 2000, elle connait des bouleversements inconcevables. En surmontant la dictature et la maladie, elle va voir se développer des nouvelles technologies, le triomphe de lma télévision et une utopie basée sur la raison et la connaissance...

H. G. Wells scénarise un de ces romans de science-fiction avec l'aide du réalisateur William Cameron Menzies et nous fait découvrir à travers ce film un monde qui, après une guerre mondiale, revient à une mentalité d'un âge médiéval, les gens sont menés par un leader dictateur et ignorent tout ce qui peut se passer hors de leur ville. Avec un scénario digne d'un Jules Verne, Mr Wells nous fait part de sa vision post-apocalyptique du monde de demain. Ce film, datant de 1936, nous invite à découvrir une grande leçon de morale et de l'avidité de l'homme en quête de pouvoir. En résumé, la bonne surprise que de retrouver une oeuvre de H. G. Wells fidèlement retranscrite dans les supports actuels. Les fans des films de science-fiction des années 40-50 seront comblés, il est également recommandé pour les néophytes qui voudraient découvrir les prémices de ce 7ème art.

Note : 7/10.

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 15:38

http://i39.servimg.com/u/f39/11/79/72/81/09819910.jpgGwendolyn est une jeune londonienne ordinaire. Un jour, alors qu’elle rentre du lycée, elle est soudainement transportée en 1900 par une force inconnue. De retour dans le présent, elle est approchée par une société secrète qui la surveille depuis sa naissance. Elle est en fait la dernière voyageuse, le Rubis. Aux côtés de son charmant partenaire Gideon de Villliers, elle devra voyager à travers les âges pour accomplir de mystérieuses missions…

D'origine allemande, cette adaptation cinématographique de l'oeuvre de Kerstin Gier est assez plaisante visuellement et sort des clichés conventionnels grâce à l'originalité de ces personnages et à la pointe d'humour de son scénario. Mise en scène par Felix Fuchssteiner, le metteur en scène a réussi le pari de réaliser un énième film fantastique sur un nouveau thème,     celui des voyages dans le temps, sur fond de romance juvénile. Alors même si l'intrigue manque cruellement de séquences d'actions ou de scènes spectaculaires afin de nous tenir en haleine jusqu'au final, le film tire son originalité de ses personnages et de son humour. En effet le couple formait à l'écran par les acteurs Maria Ehrich et Jannis Niewöhner se déteste au début et finisse par s'aimer à la fin. Nous avons apprécier le travail efffectué sur les personnages et leurs relations entre eux qui changent de tous ces films à l'eau de rose pour ados. L'humour a une part importante également dans le film et apporte du souffle à l'intrigue grâce aux personnages de Maria Ehrich et Jennifer Lotsi. Côté scénario, en revanche, le film s'étire en longueur dans d'interminables discours et prêchi-prêcha qui alourdissent la compréhension de l'histoire et ralentissent le rythme du film. Malgré cela, les quelques séquences d'actions sont réussies et garantissent aux spectateurs de passer un très bon moment. Côté casting, Maria Ehrich ("Le Journal de Meg") est entourée de Jannis Niewöhner ("Collider", "Ein Tick anders"...), Veronica Ferres ("Hector et la recherche du bonheur", "Mon mari, un assassin"...), Uwe Kockisch ("Commissaire Brunetti : enquêtes à Venise", "Nom de code : L'aigle"...), Laura Berlin ("Grimm : Blanche Neige") et Jennifer Lotsi. Bref même si les scènes d'actions sont rares, le film tire son épingle du jeu grâce à l'originalité de ses personnages et à sa touche d'humour qui donne du souffle à l'intrigue.

Note : 6,5/10.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 13:14

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image926.jpgSigné en 1968, le quatrième protocole interdit aux nations d'introduire clandestinement toute arme nucléaire, en pièce ou entière, dans un territoire étranger. Vingt ans plus tard, le KGB envoie son agent Valeri Petrofsky en mission secrète en Angleterre, près d'une base militaire américaine. La mort d'un coursier lui amenant des pièces nucléaires éveille les soupçons de John Preston, un agent du contre-espionnage britannique, qui va mener l'enquête pour connaitre les véritables intentions de Petrofsky...

Interprété par Pierce Brosnan ("Le Pic de Dante"...), qui, pour une fois, joue le rôle du méchant agent soviétique, venant de l'Est afin de déstabiliser la paix occidentale, est purement bien joué et crédible au point d'arriver à haïr celui qui deviendra le futur James Bond. Nous avons ensuite Mr Mickael Caïne ("Insaisissables"...), qui en agent secret britannique sait rester humble et nous fait partager son célèbre sens de l'humour tout en restant professionnel. La réédition du film "Le Quatrième Protocole" en DVD est une pure merveille et une excellente idée de retrouver ce film sur les supports actuels. Ce long métrage de John Mackenzie ("The Infiltrator"...) alliant espionnage et thriller est un savoureux moment de détente à voir ou à revoir. Le film ne se calque pas sur les scénarios de Tom Clancy et nous propose une histoire accaparante et très bien tournée.

Note : 7,5/10.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 16:57

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image365.jpgDans une famille déchirée par la corruption et la violence, la jeune Hannah a décidé de changer de vie. Mais elle devra auparavant se dégager de l’emprise de Oncle Franck qui pratique son business illicite en toute impunité. Hannah va donc déclencher une guerre des clans en manipulant le petit ami de sa sœur, Bill Owens. Mais l’enchaînement des événements ne se passera pas comme prévu…

"Ultimate Endgame" est réalisé par un habitué de ce genre de film en la personne de Mark Young ("Killing Jar", "Tooth and nail"...), il écrit lui même le scénario ce qui lui permet vraiment d'aller au bout de sa vision des choses. En voyant le film, on sent clairement que le réalisateur a été influencé par Michael Cimino que ce soit dans le soin de nous montrer de beaux paysages, de dresser le tableau d'une petite ville américaine... On plonge très vite dans ce thriller haletant et bien rythmé grâce à l'efficacité de la mise en scène rien n'est laissé au hasard même si c'est un film qui est sorti direct en vidéo on sent tout de même que le réalisateur a voulu faire un boulot propre et pas bâclé. C'est ce qui se passe souvent avec ce genre de film mais pas ici car M. Young manie parfaitement la barque. Le côté obscure et poisseux par moment est bien ressenti et apporte beaucoup à l'ambiance du film et rappelle un peu "Les Brasiers de la colère" ainsi que le sujet du film qui a de légères similitudes. En ce qui concerne le scénario on sent comment ça va commencer mais pas du tout comment cela va finir car avec ce genre de film on est souvent pris à contre pied cela peut finir en happy end ou alors en carnage total et pour le savoir vous savez ce qu'il vous reste à faire.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image366.jpgVoici un autre point fort du long métrage c'est le casting qui est tout de même prestigieux avec en tête la jeune et talentueuse Abigail Breslin ("Un été à Osage Country", "La Stratégie d'Ender"...) qui offre ici une performance convaincante et elle promet à devenir une très grande actrice. A ses côtés, on a Alexa Penavega ou Alexa Vega ("Spy Kids"...) qui, après ce film, a tourné dans "Sin City 2" ce qui n'est pas rien. Côté masculin, on a Sean Bean ("Games of Thrones", "Jupiter Ascending"...) qu'on ne présente plus et qui ici impose tout son charisme et sa classe, quand on le voit on sent très vite qu'il a du métier. Jake Busey ("Identity", "Fantômes contre fantômes"...) et James Purefoy ("Following"...) sont aussi de la partie.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image367.jpgEn résumé : "Ultimate Endgame" est un bon thriller haletant porté par un casting de feu accompagné d'une mise en scène soignée.

Note : 8/10.

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Publié par Jérémy - dans Critiques de films
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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 15:24

http://i39.servimg.com/u/f39/11/79/72/81/33278610.jpgPour cette force d'élite de la DEA, il s'agit officiellement de prendre d'assaut le repaire d'un important cartel mais en réalité, l'opération se révèle être un véritable braquage. Après s'être emparés de 10 millions de dollars en liquide, les agents complices pensent leur secret bien gardé... jusqu'à ce que quelqu'un se mette à les assassiner les uns après les autres, froidement, méthodiquement. Alors que les meurtres se multiplient, chaque membre de l'équipe devient un suspect. Chacun sait tuer, et chacun a un excellent mobile...

Réalisé en 2013 par David Ayer ("End of Watch", "Bad Times"), "Sabotage" est un thriller américain d'une rare efficacité. Malgré quelques passages à vides et quelques longueurs, le film s'en tire plutôt bien et nous réserve quelques surprises. Au départ "Sabotage" était censer se baser sur la nouvelle d'Agatha Christie, "Dix petits nègres", racontant comment dix anciens meurtriers sont assassinés les uns après les autres sur une île censément déserte. Mais le scénariste Skip Woods, à qui l'on doit "Die Hard, belle journée pour mourir" et "X-men Origins : Wolverine", n'a gardé que l'idée principale pour nous concocter un film complètement différent de l'oeuvre original. Ce dernier reste simple dans son déroulement et dans son contenu mais n'en demeure pas moins déplaisant. Nous suivons ainsi les deux personnages principaux incarnés par Arnold Schwarzenegger et Olivia Williams qui enquêtent sur le meurtre de plusieurs personnes issues du même commando d'élite. Ces derniers vont essayés de réunir des indices afin de découvrir le meurtrier et ainsi stopper cette hécatombe. D'accord le film manque d'un peu de peps malgré la présence de quelques séquences d'action, et le rythme s'essoufle en raison du manque d'intérêt de l'enquête qui s'étiole durant l'intrigue. Malgré çà, la qualité du casting et l'excellente prestation des acteurs arrivent à nous faire oublier ces quelques défauts sans oublier le coup de théatre final qui comblera vos attentes. Autour d'Arnold Schwarzenegger, nous retrouvons Sam Worthington ("Avatar"), Terrence Howard ("Le Majordome"), Harold Perrineau ("Lost, les disparus"), Max Martini ("Pacific Rim") et Josh Holloway ("Mission : Impossible - Protocole fantôme"). Bref même si le film manque de rebondissements afin de dynamiser l'intrigue, celui-ci ravira les fans du genre et verra l'excellente prestation d'Arnold Schwarzenegger.

Note : 7/10.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 12:58

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image307.jpgC'est l'histoire d'un mec, Ben-Hur Marcel, conducteur de chars à Rahatlocum, petite colonie romaine nord-africaine où Jules César vient passer des vacances impériales... La révolte gronde parmi le petit peuple qui, opprimé par un régime cruel et tyrannique, trouve en Marcel un tribun charismatique et annonciateur d'une ère nouvelle...

Coluche, Michel Serrault et Jean Yanne, un trio exceptionnel dans un film qui l'est tout autant. "Deux Heures Moins le Quart Avant Jésus-Christ" est un long métrage français réalisé par Jean Yanne en 1982 qui sera pour cette année le troisième plus gros succès en France derrière "E.T L'Extraterrestre" et "L'As des As" avec pas moins de 4,6 millions de spectacteurs dans les salles. Jean Yanne avait un projet ambitieux de mettre en scène une comédie burlesque pendant la période où vécut Jules César et cela allait forcément entraîner des coûts colossaux, à l'époque, pour préparer un tel film (costumes, décors, coiffures...). Et bien, les producteurs Claude Berri et Tarak Ben Ammar ont répondu à l'appel et ont donné au cinéaste des moyens importants pour concrétiser son film. Et, c'est ainsi qu'après 1 an et demi de préparation et 15 semaines de tournage avec au final un dépassement de budget et un retard dans le planning qu'est né "Deux Heures Moins le Quart Avant Jésus-Christ".

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image308.jpgLe scénario n'est pas forcément des plus brillants mais il regorge de nombreux atouts pour nous faire rire à plein poumons : dialogues croustillants, et parfois je dirai même cultes pour certains, anachronismes délirants (il n'y a que l'embarras du choix), quiproquos (la scène dans la boîte de nuit entre Michel Serrault et Coluche est hilarante) et un nombre incalculable de gags qui font souvent mouche avec la présence de personnages drôles et décalés (en haut du podium, je pense à Jules César...).

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image355.jpgPour une grosse production, il fallait un casting à la hauteur de nos espérances. Et bien, le challenge est largement atteint avec tout d'abord l'excellent Coluche ("Le Bon roi Dagobert"...) dans le rôle, qui lui va comme un gant, du pauvre Ben-Hur Marcel. Puis nous avons Michel Serrault ("Une hirondelle a fait le printemps"...) tout simplement grandiose, où il incarne le personnage de Jules César, et Jean Yanne ("Gomez & Tavarès"...). Notons aussi les présences de Darry Cowl ("Les Dalton"...), Daniel Emilfork ("La cité des enfants perdus"...), Mimi Coutelier ("Je suis timide, mais je me soigne"...) et Paul Préboist ("Les Vacanciers"...).

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image540.jpgEn résumé, "Deux Heures Moins le Quart Avant Jésus-Christ" est, sans conteste, une comédie française culte composée, entre autres, d'un casting prestigieux et d'un scénario où l'humour est à son comble.

Note : 8/10.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 09:07

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image831.jpgCadre dans une importante agence de tourisme, Charlotte veut construire un club de vacances dans une région encore sauvage d’Afrique. Elle choisit la région des Grands lacs et décide de partir sur le terrain, accompagnée de son assistant, pour vérifier la viabilité du projet. Sur place, elle retrouve Victor, son mari, qui l’a quittée depuis plusieurs années. Ce dernier, qui s’est épanoui dans son nouvel environnement, ne voit pas d’un bon œil l’installation d’un hôtel dans son petit paradis. Mais Charlotte et Victor vont devoir s’unir pour affronter les trafiquants d’ivoire qui refusent qu’un club de vacances vienne perturber leurs petites affaires…

"L’Africain" est un film de Philippe de Broca avec Catherine Deneuve et Philippe Noiret. Sa restauration et la sortie en BLU-RAY permettent de redécouvrir ce long métrage initialement sorti en 1983. "L’Africain" se présente donc comme une comédie d’aventures. On peut d’ailleurs admirer des paysages magnifiques admirablement filmés. On ressent le plaisir qu’a eu le cinéaste à tourner ces scènes. Il en va de même pour celles avec des troupeaux d’éléphants toujours montrés avec une forme de respect très nette. C’est là que réside l’un des points forts du film. Le second est l’interprétation du couple star. Deneuve et Noiret savent rendre leur personnage sympathique et attachant. Malheureusement, "L’Africain" compte également plusieurs défauts. Tout d’abord, pour une comédie, le film n’est pas réellement drôle en partie à cause de dialogues qui manquent de mordant. L’humour visuel, lui, tombe souvent à plat. Il faut cependant reconnaître au film une bonne humeur communicative. Mais c’est dans le domaine de l’aventure que le long métrage déçoit grandement. Tout est d’une mollesse assez désespérante. Quand on pense que, dans les années soixante, Philippe de Broca était l’auteur de "L’Homme de Rio" (influence avouée de Spielberg pour ses Indiana Jones) et "Des tribulations d’un Chinois en Chine" (film frôlant l’hystérie au niveau de l’action) et quelques années plus tard du "Magnifique" (chef d’œuvre d’humour), on ne peut être que déçu. Comme le dit dans une scène Philippe Noiret : "J’ai encore de beaux restes". Mais ce ne sont que des restes. C’est triste mais cela résume bien le film. Peut-être par défaut d’ambition, "L’Africain" manque cruellement de souffle et ressemble finalement à un téléfilm de luxe. Si l’on ajoute à cela des seconds rôles peu intéressants (Jean Benguigui en méchant bien peu charismatique, Jacques François parlant avec un accent anglais caricatural insupportable parce qu’il interprète un britannique), on obtient un film, certes sympathique et plein de bonnes intentions mais malheureusement, au final, assez moyen.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image481.jpg"L’Africain" souffre d’un manque de dynamisme évident. Cependant, les décors magnifiques et la qualité de l’interprétation de Catherine Deneuve et de Philippe Noiret vous permettront de passer un moment plutôt agréable à défaut d’être inoubliable.

Note : 7/10. 

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 13:57

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image539.jpgUne bande de braqueurs sud-coréens va s’associer avec des confrères chinois pour organiser un casse à Hong Kong. Leur but : s’infiltrer dans un casino afin d’y dérober un diamant estimé à 20 millions de dollars. Mais de trahisons en coup bas, tout ne va pas se passer comme prévu…

"Les Braqueurs" est le dernier film (2012) du réalisateur sud-coréen Choi Dong-hoon et il s’avère être une bonne surprise. La trame principale du scénario est dans un premier temps assez proche de "Ocean’s eleven". On suit donc la préparation et la réalisation du braquage d’un casino. Cela est présenté avec humour et de façon ludique, le spectateur tentant de deviner les stratagèmes que vont utiliser les cambrioleurs. Choi Dong-Hood s’amuse également des rivalités entre les différents peuples de la région (Coréens, Chinois et Japonais). Cependant, l’aspect comédie est moins développé que dans le long métrage de Soderbergh. La seconde partie du film, qui suit l’attaque du casino, change même radicalement de ton, comme cela est assez fréquent dans le cinéma coréen qui n’hésite pas à associer les genres. L’action se fait plus intense, voire violente. Progressivement, "Les Braqueurs" se fait plus sérieux : le réalisateur sacrifie certains de ses personnages, il n’hésite pas à critiquer la corruption de la police et il complexifie l’intrigue de son scénario en multipliant les rebondissements. On a également droit à de nombreuses scènes d’action aux improbables acrobaties et de fusillades toutes très bien réalisées et parfaitement lisibles. Une poursuite sur les façades des immeubles Hongkongais est même particulièrement impressionnante, surtout quand on sait que les acteurs ont réalisé la plupart des cascades eux-mêmes. En plus d’une réalisation solide et inspirée, "Les Braqueurs" bénéficie également du jeu impeccable de ses (nombreux) acteurs. En fait, le seul vrai défaut de ce long métrage est peut-être l’accumulation d’intrigues et de rebondissements qui nuisent parfois à la lisibilité de l’histoire. Mais que cela ne vous refroidisse pas. "Les Braqueurs" est un bon film prenant et très agréable à suivre. Il vous propose du grand spectacle et peut de plus être un très bon moyen pour découvrir le cinéma coréen.

http://imageshack.com/a/img538/2023/Xc7HKE.pngFort d’une réalisation et d’une interprétation de haut niveau, "Les Braqueurs" est une très bonne surprise. Son humour et ses scènes d’action brillamment menées vous feront passer un excellent moment.

Note : 8/10. 

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 15:27

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image295.jpgSans les requins, le récif serait un paradis! Mais Troy, l'ennemi de Pi, et son grang n'attendent que la marée haute pour passer à l'action. Pour se défendre, Pi décide d'entraîner sa famille et ses amis à l'art du "Kung-fu sous marin" quand un poisson inconnu et mystérieux, Ronny, vient les détourner de leur but. Pi aura fort à faire pour sauver le récif et ses habitants...

Six ans après le premier volet, voici "Festin de Requin 2", la suite des aventures du petit poisson Pi réalisée cette fois-ci par Mark A.Z. Dippe (producteur du premier opus et réalisateur en outre de "Terreur dans les bayous" en 2004). Dans ce nouveau long métrage, les enfants retrouveront avec plaisir aussi bien les gentils personnages comme les méchants dans une histoire pleine de bons sentiments et d'humour. Certes, le scénario ne brille pas par son originalité et l'animation n'est pas aussi fluide que les productions conçues par les grands studios d'animation comme Pixar mais le jeune public sera certainement conquis par le scénario qui promet rebondissements, situations cocasses et séquences musicales autour de personnages drôles et attachants. De plus, comme tout bon film destiné aux jeunes, le métrage fait la part belle à enseigner certaines valeurs morales aux enfants comme le courage, le respect, la sincérité ou encore la tolérance.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image298.jpgPour le casting des voix originales, il y a eu quelques changements par rapport au premier épisode. Le plus important concerne la voix du personnage principal Pi qui, à l'origine était celle de Freddie Prinze Jr., fut remplacée par celle de Drake Bell ("Super Héros Movie"...). Ou encore pour la voix de Cordelia où c'était Evan Rachel Wood pour le numéro 1 puis finalement Busy Philipps ("Cougar Town"...) pour le 2. Sinon, on retrouve aussi la voix de Fran Drescher ("Une Nounou d'enfer"...) pour Pearl et Donal Logue ("Shark 3D"...) pour Troy. On notera aussi la voix de Jamie Kennedy ("Scream"...) dans le rôle de Ronny.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image354.jpgEn résumé, "Festin de Requin 2" est un sympathique divertissement pour enfants sans grande prétention mais suffisamment drôle et attendrissant pour passer un bon moment en famille.

Note : 7/10.

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 14:18

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image369.jpgCe n'est un secret pour personne que le combat le plus rude de Spider-Man est celui qu'il mène contre lui-même en tentant de concilier la vie quotidienne de Peter Parker et les lourdes responsabilités de Spider-Man. Mais Peter Parker va se rendre compte qu'il fait face à un conflit de bien plus grande ampleur. Être Spider-Man, quoi de plus grisant ? Peter Parker trouve son bonheur entre sa vie de héros, bondissant d'un gratte-ciel à l'autre, et les doux moments passés aux côté de Gwen. Mais être Spider-Man a un prix : il est le seul à pouvoir protéger ses concitoyens new-yorkais des abominables méchants qui menacent la ville. Face à Electro, Peter devra affronter un ennemi nettement plus puissant que lui. Au retour de son vieil ami Harry Osborn, il se rend compte que tous ses ennemis ont un point commun : OsCorp...

La nouvelle franchise de l'homme araignée continue de plus belle avec ce second volet nommé "The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un Héros" réalisé une fois de plus par Marc Webb et mettant toujours en vedette Andrew Garfield ("The Network"...) dans le rôle du superhéro et Emma Stone ("La couleur des sentiments"...) dans celui de Gwen Stacy. Jamie Foxx ("White House Down"...) et Dane DeHaan ("Chronicle"...) rejoignent aussi le casting tout comme Colm Feore ("The Ryan Initiative"...) et Paul Giamatti ("Very Bad Trip 2"...).

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image913.jpgEcrit cette fois-ci par Alex Kurtzman, Roberto Orci et Jeff Pinkner, le scénario tangue habilement entre les mésaventures familiales, amicales et amoureuses de Peter Parker et les confrontations musclées et vertigineuses de Spider-Man contre les méchants. En elle même, l'intrigue est peu originale et ne parvient pas vraiment à surprendre les spectacteurs si ce n'est la présence des nombreuses séquences d'action époustouflantes à grands renforts d'effets spéciaux renversants à vous donner le vertige. Avec en plus la 3D, les sensations sont purement jouissives... On regrette aussi le manque de cohérence dans l'ensemble (on se rend vraiment compte de cela quand on visionne les scènes coupées présentes sur le disque BLU-RAY, certaines scènes sont effectivement importantes et l'on regrette sincèrement qu'elles aient été enlevées au montage en post-production).

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image163.jpgLe réalisateur Marc Webb a fait là encore un excellent travail au niveau de la réalisation, les scènes où l'action bat son plein sont parfaitement mises en valeur par la 3D, le cinéaste joue habilement avec les effets de profondeur et au final c'est comme si nous nous mettons à traverser les rues de New York dans les airs au côté de Spider-Man. Les fans seront conquis...

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image164.jpgEn résumé, ce second opus des nouvelles aventures de Spider-Man manque certes d'un peu de cohérence et la trame est un peu trop prévisible mais la réalisation, les effets spéciaux, le casting et les nombreux rebondissements que nous réserve l'histoire promettent du divertissement à grand spectacle de qualité. A noter, le troisième volet de la franchise sera normalement attendue pour 2018. Il faudra donc être patient...

Note : 7,5/10.

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 11:40

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image390.jpgElliot traverse une très mauvaise passe. Sur le point de se marier et de devenir père, il vient d'être licencié et accumule les dettes, entre un prêt étudiant de 90 000 $ et les frais engendrés par le handicap mental de son petit frère.... Un soir, il reçoit un mystérieux coup de téléphone: s'il relève 13 défis en 48h, il recevra la coquette somme de 5 millions de dollars... Mais plus l'enjeu est grand, plus les risques sont élevés...

Pour la sortie en DTV de "13 Sins", Wild Side nous a convié à un évènement un peu spécial où nous avons été mis au défi de déguster des vers grillés... Mais nous ne sommes pas là pour parler de la soirée mais du film ! "13 Sins", catégorisé comme "Thriller – Epouvante horreur" ne correspond cependant pas tout à fait au dernier point et ce n’est pas plus mal. L’histoire débute avec Elliot (Mark Webber) qui croule sous les dettes et qui vient de se faire virer. Il reçoit alors un appel mystérieux le mettant au défi de réussir 13 défis, chaque défi lui permettant de gagner une somme d’argent conséquente. Bien entendu, pour attirer la proie dans ses filets, les deux premiers défis sont "faciles" : tuer une mouche puis la manger. S’en suit ensuite une suite d’autres défis plus ou moins macabres avec des scènes parfois drôles allégeant un peu l’atmosphère du film. On ne se doute de rien ou presque rien de la trame de l’histoire du début à la fin et c’est tant mieux, nous laissant ainsi un élément de surprise bien agréable ! Et on assiste peu à peu au changement de personnalité du personnage principal qui reste assez flagrant et presque effrayant. L’histoire est originale, bien que certaines scènes peuvent paraitre trop faciles ou clichées, et nous pousse forcément à nous poser la question suivante : accepterions-nous de manger une mouche pour une somme d’argent conséquente sans savoir les autres défis qui nous attendent ? Pour ma part, pas sure... Et vous ?

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image391.jpgEn bref, "13 Sins" est un bon DTV qui ne vous fera probablement pas regretter votre achat et qui peut-être vous donnera le goût des défis !

Note : 7,5/10.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 17:46

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image282.jpgL’été est enfin là, c’est l’occasion pour nos cinq amis Claude, François, Mick, Annie et Dagobert de partir pour la première fois en vacances au camping sans leurs parents ! A peine les tentes installées, Mick est enlevé sous leurs yeux ! Le Club des Cinq est en péril, l'un d'entre eux a disparu. Vite, les enfants se lancent à la recherche de leur compagnon dans une passionnante aventure qui les emmènent dans les coulisses d'un cirque et les sous-terrains d'un château...

"Le Club des Cinq en Péril" est le second volet de la saga sorti en DVD. C'est une petite production mais celle-ci est sérieuse et veut créer une véritable franchise moderne tout en respectant les livres. Tout d'abord, le sérieux est marqué par le renouvellement de l'équipe qu'on avait vu dans le premier film. Le réalisateur Mike Marzuk réalise donc ici son second film ce qui est important pour garder le même rythme et le même œil aventurier. On le sent à l'aise dans le genre et il y dirige bien ces jeunes protagonistes. On retrouve dans ce deuxième opus les mêmes qualités que le film qui le précède avec notamment de superbes paysages bavarois ainsi que des scènes et des dialogues marrants. Le scénario reste simple mais on rappelle tout de même que le public visé sont les enfants.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image283.jpgAu niveau du casting, on prend les mêmes et on recommence et c'est tout de même un point fort car cela permet une belle continuation du travail effectué lors du film précédent. Les jeunes acteurs remplissent très bien leurs rôles, ils sont à l'aise et bien dans leurs personnages. Le making of, présent dans l'édition DVD, montre une nouvelle fois l'investissement de l'équipe entière à faire les choses bien tout en prenant du plaisir. Pour une petite franchise, il faut tirer un coup de chapeau à la production qui fidélise en même temps tout le monde au sein du film mais aussi son public.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image284.jpgEn résumé, "Le Club des Cinq en Péril" est une suite incontestablement réussie car on y retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès du premier : mystère, aventures, humour et amitié.

Note : 7,5/10.

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Publié par Jérémy - dans Critiques de films
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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 16:30

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image285.jpgPays-Bas. 16ème siècle. Hendrik Goltzius est un célèbre peintre et graveur d’œuvres érotiques. Il aimerait ouvrir une imprimerie pour éditer des livres illustrés. Il sollicite alors le Margrave (Marquis) d’Alsace et lui promet un livre extraordinaire avec des images et des histoires de l’Ancien Testament regroupant les contes érotiques de Loth et ses filles, David et Bethsabée, Samson et Dalila, Saint Jean-Baptiste et Salomé. Pour le séduire davantage, il lui offre alors de mettre en scène ces histoires érotiques pour sa cour...

Le cinéaste britannique Peter Greenaway est un réalisateur hors norme et atypique car c'est avant tout un véritable artiste visuel qui noue une passion pour l'art et plus particulièrement la peinture. En regardant de plus près sa filmographie, on se rend compte que le réalisateur s'attache à faire de ses films de magnifiques oeuvres musicales à part entière où chaque détail a son importance. Et ce n'est pas son nouveau long métrage, "Goltzius et la Compagnie du Pélican", qui dérogera à la règle. En effet, que ce soit au niveau du fond ou de la forme, l'art tient indiscutablement une place prépondérante dans la nouvelle création cinématographique de Peter Greenaway. Après s'être intéressé à un peintre paysagiste dans "Meurtre dans un jardin anglais" en 1982 puis au peintre hollandais Rembrandt dans "La Ronde de nuit" en 2007, c'est au tour du personnage de Hendrik Goltzius, un peintre néerlandais qui s'est passionné pour les peintures érotiques.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image286.jpgLe scénario raconte ainsi l'histoire d'un peintre-graveur qui souhaite ouvrir une imprimerie de livres à caractère érotique. Afin de convaincre un possible mécène, il lui propose de représenter avec sa troupe, appelée La Compagnie du Pélican, six scènes osées de la Bible. Au fur et à mesure de l'intrigue, les spectateurs découvriront un spectacle esthétiquement éblouissant mêlant, avec une certaine classe et habileté, humour caustique, corps dénudés, révélations historiques, scènes sensuelles et croyances bibliques. Pour la mise en scène, le cinéaste a pris soin, comme à son habitude, de ne rien laisser au hasard aussi bien au niveau de l'aspect théâtral des histoires racontées par la troupe qu'au niveau de l'intrigue principale. De plus, la photographie est magnifique, l'étalonnage est soigné et l'ensemble s'emboîte parfaitement pour une expérience visuelle à son paroxysme.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image456.jpgPour le casting, le cinéaste a souhaité s'entourer d'acteurs et de figurants venus du monde entier. C'est ainsi que nous remarquerons les présences de l'américain F. Murray Abraham ("The Grand Budapest Hotel"...), la française Kate Moran ("Elle s'appelait Sarah"...) ou encore l'italien Giulio Berruti ("Walking on Sunshine"...). Une chose est sûre, c'est que chaque acteur donne le meilleur d'eux mêmes.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image637.jpgBref, avec "Goltzius et la Compagnie du Pélican", Peter Greenaway signe une oeuvre historique brillante teintée d'érotisme et de perversité avec devant la caméra un casting tout simplement grandiose.

Note : 8/10.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 13:39

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image358.jpgEn 1999, la centrale nucléaire de Janjira fut mystérieusement détruite, entraînant de nombreuses pertes dont l'épouse et collègue du superviseur Joe Brody. Des années plus tard, Brody fait équipe avec son fils, officier de la Navy, sur les lieux mêmes de la catastrophe, afin de découvrir la vérité sur cet accident. Ils sont alors témoins du réveil de terribles menaces contre l'Humanité, menaces que seul la non moins terrible créature Godzilla pourrait contrer...

Après le "Godzilla" de Roland Emmerich en 1998 qui ne respectait pas forcément l'esprit original des films initiés par Ishirô Honda en 1954, Gareth Edwards ("Monsters"...) nous propose une nouvelle version cinématographique plus fidèle à la saga originale. En effet, en comparant les deux films, on remarquera quelques différences majeures comme la nature de Godzilla, son apparence, son fameux souffle atomique et ses origines. Effectivement, dans ce long métrage, le scénario qualifie Godzilla d'animal antérieur aux dinosaures qui se nourissait de radiations présentes naturellement sur Terre et non de monstre né d'essais nucléaires. Ainsi, il est clair que ce nouveau "Godzilla" respecte mieux le concept original créé par Tomoyuki Tanaka et les fans seront donc plus conquis par cette nouvelle adaptation américaine.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image158.jpgL'histoire est assez bien construite, l'intrigue réserve son lot de scènes spectaculaires et de séquences riche en émotion. Les personnages sont attachants et malgré quelques stéréotypes, leurs relations sont très bien exploitées. La réalisation de Gareth Edwards est très soignée, chaque plan est méticuleusement enregistré en ne laissant rien au hasard et en jouant habilement avec la profondeur de champ pour permettre à la 3D de nous restituer un rendu visuel exceptionnel et totalement immersif pour les spectateurs. Pour ce qui est des effets visuels, il n'y a strictement rien à dire. Les sensations sont garanties et on en prends vraiment plein les yeux !...

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image223.jpgLe casting réunit au sommet de l'affiche Aaron Taylor-Johnson, connu pour avoir joué dans les "Kick-Ass 1 et 2", Bryan Cranston ("Breaking Bad"...), Elizabeth Olsen ("Silent House"...) qui est la soeur cadette des jumelles Olsen, Juliette Binoche ("Cosmopolis"...) et David Strathairn ("Lincoln"...).

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image316.jpgEn résumé, le "Godzilla" de Gareth Edwards est un brillant hommage à la saga originale qui désigne Godzilla non pas comme un monstre nuisible qui doit être abattu impérativement mais plutôt comme une créature légendaire destinée à faire respecter l'équilibre de la nature sur Terre. A noter, suite au succès du premier opus, deux autres suites sont en chantier. Affaire à suivre...

Note : 8/10.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 15:00

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image275.jpgTobey Marshall et Dino Brewster partagent la passion des bolides et des courses, mais pas de la même façon... Parce qu’il a fait confiance à Dino, Tobey s’est retrouvé derrière les barreaux. Lorsqu’il sort enfin, il ne rêve que de vengeance. La course des courses, la De Leon – légendaire épreuve automobile clandestine – va lui en donner l’occasion. Mais pour courir, Tobey va devoir échapper aux flics qui lui collent aux roues, tout en évitant le chasseur de primes que Dino a lancé à ses trousses. Pas question de freiner...

"Need for Speed", le film. Rien que le nom nous évoque des heures passées devant la console à jouer à la plupart des softs proposés par "Electronics Arts" où, de fil en aiguille, les jeux étaient plus ou moins bons. Maintenant, parlons du film. Nous sommes face à un métrage basé sur une license de jeu vidéo, en effet la saga "Need for Speed" est réputée pour des courses endiablées, au milieu de la circulation urbaine, sur circuit ou bien en routes fermées. Le problème sont les longs métrages tirés de support vidéo ludique qui ont pour particularité d'être des films de série B, voir des navets. Nous gardons en mémoire les fameux "Street Fighter", "Mortal Kombat", le kitch "Super Mario Bros" ou encore "Final Fantasy, Les Créatures de l'Esprit". 

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image350.jpgIci l'intrigue respecte cet esprit et nous plonge dans l'univers des moteurs, voitures de rêves et ivresse de la route. Seulement la trame scénaristique est plate et sans surprise, en effet nous prenons le schéma classique de la plupart des films de courses... Vous prenez 1/4 de "60 Secondes Chrono", 1/2 de "Fast & Furious", rajouté un peu de "Bullit" et vous obtenez "Need for Speed". Le film n'est pas mauvais en soi, mais il manque de cascades spectaculaires et de profondeur, les acteurs eux-mêmes ne sont pas crédibles dans leurs rôles, les répliques ne resteront pas dans les annales du cinéma, seul Mickael Keaton rajoute un peu de suspense et fait monter la pression dans le rôle de Monarch dont il surprend tout le monde dans une interprétation assez déjantée.

Need for Speed : PhotoAu niveau technique,  nous retrouvons les voitures mythiques des derniers softs issus du jeu, les plans caméra sont sommaire : plan serré sur le visage du pilote dans l'habitacle, passage des voitures en plan panoramique et vue sur l'adversaire arrière depuis le côté de la voiture. Pour ma part, avoir de telles magnifiques voitures est un plaisir pour les yeux, mais on aurait apprécié des vue de type rase bitume et des vues de type cockpit. Mais sur certaines scènes, notamment sur la fin, c'est un enchainement de bourdes techniques, prenons la fabuleuse Bugatti Veyron, elle dispose d'un aileron arrière qui à deux fontions. La première étant de s'ouvrir quand la voiture dépasse les 140km/h afin de se stabiliser et d'avoir une garde au sol irréprochable à la conduite du bolide, la deuxième fonction est de s'incliner d'un angle de 119° par rapport à la route pour un freinage à plus de 200km/h. Dans la scène de la ligne droite où les véhicules sont censées être lancer à vive allure, nous remarquons que l'aileron de la Bugatti est rentré, ce qui veut dire que les véhicules ne roulent pas à plus de 140km/h. Dans la scène finale, sans trop spoiler le film, nous voyons le vainqueur de La Deleon finir sa course sur un plan panoramique vu d'hélicoptère où prône un ciel bleu magnifique et sans nuage et à 600 mètres de là, son adversaire, battu et arrêté par la police, se situe sous une météo brumeuse voir pluvieuse, ça sent la sortie anticipée ou le manque de temps par rapport à la sortie du film.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image276.jpgEn résumé, "Need for Speed" n'est pas un mauvais film, il vous fera quand même passer un bon moment sutout pour les amateurs de belles voitures et de "Fast & Furious". Néanmoins, ne vous attendez pas non plus à du grand spectacle par rapport au coût du film de 66 millions de dollars. Je pense que les scénaristes auraient dû davantage se rapprocher des développeurs du jeu, ce qui n'aurait pas été une mauvaise idée pour rajouter le piquant qu'il manque au scénario.

Note : 6/10.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 14:33

http://imageshack.com/a/img674/3495/ETnB1P.pngBrad McCullum s’enferme dans la maison de sa mère après avoir tué celle-ci à l’aide d’un sabre. La police va assiéger la demeure dans laquelle le jeune homme semble retenir deux otages. Pendant ce temps-là, le détective Havenhurst interroge des proches du meurtrier afin de mieux cerner sa personnalité et d’essayer de comprendre son geste. Le policier va découvrir comment Brad a peu à peu sombré dans la folie...

"Dans l’œil d'un Tueur" est le dernier long métrage en date du réalisateur allemand Werner Herzog ("Bad Lieutenant : Escale à La Nouvelle-Orléans"). Ce film, produit par David Lynch, est inspiré d’un fait divers qui eut lieu dans les années 70. Herzog nous propose une réflexion sur la folie et sur ce qui peut conduire un individu lambda vers la démence et le pousser à commettre un geste irréparable. A l’écran cela se traduit par un drame croisé avec un thriller, quelques éléments de comédie et une pincée de fantastique (on ressent ici l’influence de Lynch). Le résultat donne un film assez étrange : il baigne dans un sentiment d’irréalité et flirte souvent dans le non-sens (on pense même parfois au "Rubber" de Quentin Dupieux, mais en beaucoup moins drôle). Le monde dans lequel se déroulent les événements semble artificiel et l’histoire elle-même nous est narrée sous la forme de flash-back présentés dans un ordre plus ou moins chronologique. La réalisation suit également l’état mental du héros, alternant scènes hyper lumineuses et d’autres se déroulant dans la plus grande obscurité. De plus le tout est accompagné d’une bande son dont les mélodies guillerettes sont parfois en contradiction avec ce que l’on voit à l’écran. En fait, tout est fait pour déstabiliser le spectateur. Dans sa tâche, Werner Herzog peut compter sur la performance admirable de ses acteurs. On retrouve quelques têtes connues telles que Willem Dafoe ("Spiderman"...), Udo Kier (le "Halloween" de Rob Zombie) ou Brad Dourif ("Chucky", "Le seigneur des anneaux"...). Mais c’est surtout Michael Shannon ("Man of Steel"...), l’interprète de Brad McCullum, qui est impressionnant. Il donne une réelle consistance à son personnage et le rend tout à fait crédible dans une histoire qui, pourtant, est souvent surréaliste. Il est à noter que le doublage français n’est vraiment pas à la hauteur de l’interprétation de l’acteur. Le travail des acteurs est donc un des points forts de ce film. Malheureusement "Dans l’œil d'un tueur" n’est pas dénué de défauts. La réalisation tout d’abord est assez convenue. Elle est certes solide mais manque de la folie qu’aurait justifiée un tel sujet. Les quelques idées de mise en scène tombent parfois à plat (les plans où les personnages restent immobiles). Cependant le gros handicap du film réside dans son rythme. Celui-ci est lent et surtout monotone. Aucune scène vraiment marquante ou grande révélation ne viennent rompre le traintrain du long métrage (qui a toutefois la bonne idée de ne durer qu’une heure et demie). Au final, certains spectateurs risquent de se sentir frustrés par un film au thème prometteur mais à la réalisation trop peu percutante.

http://imageshack.com/a/img674/2383/E69LGv.png"Dans l’œil d'un tueur" est donc une réflexion plutôt intéressante sur la folie. Malheureusement, un certain manque d’ambition au niveau de la réalisation dessert fortement ce film et laisse s’installer une sensation de monotonie préjudiciable. Toutefois, l’interprétation impeccable de Michael Shannon peut justifier à elle seule le visionnage de ce long métrage.

Note : 7/10. 

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 14:30

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image265.jpgLa vie de la jeune Donna Stern n'a rien de particulier : un petit ami, un job dans une librairie, sa bande de potes, des parents divorcés... Mais, chaque soir, sur une scène de Brooklyn où elle interprète son numéro de stand-up, ce quotidien banal devient une source inépuisable de sketches. Avec un humour ravageur et souvent cru, Donna y déballe sa vie intime, ne prend rien au sérieux, se moque de tout et surtout d'elle-même. Mais, coup sur coup, Donna perd son travail, se fait larguer par son petit ami, déprime, a une aventure alcoolisée d'un soir et... tombe enceinte. Dès lors, Donna va devoir assumer ses choix et grandir un peu, mais peut-être aussi rencontrer l'amour au moment où elle s’y attend le moins...

"Obvious Child" est le premier long-métrage (mais aussi court-métrage) de Gillian Robespierre. En effet, à la base, "Obvious Child" n’était qu’un court métrage qui, victime de son succès, poussa sa réalisatrice à en faire un long métrage et on ne va pas s’en plaindre ! Le sujet est certes délicat, celui de l’avortement. Mais il est tellement bien amené et bien traité qu’on ne ressent pas le tabou qu’il peut y avoir autour de cette pratique et de la grossesse non désirée. Ne durant "que" 1h23, le film ne prend aucun détour et nous plonge rapidement dans le sujet. Le début peut être quelque peu repoussant avec un flux quasi non-stop de vulgarités mais qui, bien heureusement, fait place à une petite romance très sympathique. La fin est quelque peu "surprenante" pour une comédie romantique mais on ne se plaindra pas d’un peu de changement dans le genre ! C’est le genre de film qui peut toucher les deux sexes (assez rare pour une comédie romantique qui, par définition, est plus ciblée pour les femmes) de par son sujet même si cela touchera plus les femmes. En effet, quelle femme ne s’est pas déjà posée la question de l’avortement et de sa réaction si cela lui arrivait ?

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image266.jpg"Obvious Child" est un film très juste, qui touche une corde sensible mais qui reste très touchant malgré quelques vulgarités qui peuvent choquées aux premiers abords.

Note : 8/10.

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 12:10

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image272.jpgUn ouragan s'abat sur Los Angeles. Des trombes d'eau s'élèvent pour retomber et détruire la ville. Mais ce n'est pas le seul danger, des milliers de requins arrachés à leur élément envahissent et terrorisent la population...

"Sharknado" ou le film de série B par exellence. Produit en 2013 par la société The Asylum spécialisée dans la production de téléfilms à petit budget destinés au marché de la vidéo et de la télévision, "Sharknado" (qui est un mix étrange entre shark pour requin et tornado pour tornade) est un concentré d'action et de scènes spectaculaires où le ridicule ici ne tue pas mais rend plus fort. En effet, entre les dialogues, les situations, les effets visuels, les prestations de certains acteurs ou encore le scénario, tout est ici de piètre qualité et frôle souvent l'absurdité. Mais, avec un budget très limité et un temps de tournage très serré, forcément, on ne peut pas rivaliser avec les gros blockbusters hollywoodiens. Le réalisateur et son équipe de tournage font alors au mieux pour concevoir un métrage divertissant et au second degré qui joue habilement avec les codes du genre et qui pousse les limites du ridicule à son paroxysme. Inutile, je pense, de citer les nombreux faux raccords ou les aberrations présents dans ce téléfilm qui sont là pour nous rappeler que "Sharknado" est une production qui ne se prend pas du tout au sérieux et qui n'a qu'un seul but : nous distraire !... Et bien, il faut l'avouer, le challenge est atteint, on finit par se laisser entraîner par cette histoire abracadabrante de requins volant dans les airs à cause de puissantes tornades qui s'abattent dans une ville. L'ensemble est plaisant et réverve quelques séquences d'anthologie qui raviront les amateurs du genre.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image923.jpgLe casting réunit quelques visages plus ou moins connues du cinéma et de la télévision comme Ian Ziering, ex-star de la série "Beverly Hills", Tara Reid, vu dans "American Pie" et John Heard ("Maman, j'ai raté l'avion !"...). Leurs prestations sont certes inégales mais cela reste plus que convaincant quand on voit les interprétations de certaines actrices, comme Cassandra Scerbo, ou de certains figurants. Pour ce qui est de la réalisation qui est certes sobre mais efficace, on l'a doit à Anthony C. Ferrante, responsable entre autres d'une version low cost d'"Hansel & Gretel" en 2013.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image273.jpgEn résumé, délirant, sans limite et complètement assumé, "Sharknado" est un téléfilm de série B distrayant et véritablement sensationnel dans son genre. Suite au succès surprise aux Etats-Unis avec une très belle audience enregistrée lors de son passage à la télévision, les producteurs vont récidivés avec deux autres suites prévues respectivement pour 2014 et 2015.

Note : 6,5/10.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 16:58

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image632.jpgUn ex-soldat israélien a participer à une mission de représailles dans laquelle deux policiers palezstiniens ont été tués. Il cherche à obtenir le pardonpour ce qu'il à fait. Sa petite amie ne pense pas que ce soit si simple, elle soulève des questions qu'il n'est pas encore prêt à affronter. Le soldat témoignevolontairement devant la caméra tant que son identité n'est pas dévoilée. Le cinéaste, tout en cherchant la solution adéquate pour préserver l'identité du soldat, interroge sa propre conduite politique et artistique.

Z32 est le matricule d'un jeune soldat de l'armée israélienne en Cisjordanie, ce dernier cherche le pardon à travers ce documentaire suite à une expédition punitive ou deux policiers palestiniens ont été abattus de sang-froid. Il accepte de témoigner devant la caméra d'Avi Mograbi, qui se place en second rôle laissant le jeune soldat nous confié toute sa détresse et son mal-être. Le floutage est original, à la base Avi Mograbi voulait utlisé des "bas" mais l'idée fut abandonné pour ne pas donner une image du jeune soldat en terroriste ou braqueur de banque, d'ou l'utilisation de ces masques 3D dont les effets font ressortir l'être humain derrière le floutage. Le film a pour avantage de nous situer dans la vie intime du jeune soldat et de sa petite amie. En effet, le réalisateur leur a confié une caméra pour pouvoir nous faire ressentir la vie quotidienne, la prise de culpabilité et leurs réactions face au drame terrifiant qu'a vécu ce dernier. Sa petite amie soulève les questions "du pardon" que le jeune soldat cherche face à l'expédition punitive et elle fait place à de la compréhension et de la tendresse au fur et à mesure de l'avancé du documentaire. Le récit, lui même assez terrifiant, est très bien décrit par la caméra et nous le fait vivre comme si nous étions derrière le jeune soldat au moment de l'assaut.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image725.jpgCe film est poignant et non raccoleur, les interludes musicaux d'Avi Mograbi ne font qu'appuyer le récit du jeune soldat. On aime ou on n'aime pas mais la sincérité et le traumatisme à travers ce témoignage est bouleversant et mérite non seulement à être vu mais aussi à être compris.     

Note : 8/10.

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 14:22

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image305.jpgPour Khumba, un jeune zèbre né avec seulement la moitié de ses rayures, la vie est un peu plus noire que blanche. Le malheureux est rejeté par son troupeau trop superstitieux, et c’est lui que tout le monde tient pour responsable de la sécheresse soudaine qui frappe tout le territoire. Avec l’aide d’un gnou culotté et d’une autruche extravagante, Khumba se lance à travers le désert de Karoo pour découvrir le trou d’eau où la légende dit que les premiers zèbres ont reçu leurs rayures. Sur sa route, il va multiplier les rencontres, mais avant de pouvoir revenir chez lui, il devra affronter bien des épreuves et vivre beaucoup d’aventures. Ses rayures, Khumba va devoir les gagner !...

Après avoir cotoyé les oiseaux autour de la vallée du fleuve Zambèze dans "Drôles d'Oiseaux", la société d'animation Triggerfish nous plonge dans la savane africaine au côté d'un zèbre pas comme les autres, voici donc "Khumba" (qui signifie "peau" en langues zoulou et xhosa). Au niveau du fond, le scénario est certes simple mais divertissant avec quelques scènes qui font sourire. De plus, étant destiné principalement aux enfants, l'histoire met un point d'honneur sur des valeurs morales à inculquer aux jeunes comme le respect d'autrui et la tolérance malgré les différences. Pour ce qui est de la forme, les animateurs ont réalisé un travail titanesque et soigné pour élaborer une faune, une flore et des décors au plus proche de la réalité (le studio étant basé en Afrique du Sud, l'équipe technique s'est inspirée des paysages naturels de différentes régions sud-africaine). Le résultat est vraiment sensationnel et offre quelques séquences magnifiques. A noter aussi une bande originale rythmée et en adéquation avec l'ambiance du métrage.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image306.jpgEn résumé, "Khumba" est un bien joli métrage en images de synthèse qui plaira surtout aux enfants.

Note : 6,5/10.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 11:38

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image209.jpgJeff, jeune étudiant désabusé, trompe son ennui en trainant dans un centre commercial. Tout bascule quand une tuerie éclate dans l’établissement. Plusieurs personnes vont voir leur vie plus ou moins profondément influencée par cet événement...

"A Day to Kill" est le premier long métrage de Joe Hahn, connu également pour être membre du groupe de rock Linkin Park. Le jeune homme est un habitué de la caméra car il a déjà réalisé plusieurs vidéos pour son groupe. Cela ressort d’ailleurs dans l’esthétique du film avec des effets visuels directement hérités du monde du vidéo clip. Sur ce point, "A Day to Kill" peut rappeler le culte " Requiem for a dream". Ici, malheureusement, ces effets ne sont pas forcément réussis et risquent même de vieillir le film prématurément. Dans l’absolu cela ne serait pas bien grave si le long métrage s’appuyait sur un scénario solide. Mais c’est là la grosse faiblesse du film. Malgré une idée de départ intéressante (un jeune marginal au bout du rouleau déclenche un massacre dans un centre commercial après avoir abattu froidement sa mère), l’histoire peine à progresser. L’absence de réel fil conducteur fait qu’on suit ce qui se passe à l’écran sans réellement se sentir concerné. C’est vraiment dommage car le film possède de réelles qualités. Comme dans de nombreuses productions actuelles, il faut reconnaitre que l’interprétation tient la route. Cameron Monaghan ("Vampire Academy"...) qui interprète le jeune héros est tout à fait convaincant et parvient à nous faire partager ses doutes sur la vie. La distribution laisse largement la place à de jeunes débutants mais aussi à des acteurs plus chevronnés comme Vincent D’Onofrio (la série "New York, section criminelle" mais aussi interprète du soldat Baleine dans le "Full metal jacket" de Kubrick). L’autre qualité du film tient à la réalisation. On sent que Joe Hahn s’est fortement investi et qu’il a cherché à proposer une œuvre soignée et personnelle. Malheureusement, malgré toutes ces bonnes intentions, la formule ne fonctionne pas vraiment.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image299.jpg"A Day to Kill" est donc un film assez étrange, souvent créatif mais qui manque aussi de maîtrise et d’un scénario plus étoffé. Toutefois, les amateurs de cinéma original, un peu "barré", pourront être intéressés par ce long métrage.

Note : 6/10.

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