3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 10:30

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image715.jpgTransgresser les lois peut-il être votre dernière option pour faire vivre votre famille ? Bill Scanlon a tout pour être heureux : une belle famille, une belle maison, une belle situation (il est assureur). Mais, les apparences sont parfois trompeuses. Bill ment aux siens. Il a perdu son travail et est sans cesse rabaissé par son richissime beau père. Il ne peut se résoudre à l'annoncer à sa femme. Tous les matins, il fait semblant d'aller au travail. Cet homme bon, droit n'a pas d'autre choix que de basculer vers le mal s'il veut faire vivre les siens. Un concours de circonstance va l'amener à voler une première fois des inconnus. Cela semble facile : il recommence. C'est la descente aux enfers. Il s'enfonce et commettra des braquages à mains armées. Dans l'entre fait il se liera d'amitié avec un inspecteur de police, Franck Mc Tiernan, lui même à la dérive (un divorce qu'il n'arrive pas à admettre). Sa femme parviendra à se rendre compte des mensonges de son mari. Son amour, sa patience, l'attachement de ses enfants pour leur père le feront rentrer dans le droit chemin...

Pas facile de jouer un homme à la dérive mais Wes Bentley s'en sort à merveille. C'est simple, on est avec lui, on a envie qu'il s'en sorte, qu'il retrouve du travail, qu'il retrouve sa place au sein de sa famille mais aussi au sein de la société. Est ce qu'on peut lui en vouloir ? Oui car ce qu'il fait est immoral, surtout pour un homme aussi droit que lui. Mais malheureusement, la crise peut pousser des hommes bons à sortir du droit chemin. Le voit-on comme un braqueur ? Non, on le voit plutôt comme un homme qui est prêt à tout (jusqu'au suicide ???) pour survivre. J'ai aimé le côté froid, distant de l'acteur principal. On a l'impression qu'il est assez détaché par rapport à tout ce qu'il fait. Une critique d'une société américaine parfaite en apparence, mais où tout peut basculer en une fraction de seconde. Ce film met également en avant l'importance de la famille mais aussi d'un couple solide. Sans l'amour des siens, un homme peut il rentrer dans le droit chemin ? Il s'agit de la première réalisation de Saar Klein (de nationalité israélienne) qui a officié auparavant en tant que monteur notamment pour Terrence Malick ("Le Nouveau Monde"...). Avec Wes Bentley ("Interstellar", "Hunger Games"...), Jason Isaac ("Fury", "Sherif Jackson"...), Vinessa Shaw ("Effets secondaires", "Cold in july"...).

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image816.jpgEn septembre 2014, ce film a été présenté au festival du film américain Deauville et a reçu un prix, celui du 40ème anniversaire. Un long métrage qui prend vraiment "aux tripes" et qui fait réfléchir sur la condition humaine. Un film à voir si vous avez aimé "The Company Men" qui traite également de la réaction de trois hommes face à leur perte d'emploi. La fin est en tout cas très ouverte. A nous, amateur de films de nous faire notre propre fin : "mon père m'a appris qu'un homme doit assumer ses erreurs". Les assumera t-il ? A vous de voir !!!

Note : 7/10.

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Publié par Virginie - dans Critiques de films
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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 10:24

http://i38.servimg.com/u/f38/11/79/72/81/31074610.jpgLa violence et la noirceur, le sergent Ralph Sarchie connaît bien. Flic dans le Bronx, il est chaque jour témoin du pire de la nature humaine. Ce qu'il endure a même fini par affecter sa relation avec sa femme, Jen, et leur petite fille, Christina. Pourtant, rien ne l'avait préparé à l'affaire que lui et son partenaire Butler vont découvrir. Dépassé, Sarchie va devoir s'allier à un prêtre renégat dont la foi a souvent vacillé, qui tente de le convaincre que les horribles événements qui se multiplient sont liés à des possessions démoniaques... Ensemble, le policier et le prêtre accumulent les preuves que le Mal est à l'oeuvre, et Sarchie est forcé de remettre en cause tout ce en quoi il a toujours cru pour combattre les puissances occultes qui menacent la ville et sa famille...

Après "L'Exorcisme d'Emily Rose" en 2005 et "Sinister" en 2012, le réalisateur Scott Derrickson use à nouveau du thème de l'exorcisme avec "Délivre nous du Mal". Sorti en 2014 et inspiré de faits réels, le long métrage se veut un énième film sur un thème maintes fois choisit et utilisé au cinéma jusqu'à l'extrême. Malgré un effort scénaristique considérable, le film reste linéaire dans son déroulement et manque cruellement de rythme. Même si le réalisateur fait un effort pour multiplier les rebondissements et les énigmes, l'histoire s'enlise et le rythme ne suit pas. Les personnages sont bien travaillés malgré leur personnalité passe-partout et leur manque d'authenticité. La prestation d'Eric Bana nous laisse perplexe. Il est, en effet, un des rares à sortir son épingle du jeu. Enfin nous arrivons à la scène d'exorcisme finale qui n'a rien de bien surprenant car on l'a attendu tout le long du film. Même si les maquillages sont très réalistes, le personnage démoniaque n'est pas assez mis en avant et il est vite éliminé. On aurait apprécié un final plus spectaculaire ou un coup de théâtre. Le film est, en effet, trop prévisible et manque de surprise. Malgré ces quelques défauts, le film reste un classique du genre. Limitant les effets fantastiques afin de rester le plus réaliste possible, "Délivre nous du Mal" est un mélange de film policier et de thriller fantastique. Côté casting, Scott Derrickson s'est entouré de Eric Bana ("Du sang et des larmes"...), Edgar Ramírez ("La Colère des Titans"...), Olivia Munn ("Magic Mike"...), Chris Coy ("The Walking Dead"...) et Sean Harris ("Prometheus"...). Bref le nouveau long métrage du réalisateur de l'excellent "Sinister" a le mérite de nous tenir en haleine jusqu'à la scène d'exorcisme finale qui reste classique dans son déroulement mais très réaliste.

Note : 6,5/10.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 13:38

http://imageshack.com/a/img910/5087/GwdwUu.jpgDans un Japon gangréné par des guerres de gangs de plus en plus violentes, un détective privé infiltre une organisation Yakuza afin de démanteler un réseau de trafic d’armes.

On doit "Détective Bureau 2-3" au réalisateur japonais Seijun Suzuki. Grâce à ce film sorti en 1963, Suzuki va obtenir son statut de cinéaste phare. Sous genre policier typiquement nippon, le film de Yakuza répond à des codes strictes, assez semblables aux films de gangsters occidentaux s’appuyant sur des héros certes sombres et négatifs mais respectant un code de l’honneur et un sens de la hiérarchie très forts, des valeurs somme toute assez conservatrices face à la montée des envies de liberté des sociétés des années soixante. Suzuki va prendre un malin plaisir à dynamiter les codes du genre. Dans "Détective Bureau 2-3", les Yakuzas tombent de leur piédestal. Ils sont représentés comme de vulgaires criminels prêts à tout pour réussir. Leur respect aveugle des règles et de la hiérarchie est mis à mal par le héros qui prend un malin plaisir à amener le chaos dans leurs organisations criminelles. La police et les médias ne sont pas non plus épargnés. Suzuki se lâche également au niveau de la réalisation. Les plans sont très soignés et réfléchis. On s’aperçoit rapidement que rien n’est laissé au hasard : chaque scène est minutieusement construite mais sans pour autant tomber dans l’exercice de style démonstratif et pénible. Le réalisateur se fait plaisir et cela se voit. Il joue particulièrement sur les couleurs souvent très flashies qui donnent au film un côté très sixties renforcé par un thème musical pop bien sympathique.

"Détective Bureau 2-3" est un film de gangster à la réalisation soignée et à l’interprétation solide. Son ambiance, très marquée par l’esprit des 60’s, le rend tout de suite sympathique.

Note : 8/10.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 13:27

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image612.jpgDans les années 1870 dans l'Ouest américain, John, un colon danois accueille sa femme et son fils venus du Danemark. Dans la diligence qui les amène à leur maison, ils sont attaqués par les deux autres passagers qui éjectent John puis tuent la femme et l'enfant. Plus tard, John abat les deux hommes dont un est le frère du chef de gang Delarue. Delarue veut alors la mort de John qui se retrouve isolé avec seulement son frère Peter pour l'aider. Les deux frères sont bientôt capturés par les habitants de la ville qui sont complètement soumis à Delarue.

"The Salvation" est le troisième long métrage du réalisateur danois Kristian Levring. Il s'attaque à un genre qui devient de plus en plus rare au cinéma, celui du western et il a été projeté au Festival de Cannes 2014. Dès les premières minutes du film, ce qui saute tout de suite aux yeux c’est la grande qualité visuelle. Le réalisateur a pris grand soin de nous en mettre pleins les yeux avec une magnifique photographie qui est due à la splendeur des décors et à l'utilisation habile des jeux de lumières et des couleurs, la scène où Jon (Mads Mikkelsen) poursuit la diligence en est le parfait exemple. Le rythme est bon car le metteur en scène n'y va pas par quatre chemins, il livre de façon sec et crue une histoire de vengeance, un mobile qu'on retrouve souvent dans les westerns. On peut dire qu'au final on a un bon western à la mise en scène séduisante et maîtrisée. Le héros principal nous rappelle un peu celui de l'Homme à l'harmonica par son rôle d'ange de la mort, on sent clairement que Kristian Levring a été influencé par les grands classiques de Sergio Leone. Le petit reproche que l'on puisse faire à ce film c'est que la bande originale manque un peu de charme et d’originalité.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image713.jpgCe western brille aussi par son casting cinq étoiles qui a à sa tête l'acteur danois Mads Mikkelsen ("Casino Royal", "La Chasse") très convaincant dans le rôle de l'homme qui a tout perdu et qui ne lui reste que la vengeance, il impose de la robustesse mais aussi la touche émotionnelle qu'on lui connait. A ses côtés on y trouve l'actrice française Eva Green ("Dark Shadows") qui tient le rôle d’une femme à qui on a arraché la langue mais sa prestation est bonne et à la fois troublante. Jeffrey Dean Morgan qui, je le souligne, ressemble légèrement à Javier Bardem, est très crédible en mercenaire redoutable. Je suis un peu déçu en ce qui concerne Eric Cantona dont on entend que quelques dialogues, en revanche j’ai apprécié la performance de Mikael Persbrandt qui interprète le frère de Jon. Et pour finir Jonathan Pryce ("Brazil", "Ronin") qui a un rôle de vieux salaud qui lui va plutôt bien.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image812.jpgEn résumé, "The Salvation" est une bonne petite surprise qui réussit à nous divertir avec classe et efficacité.

Note : 9/10

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Publié par Jérémy - dans Critiques de films
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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 09:34

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image911.jpgFin Shepard est devenu un héros national après avoir sauvé sa famille et Los Angeles d’un "sharknado", un ouragan monstrueux transportant avec lui... des requins. En déplacement à New-York avec son ex-femme, il va devoir à nouveau affronter ce terrible phénomène. Mais celui-ci s’annonce bien plus brutal...

Sorti en 2013 sur la chaine Syfy, "Sharknado" premier du nom fut un succès surprise. Logiquement, la société de production The Asylum a financé une suite pour 2014 : "Sharknado 2 : The Second One". Nous avons donc encore à faire à un téléfilm mêlant horreur et catastrophe et toujours réalisé par Anthony C. Ferrante. Ceux qui ont survécu au visionnage du premier film et qui s’attaquent au second s’attendent donc à retrouver un bon gros nanar et les ingrédients qui vont avec : un scénario très léger basé sur une unique idée, une interprétation plus qu’aléatoire, un montage qui l’est tout autant (la chasse aux faux raccords est ouverte !) et des effets spéciaux ratés et hideux. Et pourtant, si le fond n’a pas vraiment changé (l’histoire est plus ou moins la même), la forme, elle, a sensiblement évolué. Rapidement, on se rend compte qu’une bonne dose d’humour (volontaire, hein) a été ajoutée à la recette. Les petits malins de chez Asylum ont certainement très bien compris ce que les gens attendaient : une bonne grosse dose de grand n’importe-quoi à regarder entre amis. Le fan service est assuré. Le film s’assume en tant que nanar et abandonne le sérieux ridicule du premier opus. Et il faut reconnaitre que ça fonctionne plutôt pas trop mal. Les bons sentiments ont cédé la place à davantage d’action. Le rythme est soutenu et le film gagne en efficacité. Il faut d’ailleurs reconnaître que des progrès indéniables ont été faits tant au niveau de la réalisation que du montage. L’interprétation est elle aussi bien meilleure, les acteurs, Ian Ziering ("Beverly Hills 90210"...) en tête, semblant bien plus concernés (peut-être conscient d’avoir ici une seconde chance de carrière inespérée). Quelques touches de gore viennent également relever l’ensemble. Même si l’on ne joue pas dans la même catégorie, tout cela vient donner à ce "Sharknado 2" un petit côté "Evil Dead" (version Sam Raimi) auquel il se réfère d’ailleurs allégrement. Si l’on ajoute à cela des effets spéciaux bien plus réussis que dans la première partie, on obtient un petit film assez sympathique.

"Sharknado 2 : The Second One" est certainement moins naïf que son prédécesseur mais aussi bien plus réussi. C’est un film généreux qui donne ce que le spectateur attend de lui : de l’action, un peu de gore, beaucoup d’humour et une bonne grosse dose de grand n’importe-quoi !

Note : 7/10.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 11:11

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image517.jpgDans un futur plus ou moins lointain, la vie d’une station spatiale se retrouve bouleversée par l’arrivée d’un nouveau membre d’équipage. Jessica débarque sur Omega 76 pour occuper le poste de capitaine en second. Son arrivée va cristalliser les relations entre les habitants de la station spatiale, à commencer par le capitaine Glenn qui conçoit assez mal l’arrivée d’une femme à ce poste...

Premier long métrage de Jack Plotnick (vu en acteur dans le diptyque "Wrong" de Quentin Dupieux), "Space Station 76" rend hommage non seulement aux films de science fiction ("2001, l’odyssée de l’espace" pour l’arrivée de la navette) mais également aux séries des années 70. Le film nous propose une galerie de personnages figés dans un rétro-futur, où toutes les névroses sont exacerbées par la promiscuité imposée par la vie dans l’espace et l’arrivée d’une nouvelle résidente. Glenn, capitaine dépressif et alcoolique, rêve d’une promotion mais délaisse ses responsabilités. Misty, responsable des repas (qui en réalité ne fait que choisir des plats cuisinés par une machine), totalement accroc au Valium qui trompe son mari et manipule sa fille. Jessica, en proie à la difficulté de ne pouvoir avoir d’enfant, projette sa maternité sur Sunshine (Kylie Rogers), seule enfant de la station... Tout ce petit monde est pris en charge par un robot psy distributeur de Valium à la demande.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image614.jpgGrâce à l’argument science fictionnel, le réalisateur crée un huis clos et étudie au plus prés les interactions humaines. Le look, très daté et kitsch des années 70, permet de symboliser l’intemporalité des relations et des mœurs rétrograde (préjugé, misogynie, homophobie...) ; les envies, les craintes et les trahisons sont donc identiques à toutes époques. Les relations à la famille est un point central des thématiques développées dans le film : l’enfantement, l’éducation des enfants, le sort des personnes âgés (cryogénisé et devenu encombrant ici). Ce dysfonctionnement de la structure familiale est caractérisé par une femelle gerbille qui dévore ses propres enfants (on peut y percevoir un renvoi à des mythes tel que Cronos). La direction artistique (décors, costumes...) est une belle réussite et rend la vie de ses personnages au sein de la station très crédibles, tout comme le jeu des acteurs, en particulier Patrick Wilson qui arrive à rendre son personnage drôle ou pathétique sans en faire une caricature. Le rythme assez lent développe une sensation de nostalgie, voire une certaine mélancolie, et invite les spectateurs à s’installer dans cette station.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image814.jpgLoin d’une parodie de SF 70’s, on se retrouve avec une comédie douce-amère, sur une humanité éloignée de sa planète d’origine, où les personnages se croisent, s’aiment et se détestent avec pour toile de fond un horizon intersidéral sur lequel ils projettent leurs états d’âmes. La réalisation manque toutefois de souffle et d'une vraie "patte" pour qualifier ce film de franche réussite.

Note : 6,5/10.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 16:30

http://i38.servimg.com/u/f38/19/08/86/93/graced11.jpgEn 1956, Grace Kelly met fin a sa carrière cinématographique. Alors au somment de sa gloire, elle choisit d'abandonner le monde hollywoodien et épouse le Prince Rainer III de Monaco : Grace Kelly devient alors "Grace de Monaco". Six ans plus tard, Alfred Hitchcock lui propose un rôle dans son nouveau film "Marnie". Alors en prise aux doutes, aux difficultés dans son couple et un contexte politique tendu, Grace va se retrouver face un dilemme : peut-elle reprendre le chemin des studios de cinéma...

Après "La Môme", en 2008, Olivier Dahan renoue avec le biopic, genre qui lui valu un grand succès. Les moments intimes ou historiques retracés ne sont que fiction (le rôle politique de la princesse, la visite de Hitchcock, la présence de De Gaulle au bal de la Croix-Rouge...). Il ne faut donc pas chercher une intention de relater une vérité historique mais une interprétation d'un moment de vie via le prisme d'un auteur. En 1962, après la visite d'Alfred Hitchcock pour lui proposer le rôle principal de son nouveau film, Grace ressent à quel point son art lui manque, ce qui va mettre en exergue son sentiment d’isolement et de solitude qui l'imprègne depuis son arrivée sur le rocher. Le conte de fée se transforme alors en cage dorée dont les barreaux sont formés par la langue, le protocole, la politique et les obligations liés à son rang.

http://i38.servimg.com/u/f38/19/08/86/93/grace210.jpgLe scénario de Arash Amel choisit de ne pas retracer la vie complète de l’ancienne actrice mais prend le partie de traiter un moment charnière où celle-ci va définitivement mettre fin à ses ambitions artistiques pour se consacrer exclusivement et pleinement à sa vie monégasque. Olivier Dahan parvient à signifier cette solitude en isolant au maximum Nicole Kidman (au visage quasi figé) dans son cadre pour ensuite suivre au plus près la transformation de l'actrice en princesse charismatique et femme d'Etat aux influences politiques.

http://i38.servimg.com/u/f38/19/08/86/93/grace310.jpgMalheureusement, la mise en scène et le scénario pêchent par un réel manque de subtilité et, au vu des ressorts politiques et historiques évoqués, auraient mérités un traitement au souffle épique et moins naïf (voir la scène où Grace apporte des paniers repas au douanier). Sélectionné pour faire l'ouverture du Festival de Cannes 2014, le film reçut un accueil très mitigé. Il faut tout de même rendre justice à la photographie d'Eric Gauthier, parfaite sur tout le long métrage, qui sauve le film.

Note : 5/10.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 16:24

http://i38.servimg.com/u/f38/11/79/72/81/image310.jpgCoulant des jours paisibles, Reggie est kidnappé par Jake, une dinde rebelle voulant mettre fin à la tradition de la dinde comme met de prestige durant les repas de fin d'année. Les deux gallinacés vont remonter le temps pour tenter de mettre fin à cette tradition, dès son origine...

Mise en scène par Jimmy Hayward en 2013, "Drôles de Dindes" est un film produit par Reel FX Animation Studios qui signe ici leur premier film d'animation. Le réalisateur de "Horton" et de "Jonah Hex" revient aux films d'animation grâce à ce petit bijou qui mérite largement le détour. La qualité de l'animation et des graphismes est de très bonne qualité, les couleurs sont vives et les images fluides et bien détaillées. Côté scénario, l'idée est originale mais l'histoire est un peu extravagante. Les personnages sont poussés à l'extrême et les situations s'en resortent surdimensionnées. On a du mal à suivre la cohérence qui essaye de découler de l'intrigue principal du film. Les propos sont un peu confus mais les dialogues nous font profiter de l'humour décapant de ces personnages haut en couleurs qui constituent l'atout majeur du film. Car oui, l'humour est bien de la partie. Les deux personnages principaux forment un duo épatant à l'écran et nous réserve quelques gags croustillants. On a apprécié également le travail effectué sur la mise en scène qui donne un peu de peps à l'ensemble et nous garantit de passer un excellent moment en famille. Côté doublage, la version originale s'est entourée de deux acteurs de premier ordre : Owen Wilson et Woody Harrelson. Se sont ajoutés Amy Poehler ("Alvin et les Chipmunks 3"...), George Takei ("Star Trek"...), Colm Meaney ("Alice"...), Dan Fogler ("Europa Report"...), Keith David ("Cloud Atlas"...) et David S. Lee ("Blood Diamond"...). Bref le premier film d'animation des studios Reel FX Animation plaira aux plus petits comme aux grands grâce à l'humour décapant des deux personnages principaux et à la qualité de son animation et de sa mise en scène. Nous attendons avec impatience le nouveau long métrage de ce studio qui semble bien parti pour suivre les traces de ses concurrents. A suivre...

Note : 6,5/10.

http://i38.servimg.com/u/f38/11/79/72/81/21055510.jpg

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 12:46

http://i38.servimg.com/u/f38/11/79/72/81/49216410.jpgL'adaptation des livres de Dean Koontz, racontant l'histoire d'un homme qui a le pouvoir de voir les morts, sans pouvoir les entendre...

Quatre ans après sa dernière réalisation, le metteur en scène Stephen Sommers ("La Momie", "G.I. Joe"...) revient derrière la caméra pour adapter sur grand écran les livres d'"Odd Thomas" de Dean Koontz. Ils racontent l'histoire un jeune garçon qui a le pouvoir de voir les morts sans pouvoir les entendre. Malgré un scénario un peu léger, le film ne manque pas d'intérêts, ni de rebondissements. La trame de l'histoire est conçue comme un film policier mêlant indices et énigmes à résoudre sur fond d'intrigue fantastique. Malgré quelques longueurs dans cette recherche d'indices, l'histoire tient la route. On remarque une accélération du rythme vers la fin et une multiplication des rebondissements et des coups de théâtre. Même si certains sont prévisibles, d'autres en revanche sont surprenants et nous réservent quelques surprises. Les scènes d'effets spéciaux et visuels sont utilisées de manière intelligente et sont visuellement très spectaculaires et d'une qualité remarquable. Nous avons apprécié également le travail effectué sur la mise en scène. Le réalisateur utilise les accélérations et les ralentissements de travellings pour donner de la puissance et de l'intensité aux séquences. Ceci donne un bel effet au film et à l'intrigue. Le mélange enquête policière et fantastique, apporté par la présence des "bodachs" (des créatures de l'au-delà annonciatrices de mort et visibles uniquement par le jeune garçon), fonctionne à merveille. Le rythme reste soutenu tout le long du film et va s'accélérer vers la fin pour nous offrir un twist scénaristique inattendu. Côté casting, Stephen Sommers est entouré d'une belle brochette d'acteurs dont Anton Yelchin ("Star Trek Into Darkness"...), Addison Timlin ("Californication"...), Willem Dafoe ("Spiderman"...), Patton Oswalt ("Justified"...) et le chanteur Curtis '50 Cent' Jackson. Nous tenions par ailleurs à souligner l'excellente performance des deux acteurs principaux Anton Yelchin et Addison Timlin qui forme à l'écran un couple aussi déchirant qu'attachant. Bref Stephen Sommers nous livre une adaptation très réussie de l'oeuvre de Dean Koontz qui mérite le détour.

Note : 6,5/10.

http://i38.servimg.com/u/f38/11/79/72/81/21057110.jpg

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 12:41

http://i38.servimg.com/u/f38/19/08/86/93/outofc11.jpgVivant seule avec son père, Ava reçoit une éducation quasi militaire, la formant au combat et lui permettant d'être autonome et de s'en sortir en toute circonstance. Douze ans plus tard, elle rencontre Derek dans un centre de désintoxication. Libérés de leurs addictions, ils décident de se marier et de partir en lune de miel aux Caraïbes. Un accident va bouleverser leur voyage, disparu lors de sont transfert à l’hôpital, Ava va tout faire pour retrouver son mari...

John Stockwell nous livre ici un bon actionner. Tenu à bout de bras par Gina Carano (vu en fight girl contre Michelle Rodriguez dans "Fast & Furious 6") se transformant en jeune mariée Badass utilisant tous les moyens possibles pour retrouver son mari disparu. "Out Of Control" ("In The Blood" en V.O.) joue du contraste entre la vision touristique, donc idyllique, de l'île lors de la lune de miel avant de nous entraîner dans les bas fonds des caraïbes où s’entrecroisent flics corrompus, trafiquants et petits malfrats. Seule sur l'île, Ava affronte cette faune hostile et devient une walkyrie sanglante que rien ne peut arrêter. Jouant avec les flash-backs sur son enfance, le réalisateur créé un personnage que l'on comprend de plus en plus dangereux au fur et à mesure que l'histoire se développe. La crédibilité de cette quête vengeresse tenant autant dans la réalisation efficace et dynamique des combats (voir la scène de fight dans la boite de nuit) que dans la performance physique de son actrice principale.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image360.jpgMême si l'on peut reprocher quelques raccourcis scénaristiques (et quelques idées too much notamment la raison de la disparition) et une utilisation parfois abusive de la DV, les amateurs auront le plaisir de reconnaître quelques vieilles trognes du genre (Treat Williams, Danny trejo, Stephen Lang, Luis Guzmán...) et trouveront avec "Out of Control" une petite série B d'action efficace.

Note : 6/10.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 12:06

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image156.jpg1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable...

Nominés aux Oscars dans plusieurs catégories dont Meilleur acteur pour Benedict Cumberbatch, "Imitation Game" n’a rien à envier aux autres films qui lui font face. Après "Une merveilleuse histoire du temps", voici un autre biopic, celui d’Alan Turing qui, contrairement à Stephen Hawking, n’est pas très connu alors qu’il est à l’origine des ordinateurs mais surtout, qui a aidé à gagner la Seconde Guerre Mondiale sans que personne ou peu de personne le sache et qui a eu un destin tragique dû à son homosexualité.

L’exercice du biopic doit certainement être l’un des plus difficiles au cinéma car il y a de grandes chances pour que le spectateur connaisse déjà la vie du personnage et donc, ne soit aucunement surpris par ce qui se passe devant ses yeux. Or, pour "Imitation Game", même si nous ne connaissons pas vraiment qui était Alan Turing, il ne faut pas être un génie pour comprendre le dénouement du film et pourtant, on reste scotché du début jusqu’à la fin. Tout d’abord parce que ce que l’on nous raconte est vraiment très intéressant et ensuite car la performance des acteurs est époustouflante, en particulier celle de Benedict Cumberbatch qui campe un Alan Turing à la limite de l’autisme et homosexuel qui tente de rester discret puisqu’il était illégal à l’époque d’aimer une personne du même sexe.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image421.jpgLe suspense est palpable et on se prend rapidement d’affection pour les personnages et plus spécialement pour Turing, Génie incompris qui permit, selon les historiens, de raccourcir la capacité de résistance du régime nazi de deux ans. En plus du jeu des acteurs, la musique est juste magnifique grâce à Alexandre Desplat, qui est d’ailleurs nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleure musique de film. Le long métrage nous a beaucoup fait penser à "Un Homme d’Exception" avec Russell Crowe. Seul petit point noir du film mais qui n’est pas non plus rédhibitoire, les trois histoires en parallèles, bien qu’elles nous permettent de comprendre un peu mieux certaines décisions du protagoniste. Celle de Turing jeune, durant la guerre et enfin l’après-guerre avec un fait divers suite à son homosexualité.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image222.jpgBref, nous avons été subjugué par "Imitation Game" tant par ce qu’il nous raconte que par les personnages et la musique. Un vrai cours d’Histoire à voir au cinéma et qui pourrait aisément être montré en classe tant il est éducatif !

Note : 9,5/10.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 17:40

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image120.jpgNew York 1929. En pleine prohibition, une guerre fait rage entre les gangs de Fat Sam, propriétaire du meilleur club clandestin de la ville, "le Grand Schlem", et de Dan le Dandy, armé du "Splurge", une terrifiante mitraillette lanceuse de crème. Afin de contrer Sam fait appel aux services du débrouillard Bugsy Malone, un incorrigible charmeur sur lequel la belle danseuse Tallulah a des vues. Le souci ? La fille fatale est aussi la copine de Fat Sam.

"Bugsy Malone" est la parfaite retranscription d’un film gangsters joué par des enfants, nous avons la joie de voir les débuts prometteurs de Jodie Foster qui nous ravie d’une prestation musicale de premier ordre. Les jeunes acteurs sont tous vraiment attachants et nous captivent du début à la fin. Ce grand film des années 80 ravira aussi bien les petits que les grands cinéphiles, un parfait long métrage à regarder en famille. Nous constatons également que ce film est très représentatif des longs métrages de "gangster", les décors et l’ambiance est à l’avantage du réalisateur qui a pu retourner les situations les plus burlesques à l’humour infantile. L’empreinte du réalisateur et l’imagination déployée pour concevoir le métrage montrent à quel point le scénario a judicieusement été travaillé. De plus, la conversion du monde de Bugsy en version musicale, avec en trame de fond une histoire d’amour juvénile, nous fait prendre d’affection pour les personnages principaux et nous laisse dans une ambiance feutré, romantique et passionné.

Note : 7/10.

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 11:34

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image510.jpgL’âge d’or des frères Baker (Jeff et Beau Bridges) est désormais bien loin. Musiciens hors-pairs, ils commencent à avoir du mal à remplir les clubs pourtant de plus en plus petit où ils jouent chaque soir. Le duo est alors contraint d’engager une chanteuse pour se renouveler, et arriver à séduire un nouveau public. Les auditions sont une catastrophe, jusqu’à l’arrivé de Susie Diamond (Michelle Pfeiffer), une ancienne escorte girl sans aucune expérience dans la musique, mais à l’aura explosive. Saura-t-elle redonner un éclat nouveau à la carrière et à la vie de nos musiciens ?...

Un des plus grands films de la fin des années 80, début 90, qui laissa son empreinte dans le 7 ème art. "Susie et les Bakers Boys" est une pseudo comédie romantique, agrémentée de scènes sulfureuses où Susie (Michelle Pfeiffer) gainée de velours rouge prend des poses lascives sur le piano de Jack Baker (Jeff Bridges) qui interprète Makin’whoopee et qui restera une des parties du film les plus remarqués de la part des critiques de l’époque, les frères Bridges et Michelle Pfeiffer, nous invitent à les suivre dans leurs péripéties qui n’est d’autre que l’aventure de ce trio qui tente de survivre dans un milieu oublié qu’est le music-hall et par charme pour la belle Susie et le talent des frères Baker les propulsent au rang de stars. Le jeu des acteurs est vraiment extraordinaire dans son interprétation, ce qui aura value une nomination aux oscars à Michelle Pfeiffer pour ce rôle de Susie Diamond en 1990.

Une histoire bien ficelée, des acteurs plus que talentueux, un scénario concocté avec brio par Steve Kloves (Harry Potter,…) qui nous fait vibrer, et nous prend d’attachement pour tous les protagonistes. La relation intemporelle des music-halls des années 40, revue et revisitée au goût des années 80 a été une surprise totale, le mélange est de bonne facture, le film se laisse voir sans a priori et il est impossible de l’arrêter avant que le générique de fin défile sur l’écran.

Steve Kloves ("Harry Potter"...) réunit  les talentueux frères Bridges et la charismatique et sensuelle Michelle Pfeiffer, pour l’un des films les plus marquant des années 90. "Susie et les Baker Boys" est une référence dans son domaine, les connaisseurs le compare encore au film actuel du même genre et les néophytes se délectent de pouvoir le recommander. Ce film est tout simplement à voir et à revoir...

Note : 9/10.

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 10:35

http://i38.servimg.com/u/f38/11/79/72/81/51515410.jpgMi-homme mi-légende, Hercule prend la tête d'un groupe de mercenaires pour mettre un terme à la sanglante guerre civile qui sévit au royaume de Thrace et replacer le roi légitime sur le trône. Âme tourmentée depuis la naissance, Hercule a la force d'un dieu mais ressent aussi les peines et les souffrances d'un mortel. Sa puissance légendaire sera mise à l'épreuve par des forces obscures...

Grâce à un budget de 100 millions de dollars et Brett Ratner aux commandes, cette nouvelle version du héros mythologique Hercule est une belle surprise. Le réalisateur d'"X-Men : l'affrontement final" nous livre une adaptation très personnelle et plus humaine d'Hercule. Après un premier quart d'heure rempli de scènes d'actions chargées d'effets spéciaux, le film devient plus épuré et nous donne une approche plus humaine, plus réaliste du célèbre héros grec. Les scènes de bataille sont toutes aussi spectaculaires et très réalistes multipliant ainsi les séquences de mutilation assez crues et les effusions de sang. La psychologie des personnages a aussi été travaillé, surtout le personnage d'Hercule. Malheureusement les scénaristes n'ont effleuré que la surface de leurs personnalités et n'ont que parciellement développés leurs caractères et histoires, ne faisant que le strict minimum. On voit que cela est trop travaillé et n'attise aucune compassion pour les personnages ou leurs mémoires. Malgré cela, les personnages sont attachants et nous font même sourire. Côté intrigue, là aussi, les scénaristes ne sont pas allés bien loin pour développer de nouvelles aventures à Hercule. Malgré le retournement de situation final assez prévisible, le film reste linéaire et sans réel surprise. Certes le nouveau Hercule est prévisible mais le rythme est assez soutenu, les scènes d'actions et de batailles sont spectaculaires et visuellement réussies, le tout servis par une bande sonore criarde et dynamique. Côté casting, Brett Ratner s'est entouré d'une belle brochette d'acteurs très talentueux dont le colosse Dwayne Johnson ("Le Roi Scorpion"...), Rufus Sewell ("Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires"...), Aksel Hennie ("Headhunters"...), Ingrid Bolso Berdal ("Hansel & Gretel : Witch Hunters"...), Ian McShane ("Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence"...), Joseph Fiennes ("Camelot"...) et John Hurt ("Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal"...). En résumé, cette nouvelle adaptation du héros grec Hercule est une belle réussite qui, malgré quelques faiblesses scénaristiques, nous offre un résultat visuel spectaculaire.

Note : 7/10.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 09:29

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image358.jpgTous deux passionnés par la musique, Gretta (keira Knightley) et Dave (Adam Levine) se retrouvent à New York suite a la signature de ce dernier dans une maison de disque. Leur route va se séparer lorsque Dave la quitte en chanson après être tombé amoureux de son attaché de presse lors d’une tournée. Gretta, seule et effondrée, décide de rentrer en Angleterre mais sa rencontre avec un producteur sur le déclin (Mark Ruffalo) va transformer son destin…

Malgré un synopsis et une affiche faisant penser à une énième comédie romantique, le véritable sujet de "New York Melody" ("Begin Again" en V.O.) est le rapport de chaque être à la musique. James Carney parvient à transformer la Grosse Pomme en un laboratoire musical où s’entrecroisent musiciens professionnels et artistes de rues. On peut apercevoir dans quasiment chaque plan du film un instrument de musique (en avant ou arrière plan). Lors d’une nuit d’ivresse, Dan, producteur sur le déclin, alcoolique et dépressif, va croiser le chemin de Gretta dans un bar. A travers les vapeurs éthyliques, il va avoir la vision du talent de la jeune artiste et du potentiel de ses compositions : une illumination musicale. Il décide de produire son album et va tout faire pour la convaincre.

http://i38.servimg.com/u/f38/19/08/86/93/newyor13.jpgA travers leur destin commun (la déception amoureuse, la solitude...) va naître une complicité musicale qui va transcender leur relation. Véritable point fort du film, le duo keira Knightley/Marc Ruffalo fonctionne parfaitement. Le contraste entre la jeune naïve et le vieux dinosaure de la musique procède de la véritable alchimie et permet au film de s’élever bien au delà de la simple comédie romantique. A travers la réalisation de James Carney, la ville de New York devient un studio à ciel ouvert où vont se confondre le destin de personnages authentiques, mus par une passion commune. On peut toujours relever quelques défauts, le film se perd quelquefois dans les poncifs de la comédie romantique ou les personnages trop clichés comme les dirigeants de la maison de disque ou encore Adam Levine (chanteur de "Marroon 5") qui semble parfois hors de propos.

http://i38.servimg.com/u/f38/19/08/86/93/newyor14.jpgHymne à un New York fantasmé, ce film indépendant reste une belle réussite. Les quelques défauts étant largement compensés par une bande originale de qualité et un réalisateur qui croit profondément dans la rédemption par la musique et dans sa capacité à sublimer la réalité des rencontres, des lieux et des instants.

Note : 6,5/10.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 09:24

http://i38.servimg.com/u/f38/11/79/72/81/31748110.jpgAdam, un professeur discret, mène une vie paisible avec sa fiancée Mary. Jusqu'au jour où il découvre son double parfait en la personne d'Anthony, un acteur fantasque qui lui ressemble trait pour trait. Stupéfait, il décide de mener l'enquête sur cet autre lui-même. Mais à trop vouloir fouiller dans les secrets que cache cet individu, Adam va plonger dans un engrenage le menant aux portes de la folie...

Après "Prisoners" en 2013, le réalisateur Denis Villeneuve retrouve l'acteur Jake Gyllenhaal pour une nouvelle collaboration. "Enemy" est l'adaptation de la nouvelle du portugais, prix Nobel de Littérature, José Saramago : "O Homem Duplicado" ("L'autre comme moi"). Malgré un rythme un peu lent et redondant, le film est vraiment un ovni visuel qui dépasse tout ce que l'on a pu voir au cinéma ou à la télévision. La dextérité de la mise en scène donne une sensation de vertige et de confusion qui nous égarent dans les méandres d'un scénario à la fois complexe et très structuré. Le réalisateur donne une vision très personnelle et différente de chaque personnage en développant une personnalité distincte pour chacun et ceux afin de bien les dissocier. Denis Villeneuve nous livre un film ludique qui joue avec notre perception, nos émotions et nous incite à décortiquer ce film qui est véritablement une énigme. Il faut dire que le metteur en scène et le scénariste multiplent les plans mystérieux, les effets d'images et les apparitions étranges pour nous perdre dans le fil de l'histoire et même si au final on a l'impression de n'avoir rien compris, le film est beaucoup plus subtil qu'il n'en parait et c'est à chacun de s'approprier sa propre explication. Nous souhaitons, par ailleurs, souligner l'excellente interprétation de l'acteur Jake Gyllenhaal ("Donnie Darko", "Le secret de BrokeBack Mountain"...) qui nous livre une performance remarquable. Il réussit à interpréter deux personnages avec des comportements et des personnalités très différentes et sans perte de crédibilité. Le reste du casting est composé de l'excellente Mélanie Laurent ("Inglourious Basterds"...) qui brille également et de Sarah Gadon ("The Amazing Spider-Man : le destin d'un Héros"...). Bref le nouveau thriller de Denis Villeneuve reste une énigme visuel qui risque de surprendre plus d'un mais qui restera sans nul doute une expérience cinéma hors du commun.

Note : 7/10.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 11:29

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image616.jpgUne série de meurtres d’une rare violence bouleverse la vie de trois hommes : le père de la dernière victime qui rêve de vengeance ; un policier en quête de justice qui n’hésitera pas à outrepasser la loi ; et le principal suspect – un professeur de théologie arrêté et remis en liberté suite aux excès de la police. Forcément, ça ne peut pas donner une enquête classique…

"Big Bad Wolves" est un ovni qui nous vient tout droit d'Israël, le réalisateur américain Quentin Tarantino l'a jugé comme le meilleur film de l'année 2013 ce qui fait une bonne pub pour ce film. En France, celui-ci a réalisé un petit score en salles avec 25 000 entrées en un seul mois, cette sortie BLU-RAY et DVD est l'occasion de découvrir ou de redécouvrir cette petite perle noire. Ce long métrage a été orchestré par un duo de réalisateurs Aharon Keshales et Navot Papushado qui en sont à leur troisième collaboration qui est certainement celle de la maturité. Ils offrent un huit clos décalé qui rappelle un peu "Reservoir Dogs", l'introduction nous met parfaitement dans le bain de part sa narration, ses plans et la musique. Sur le plan général de la réalisation on peut dire que c'est efficace que ce soit dans le montage ou dans la technique de plongée contre plongée qui donne un très bon ressenti lors des scènes d’interrogatoire et de torture.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image712.jpgLe scénario est bon et sombre, l'humour noir est omniprésent et mis en valeur grâce à des dialogues savoureux et aiguisés. Il faut signaler aussi la superbe photographie et cela grâce aux décors, aux jeux de lumières et bien sûr aux réalisateurs. Tout ça donne au film un côté obscure et déstabilisant.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image812.jpgDevant la caméra on retrouve des acteurs expérimentés comme Tzahi Grad ("Les Méduses"...) qui délivre une excellente composition, son rôle est taillé pour lui. Lior Ashkenazi ("La Dune", "Hello Goodbye"...) forme un très bon duo avec l'acteur précédent. Rotem Keinan est l'acteur le moins capé du film mais il décoche une sacrée performance déstabilisante à souhait. Un casting vraiment cousu sur mesure pour ce type de long métrage et il a été très bien dirigé.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image914.jpgEn résumé, avec "Big Bad Wolves", le cinéma israélien montre qu'il a de beaux jours devant lui. C'est un film doté d'un rythme haletant et utilise brillamment l'humour noir pour nous accrocher.

Note : 8/10.

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Publié par Jérémy - dans Critiques de films
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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 11:05

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image358.jpg8 Juin 1984. La vie d'une petite ville minière se trouve bouleversée par la disparition de deux lycéens. Cet évènement tragique va faire remonter à la surface un drame et d'anciennes légendes oubliées, trois jeunes adolescents décident d’enquêter...

En ce début d'été, Timmy, Steve et Doug profitent de leurs vacances entre comics (clin d’œil à Creepshow) et réunion dans leur grotte secrète. Dans la petite ville, qui connut un drame plusieurs années auparavant suite à un accident qui tua plusieurs mineurs, la vie a repris son chemin mais la catastrophe hante toujours les habitants et les sous-terrains. Les langues vont se déliées lorsque va survenir la disparition de deux lycéens ; une ancienne légende raconte qu'un être vit sous la ville dans les méandres formées par les ruines de la mine. L’amitié profonde des trois adolescents va leur permettre de vaincre le mal qui vit sous leurs pieds et s'insinue jusqu'aux recoins les plus intimes de leur vie. Au delà du pur film d'horreur, le vrai sujet du film est l'enfance. Sujet complexe et risqué, Greg Wilson nous dépeint une ville où la culpabilité et la violence ont perverti les adultes. Victimes expiatoires, les enfants se retrouvent en première ligne du mal profond qui ronge les habitants (alcoolisme, inceste...). La réalisation, plutôt subtile, permet au metteur en scène de traiter un sujet sensible sans tomber dans le pathos ou le voyeurisme de mauvais goût. 

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image360.jpgLe lien brisé entre l'enfance et le monde des adultes est clairement un thème central du film. Une scène est particulièrement représentative de cette idée, la discussion entre un fils et sa mère, le visage de celle-ci étant totalement déformé par le reflet d'un miroir brisé (l'adulte perd son identité et donc se perd lui-même). La Ghoul du titre, plus que le monstre rampant dans l'ombre, devient le symbole du côté obscur de chaque être humain.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image359.jpgLe scénario, parfois caricatural dans la construction de certains personnages, aurait mérité d’être plus étoffé. Malgré un budget restreint et avec quelques belles idées visuelles, Greg Wilson nous livre ici une jolie adaptation fortement influencée par Stephen King ("Ça", "Stand by me"...).

Note : 6/10.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 10:50

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image512.jpgÉtudiante en difficulté, Emily Watson (Noell Coet) est en proie aux traumatismes laissés par l'accident de voiture qui a coûtée la vie de sa mère neuf ans plus tôt. Devenue aveugle suite au choc psychologique, elle doit lutter contre ses démons intérieurs pour espérer recouvrer la vue. A la veille d'Halloween, un autre combat va s'imposer à elle lorsqu'un intrus entre dans la maison...

Après avoir commis "Abraham Lincoln Tueur de Zombies", Richard Schenkman nous revient avec un "Home Invasion", sous-genre classiques des bandes horrifiques. Toute l’histoire se joue autour d’Emily, adolescente aveugle, qui va devoir lutter pour sa vie face à un tueur qui pénètre dans sa maison alors qu’elle est seule pour la soirée. Là où on aurait pu s’attendre à un traitement purement sensoriel de la terreur par ce viol symbolique (l’effraction du foyer, lieu hautement intime) en utilisant le handicap de son personnage principal, Richard Schenkman ne fait que suivre les déambulations de son personnage principal à travers la maison. Bien que tentant d'ancrer son film dans l'Histoire du genre en mettant en parallèle, l'intrusion dans la maison d’Emily et celle de la nuit des morts vivants de G. Romero (1968) passant a la télévision, le réalisateur peine a créer un véritable sentiment de danger pour son héroïne. Ce qui est bien dommage pour Noell Coet qui se démène comme elle peut dans cette grande demeure pour tenter de donner un minimum de dynamisme à un film qui en manque terriblement.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image615.jpgLoin de transcender le genre, le réalisateur échoue a créer un véritable suspens où s'instille la terreur. La faute revient particulièrement à un scenario bien faible et souvent incohérent (d’abord utilisés comme un ressort dramatique, les problèmes d'asthme de l’ado sont abandonnés au milieu du film...) obligeant le metteur en scène a tiré en longueur cassant un rythme déjà bien mou. Faute également, à un bad guy, dans lequel on a bien du mal à voir la réelle puissance iconique, qui au delà du psychopathe meurtrier doit symboliser le mal absolu. Bien difficile de voir dans cet intrus en ciré jaune, un digne successeur a Michael Myers.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image421.jpgEt ce n’est pas un twist final, bien pauvre, qui permettra de sauver l’entreprise. Les amateurs de série TV, pourront se satisfaire un peu en retrouvant, quelques instants, Ally Walker, héroïne de la série "Profiler". Avec une structure clairement issue de la grande série des méta-slasher des années 90 ("Scream", "Souviens toi l'été dernier"...), lorgnant également du côté de succès plus récent comme "American Nightmare", cette petite série B, tout en disposant de certaines qualités visuelles, parvient difficilement à atteindre le minimum de frayeur à laquelle tout spectateur est en droit d’attendre devant ce type de production.

Note : 5,5/10.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 10:49

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image129.jpg1954. Alors que la rébellion gronde dans la vallée, deux hommes, que tout oppose, sont contraints de fuir à travers les crêtes de l’Atlas algérien. Au coeur d’un hiver glacial, Daru, instituteur reclus, doit escorter Mohamed, un paysan accusé du meurtre de son cousin. Poursuivis par des villageois réclamant la loi du sang et par des colons revanchards, les deux hommes se révoltent. Ensemble, ils vont lutter pour retrouver leur liberté...

7 ans après son premier long métrage ("Nos Retrouvailles"), David Oelhoffen reviens avec un deuxième film, "Loin des Hommes". L’histoire se passe en 1954 en Algérie, les férus d’Histoire feront le lien avec le début de la guerre d’Algérie mais soyez rassuré, cette guerre n’est pas au cœur de l’histoire mais plutôt en toile de fond qui permet de comprendre un peu plus la situation des deux protagonistes.

Parlons-en des protagonistes. Merveilleusement bien interprétés par Reda Kateb et Viggo Mortensen, on suit les deux personnages à travers leur périple dans le désert de l’Atlas, apprenant petit à petit à se connaitre et à s’apprécier à leur juste valeur malgré leurs différences de cultures et de religions et des débuts un peu houleux. Chacun apporte quelque chose à l’autre et au final, c’est celui dont on s’attendait le moins qui en apprends plus sur la vie et qui prend conscience de certaines choses. Un voyage initiatique dans des paysages époustouflants qui vous font sentir aussi petit que les personnages à l’écran. "Loin des Hommes" reprends certains codes du western, sans en être un à proprement parlé.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image220.jpgCependant, bien que l’interprétion et les paysages soient assez exceptionnels, le film pourrait sembler brut de décoffrage tant les dialogues sont très peu présents mais le silence vaut parfois mieux qu’un long discours comme on dit !

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image315.jpgAu final, "Loin des Hommes" est un film intéressant dans son propos mais risque d’en rebuter certains à cause de son manque d’action et de dialogues.

Note : 7,5/10.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 10:45

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image132.jpgTuck, Munch et Alex sont les meilleurs amis du monde. Mais la construction d’une autoroute passant à travers leur quartier force leur famille à déménager et menace leur amitié. Quelques jours avant leur départ, le groupe découvre une série d’étranges messages cryptés sur leur smartphone. Convaincus que cela cache quelque chose, ils décident de se lancer ensemble dans une dernière aventure et vont faire une découverte au-delà de l’imaginaire : échoué sur Terre, un mystérieux petit extraterrestre se cache et est activement recherché par le Gouvernement...

S'inspirant des grands films d'aventures pour enfants des années 80 comme "Les Goonies" et "E.T", le réalisateur Dave Green nous replonge, pour un grand nombre d'entre nous, dans notre enfance avec "Echo", un sympathique et adorable extraterrestre venu s'écraser sur Terre qui se lie d'amitié avec un groupe d'adolescents bien décidés à l'aider à repartir chez lui. Ainsi, pour son premier long métrage, le cinéaste a choisi de rendre hommage aux classiques du genre qui ont bercé notre enfance ou notre adolescence en nous proposant une histoire attendrissante sur l'amitié et le courage. Néanmoins, même si le scénario manque un peu d'originalité et que la fin aurait mérité un peu plus de créativité, les rebondissements, le suspense et la petite touche d'humour sont en revanche bien au rendez-vous.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image316.jpgCe qu'il y a de surprenant dans tout ceci c'est la réalisation en caméra subjective où ce sont les protagonistes qui filment leurs péripéties avec leurs téléphones ou autres appareils vidéos. Certes, cette manière dites du "found footage" n'est pas nouvelle dans le septième art (c'est même devenu une mode) mais c'est plutôt assez rare dans le genre de la science-fiction. Cette façon de mettre en images le métrage permet au spectateur de s'immerger totalement dans l'intrigue comme s'il faisait partie intégrante du petit groupe. Notre attention est ainsi au plus haut point !...

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image221.jpgLe casting regroupe en haut de l'affiche un quatuor de jeunes acteurs qui s'en sortent plus bien malgré leurs faibles expériences devant la caméra (excepté pour la jeune demoiselle). Nous avons ainsi Teo Halm qui a commencé sa carrière d'acteur dans des courts métrages comme "Waltham Vanguard" en 2012 et "15" en 2014 puis Astro vu dans un épisode de la série "Person of Interest" et Reese Hartwig ("The Death of Socrates"...) qui reste le plus convaincant de tous. En dernier lieu, nous avons aussi Ella Wahlestedt ("American wives"...) qui apporte la touche féminine dans le petit groupe. A noter également la présence de Jason Gray-Stanford ("Monk"...).

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image418.jpgBref, au final, "Echo" est un bien joli film sur la fraternité avec au programme un petit extraterrestre attachant qui va tous vous faire craquer.

Note : 8/10.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 13:04

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image414.jpgDans un futur lointain, l’humanité est confrontée à une race extraterrestre humanoïde qui veut sa perte. Kyle Matthews, sniper dans les forces terrestres, seul survivant de son escouade, devient la proie de soldats aliens. La situation, déjà critique, se complique quand Kyle prend une extraterrestre sous sa protection...

"One shot" est un long métrage de science-fiction américain sorti en 2014 et que l’on doit au réalisateur John Lyde. On comprend rapidement que l’on a plus à faire à un film d’action/guerre qu’à de la science-fiction à proprement parler. Cet aspect de l’histoire se résume essentiellement à la présence d’une base spatiale qui sert de QG aux forces terrestres. Les extraterrestres se distinguent des humains uniquement par... leurs yeux bleus ! Cela doit tenir avant tout aux limites d’un budget qu’on imagine des plus réduits. Le réalisateur tente de compenser en faisant des efforts de mise en scène qui peuvent s’avérer parfois payants. Même s’il abuse des ralentis, les scènes d’action sont plutôt efficaces. Malheureusement, "One shot" est pénalisé par quelques défauts, parfois assez gênants. Deux points particulièrement négatifs sont à noter. Le premier est la volonté d’intellectualiser le récit en multipliant les réflexions sur le sens de la guerre et son impact sur les hommes qui la font. Mais, comme on pouvait le craindre, on est bien plus proche de discussion de comptoir que de véritables réflexions philosophiques. Tout cela s’avère rapidement pesant, voire irritant. L’autre point négatif du film est bien plus dérangeant et vient annihiler toutes les tentatives de réflexions qu’il a pu amorcer. En effet, "One shot" est clairement une transposition du conflit afghan dans un pseudo-récit de science-fiction. Cela n’est pas condamnable en soi (ce pourrait même être une bonne idée) malheureusement les propos tenus sont très maladroits et deviennent parfois carrément racistes. Du coup, les quelques incohérences du scénario (dont une armée alien au QI d’huitre et un sniper qui se bat essentiellement au corps à corps) passent au second plan...

Les amateurs de film de guerre moderne peuvent éventuellement donner une chance à "One Shot". Il faudra toutefois faire abstraction d’un contenu idéologique plutôt dérangeant...

Note : 5,5/10.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 12:58

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image127.jpgLe maléfique Nevil Baddington est parvenu à trouver le repère du père Noël. Il est bien décidé à lui voler son traineau magique. S’il arrive à ses fins, les enfants ne recevront plus leurs cadeaux à Noël. Le lutin Bernard saura-t-il arrêter Nevil ?...

Produit par le studio d'animation Prana en 2013, ce petit film d'animation sans grande prétention arrive cependant à tenir sa promesse de divertissement. Malgré un scénario un peu léger et passe partout et une animation un peu sommaire, "Sauvons le Père Noël" est un film d'animation drôle, captivant et qui réserve quelques surprises qui raviront petits et grands. Réalisé par Leon Joosen, le film démarre sur une idée originale de voyage dans le temps au pays du père Noël mais l'intrigue s'étire et s'étiole rapidement pour finir par lasser. Concernant la qualité de l'animation, les graphismes sont rudimentaires, les textures sont grossières et manquent de détails et la palette de couleurs est très monotone et pauvre en teintes. On est assez loin de l'univers coloré et riche visuellement des studios Pixar et autres Blue Sky Studios. Mais ces quelques défauts en font aussi son charme. Nous avons apprécié le travail effectué sur les différents personnages et leurs intéractions entre eux, en revanche, les quelques chansons qui parsèment le film sont un peu démodées et ne sont pas forcément bien intégrées, ni bien utilisées dans l'histoire et les évènements. Enfin le rythme de ce dessin animé ne faiblit presque jamais et malgré quelques flaiblesses scénaristiques, le sujet tient la route et promet de nous divertir. Côté doublage, la production a su s'entourer de plusieurs têtes d'affiches dont Martin Freeman ("Le Hobbit"...), Ashley Tisdale ("High School Musical"...), Tim Curry ("Les Trois mousquetaires"...) et Joan Collins ("Dynastie"...). Un casting quatre étoiles pour un film qui mérite à lui seul le déplacement. Bref "Sauvons le Père Noël" est un énième film d'animation sur le thème du père Noël qui plaira sûrement aux enfants et aux grands même si le film n'est pas une référence dans son genre.

Note : 6,5/10.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image218.jpg

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 13:01

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image215.jpgRien ne va plus pour Conrad : l’héritier insouciant qui a pris la mauvaise habitude de vivre aux crochets de ses parents est totalement déboussolé quand ces derniers décident – enfin ! – de lui couper les vivres. Sans carte bancaire, sans appartement et bien évidemment sans travail, il trouve refuge chez Dylan, son meilleur ami. Celui-ci lui présente la délicieuse Béatrice et c’est aussitôt le coup de foudre ! Le jeune homme aura alors une semaine pour gérer ses soucis financiers... et son émoi amoureux...

Pour son premier long métrage en tant que scénariste et réalisateur, le cinéaste Peter Glanz a choisi la comédie romantique new-yorkaise qui s'inspire un peu du cinéma de Woody Allen. Ainsi, dès les premières minutes, le spectateur commence à faire la connaissance avec Conrad Valmont, un riche héritier qui mène depuis toujours une vie dans la luxure grâce à l'argent de ses parents jusqu'au jour où il apprend que son père et sa mère veulent divorcer et qu'ils ne souhaitent plus s'occuper financièrement de leurs fils. Ils lui coupent ainsi les vivres. N'ayant plus d'argent ni d'endroit où dormir, il demande à son meilleur ami Dylan de l'héberger pendant un moment. Un peu plus tard, il rencontre Béatrice et là... c'est le coup de foudre et le début d'une semaine de folie.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/rvb_di11.jpgLe scénario est rempli de bons sentiments, de dialogues croustillants et de situations amusantes qui font sourire mais hélas le manque d'originalité flagrant et la présence de quelques passages un peu longuets apportent une certaine monotonie à l'ensemble. On finit un peu par se lasser mais heureusement la performance plus que convaincante des acteurs et la réalisation soignée de Peter Glanz parviennent à attiser notre attention jusqu'à la fin.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/rvb_di12.jpgEffectivement, le casting est irréprochable avec le duo Jason Bateman ("Arnaque à la carte"...) et Olivia Wilde ("Dr House"...) qui forment un très beau couple à l'écran sans oublier Billy Crudup ("Mission : Impossible III"...) dans le rôle de Dylan. Ils sont tous les trois excellents, l'amitié entre les deux hommes fonctionnent bien et Olivia Wilde est toujours aussi charmante.

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/rvb_di13.jpgEn résumé, même si on aurait aimé un petit grain de fantaisie, la comédie romantique "Une Semaine Ordinaire" reste un bon divertissement mené par des acteurs de talent à savourer sans modération.

Note : 6,5/10.

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 11:28

http://imageshack.com/a/img537/4796/XG7q5V.jpgUn jeune prodige du billard doit affronter le champion de la discipline dans un match organisé par un mafieux. La partie est loin d’être gagnée surtout quand le champion en question se révèle être un vampire.

"Rhapsodie en 3 Bandes" est une curiosité du cinéma britannique issue des années 80. On parle ici de vraie curiosité, d’un véritable OVNI filmique. "Billy the Kid and the green baize vampire" (titre original) se présente comme une comédie musicale véhiculant un message social et empruntant quelques éléments au fantastique. L’étrangeté du film est particulièrement criante dans la mise en scène : les décors sont peu nombreux et absolument pas réalistes. Comme dans une pièce de théâtre, les lieux sont plus évoqués que réellement montrés. Même si la démarche n’est pas aussi poussée que dans "Dogville", par exemple, ce choix artistique demande un véritable effort de la part du spectateur pour entrer dans l’œuvre. Cependant cette austérité est contrebalancée par un aspect visuel très flashy, typiquement années 80 et très proche des vidéo-clips de l’époque. Cette première difficulté surmontée, il faut ensuite digérer la dimension comédie musicale de "Rhapsodie en 3 Bandes". Les chansons sont très nombreuses et s’enchaînent avec peu de temps mort. Elles mélangent les influences pop, rock et jazzy, voire même un peu lyrique. Malheureusement, on ne peut pas dire que la BO regorge de tubes. De plus, les morceaux sont filmés de manière bien peu dynamique ce qui nuit grandement au rythme du film. Si la forme est originale, le fond n’est pas en reste puisque la partie de billard est un symbole de la lutte des classes. La bourgeoisie, la classe dominante, est ici incarnée par les personnages du vampire et ses supporters. Quant à son challenger, le jeune Billy the Kid, il représente la jeunesse et la classe ouvrière. Le film dénonce également une société qui devient de plus en plus consumériste. Il y a de quoi être désorienté face à ce long métrage. C’est pourquoi je vous conseille vivement de regarder d’abord la présentation qui en est faite dans la section bonus du DVD avant de visionner le film afin d’avoir quelques pistes de lecture.

http://imageshack.com/a/img538/425/GvjqWw.pngIl est très difficile de donner une note à cette œuvre. Quasi expérimental, "Rhapsodie en 3 Bandes" est un réel ovni cinématographique. Ce film ne plaira définitivement pas à tous le monde de par son genre (la comédie musicale) et de par sa réalisation très particulière. Une véritable étrangeté qu’on ne peut conseiller qu’aux plus curieux d’entre vous.

Note : 6/10.

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