4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 10:10

Quand un groupe d'adolescents tombent sur un laboratoire secret, ils font partie d'une expérience mortelle. Craig, Tracy et Derek se retrouvent face à face avec des copies exactes d'eux-mêmes qui n'ont qu'un seul but, trouver et tuer leurs originaux.

Le début de l'intrigue ressemble à un classique film d'horreur. Un groupe de jeunes adolescents partent dans une île faire du camping. Mais les évènements qui vont suivre nous écartent purement du genre pour nous propulser dans un film de science fiction. Mais voilà l'histoire est très confuse, l'intrigue part dans tout les sens, et certaines situations n'apporte rien à l'ensemble. Le film manque cruellement d'intérêt et le peu de suspense qui en découle ne suffit pas à nous tenir en haleine. Les personnages sont creux et manquent de personnalité malgré l'effort effectué par le scénariste pour les mettre en valeur. On a vraiment eu du mal à suivre l'intrigue et les explications qui nous sont donnés au fur et à mesure que l'histoire se déroule. Malgré ces défauts, le film a un certain charme. En effet on suit les malencontreuses mésaventures de ces jeunes ados et leurs doubles confrontés à leur envie de se tuer mutuellement.  Et la dernière demi heure nous réserve quelques surprises et quelques rebondissements qui auront le mérite de redonner un peu de peps à l'ensemble. Côté acteur, leur prestation est correcte mais reste un peu rudimentaire à certains moments. Bref "Clones" n'a rien de bien extraordinaire au niveau du fond ou de la forme néanmoins le film reste classique dans son déroulement et suffit à nous divertir. Malgré un manque d'intérêt dans le fond et des effets visuels d'une qualité rudimentaire, le film  a une fin plutôt originale qui en surprendra certains.

Note : 5.5/10.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 16:10

Contraint de prendre la route après le meurtre de ses parents, Cayden erre, perdue, sans but... Jusqu'à ce qu'il rencontre un fou nommé Wild Joe, qui le met sur la route de la sinistre ville de Lupine Ridge, où il traquera les vérités de son histoire. Mais le chasseur ne finira-t-il pas par être le chassé ?

"Wolves" est le premier long métrage réalisé par David Hayter, ce dernier s'est fait connaître auparavant en tant que scénariste pour "X-men" et "Watchmen". Il passe aujourd'hui derrière la caméra pour nous faire frissonner en nous plongeant dans l'univers fantastique des loups-garous. Le film démarre sur un bon rythme, peut être un peu trop précipité par moment, ça rappelle un peu les séries des années 2000 comme "Buffy contre les vampires" ou encore "Le Loup-Garou du campus". Le réalisateur s'inspire des modèles du genre, on ressent du déjà vu et les clichés sont également présents que ce soit dans les scènes ou dans les dialogues. On voit que le metteur en scène ne s'est pas trop pris la tête et c'est bien dommage, surtout pour un premier film. On sent clairement qu'il ne voulait pas faire un film d'horreur mais plutôt un thriller fantastique. Au niveau du scénario (qui est sa spécialité), David Hayter avait pourtant bien démarré son écrit mais au final cela reste assez bancal. En ce qui concerne la mise en scène, cela reste classique mais on peut tout de même voir quelques plans sympas comme les scènes en moto. Les séquences de combats et d’acrobaties sont fluides mais un peu gâchés par les bruitages qu'on a déjà entendu maintes et maintes fois dans ce type de films.

Pour le casting, on peut dire que le réalisateur s'est bien entouré avec en tête Lucas Till ("X-Men le commencement"...) qui est plutôt convaincant dans son personnage de jeune loup-garou qui ne sait pas d'où il vient, n'y qui il est vraiment. A ses côtés, on a la charmante Merritt Patterson ("Ravenswood"...) qui s'en tire pas mal du tout dans un rôle pourtant pas assez mis en avant. Jason Momoa est en dessous de ce qu'il a pu nous montrer dans "Game of Thrones", son jeu d'acteur est ici assez fade, son charisme ne suffit pas. Stephen McHattie ("Les Immortels"...) remplit quant à lui son job tout en imposant son expérience dans le métier.

En résumé, "Wolves" est une série B moyenne qui aurait pu être un très bon divertissement dans son genre mais au final trop de lacunes apparaissent pour prétendre à mieux. Les amateurs de films de loups-garous pourront tout de même trouver leur compte.

Note : 5,5/10.

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Publié par Jérémy - dans Critiques de films
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 13:17

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image358.jpg1949, Maître Ip (Anthony Wong) se rend seul à Hong Kong. Désargenté et souffrant de problème d'estomac, il s'installe dans la colonie britannique pour tenter une nouvelle vie. Refusant de créer une école de Wing Chun, ses disciples arrivent à le convaincre de continuer l’enseignement. Bientôt rejoint par sa femme, il mène une vie simple mais il va devoir relever le défi d'une école de Kung Fu rivale et faire face à la pègre de la ville...

En 2010, avec "Ip Man : La légende est Née", Herman Yau mettait en scène la jeunesse de la légende du Wing Chun. Cette fois-ci, il retrace la vie du maître des arts martiaux lors de son exil à Hong Kong depuis la région de Foshan suite à la création de la République Populaire de Chine. Issu d'une famille riche qui a été spoliée pendant l'invasion par le Japon durant la seconde guerre mondiale, maître Ip débarque à Hong Kong seul et sans argent. Plongeant le spectateur dans l'ambiance du Hong Kong des années 50, la vie du professeur d'art martiaux de Bruce Lee va être rythmée par l'enseignement de son art à ces nouveaux disciples mais il va également les guider dans les difficultés du contexte politique et économique qui embrase le Hong Kong de ces années là.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image158.jpgLe choix d'Anthony Wong est plutôt surprenant et étonnant pour jouer le rôle titre, celui-ci n’étant pas un artiste martial. Il apporte ainsi une dimension plutôt posé et profonde à son personnage qui va bien au delà du simple combattant. La subtilité du jeu de l'acteur et son expérience apparaissant évidente lors des différentes scènes entre Ip Man et sa femme puis dans sa relation avec une chanteuse de cabaret vers la fin de sa vie. Ayant travaillé le Wing Chun pendant un an pour préparer son rôle, il est tout aussi crédible dans les scènes de Kung Fu. A ce titre, le combat contre le maître de l’école du style de la Grue Blanche est à ce titre très réussi, la complicité avec l'acteur interprétant son adversaire, Eric Tsang (les deux acteurs ayant déjà travaillés ensemble sur d'autres films) est évidente.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image223.jpgLa réalisation de Herman Yau prend soin de mettre en avant la chorégraphie des combats qu'il rend toujours dynamique tout en évitant l’écueil du montage épileptique. Tout comme le travail de reconstitution du Hong Kong des années 50 est mise en avant par des travellings en plan séquence et par une construction de ces cadres souvent juste et pertinente.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image316.jpgLe choix de narration du film du point de vue du fils de Ip Man instille une certaine nostalgie dans le long métrage et l'on peut regretter qu'une partie de la réalité des événements politiques de Hong Kong à cette période n'est pas été traitée plus en détails dans le scénario (la guerre civile, les problèmes d’insurrection...). Bien plus qu'un simple film d'art martiaux, ce nouveau métrage consacré à Ip Man se veut être une tranche de vie du maître, dans un Hong Kong magnifiquement reconstitué.

Note : 7/10.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 13:53

http://i38.servimg.com/u/f38/19/12/45/52/34420210.jpgSuite à un accident, Pierre, la soixantaine, se retrouve cloué au lit avec une jambe dans le plâtre. Misanthrope au caractère bien trempé rêvant de silence et de solitude, voilà que le monde s'invite à son chevet. Il assiste alors impuissant à la valse quotidienne des médecins, infirmières et personnels hospitalier, puis de ses proches dont son frère Hervé. Au fil de rencontres inattendues, drôles ou touchantes, Pierre reconsidère certains à priori et pose sur les autres un regard différent. Et, contre toute attente, ce séjour à l'hôpital finit par ressembler à une renaissance...

Jean Becker est un vieux de la vieille. Débutant sa carrière comme assistant réalisateur pour son père Jacques Becker, il ne tardera pas à prendre son envol notamment en 1966 avec "Tendre voyou". Dans la vie, Jean Becker aime s'entourer de ses amis acteurs (Jacques Villeret avec lequel il collaborera 4 fois) et s'oriente davantage vers la comédie satyrique où l'humour y tient une place prépondérante. Jean Becker a décidé d'adapter sur grand écran le livre éponyme sorti en 2012 de Marie-Sabine Roger. Ce film est tourné, en majeure partie, à huis clos dans une chambre d'hôpital. L'humeur de Pierre (Gérard Lanvin), un solitaire, y est décortiqué au gré des visites des autres personnages du film. Ces derniers sont d'ailleurs une caricature acerbe du français d'aujourd'hui. Pas de décors magnifiques ou gigantesques, la réalisation du film est donc minimaliste. Mais des dialogues qui font mouche à chaque fois (merci Jean-Loup Dabadie).

Gérard Lanvin donc !!!! Ce que j'aime chez cet acteur c'est qu'il peut tout jouer : nous faire rire dans les comédie ("Marche à l'ombre", "Camping", "Le Boulet"...) mais aussi être solide comme un rock dans les films policier ("Le prix du danger", "A bout portant", "Les Lyonnais"). Il a "une gueule", une présence indéniable. Dans "Bon rétablissement", il est à la fois tyrannique, exécrable, touchant. En face de lui, des acteurs qui le stimulent, avec Jean-Pierre Darroussin en tête qui nous montre toute l'étendue de son talent. Mais désolée, je n'ai vu que Gérard !!!!

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image723.jpgUn film du cinéma français qui a fait environ 537.000 entrées ce qui est plutôt honorable pour une comédie française. Je suis passée par beaucoup d'émotions : énervement face à ce personnage d'emblée antipathique, la sympathie mais aussi l'attachement car il va changer durant ce temps passé à l'hôpital. Et ce que j'ai aimé par dessus tout est le côté réellement humain des personnages. Peut-on s'identifier à ces derniers ? A vous de voir, moi j'en suis convaincue. Un film pour tous ceux qui ont envie de passer un bon moment. Petite mention également à Anne-Sophie Lapix (oui oui la journaliste) qui joue son premier rôle et à Daniel Guichard. Ils m'ont convaincu dans leur rôle respectif. 

Note : 8/10.

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Publié par Virginie - dans Critiques de films
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 13:40

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image173.jpgJames Miller, 11 ans, et son fidèle compagnon Rex (un golden retriever) voient un jour apparaitre une capsule dans leur arrière cour. Un "lui-futur" hologramme se présente alors à lui afin de lui confier une mission : sauver le monde. Afin de les accompagner dans cette mission un chien robot leur sera confié : Roborex. Dès lors, ils devront lutter contre le maléfique Docteur Apocalypse et son chat rusé "Destructo-cat".

Stephen Shimek nous propose aujourd'hui un film de science fiction écrit autour d'une histoire très humaine d'un fils et de son père essayant de faire face à un évènement tragique : la perte d'une mère et d'une épouse. Un fidèle compagnon les accompagne au quotidien : Rex. Rythmé par des effets spéciaux qui sont relativement bien faits et qui apportent de l'énergie au film. 

"Les Aventures de Roborex" est un film amusant plutôt orienté vers les enfants mais qui conviendra tout à fait à une soirée familiale. L'intrigue est cohérente et se suit bien. Le jeu des acteurs est vraiment très bon, on a apprécié particulièrement celui des deux enfants Kalvin Stigger et Maggie Scott. Ben Browder joue très bien son rôle de père de famille présent pour son fils malgré les difficultés du deuil. Ethan Phillips se projette littéralement dans son personnage de méchant : un vrai régal ! On a aimé également l'approche légère à la science fiction parfaite pour un public jeune.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/rvb_di10.jpgEn résumé, "Les Aventures de Roborex" est un bon film familial qui arrive sans problème à nous divertir. 

Note : 8/10.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 13:40

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image718.jpgUn jeune écrivain tente d’impressionner une jolie fille, brièvement croisée dans un café branché de New York, en allant chercher des informations la concernant sur son profil facebook et en essayant de se transformer en prétendant parfait. Lorsqu’elle tombe folle amoureuse de lui, il commence à craindre d’être démasqué...

C'est le quatrième long métrage de la réalisatrice Kat Coiro ("3 colocs et 1 bébé"...) qui nous livre ici une nouvelle comédie romantique. Les premières minutes donnent très bien le ton du film, on s'attache très vite au personnage principal, sa timidité et son côté maladroit le rendent touchant. La musique est omniprésente et donne de la fluidité entre les différentes scènes. Au niveau de la mise en scène, rien d'original mais rien de déplaisant non plus, la réalisatrice utilise les codes classiques du genre en y ajoutant quelques scènes vraiment marrantes comme celle qui fait allusion à la princesse Leïa ou encore celle où le personnage principal doit jouer sur scène de la guitare.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image819.jpgCette petite comédie romantique brille également par son casting qui est prestigieux et surprenant à la fois. On a en tête Justin Long ("Jeepers Creepers", "Trop loin pour toi" ou encore "Die Hard 4 : Retour en enfer"...) qui est un habitué du genre, son physique et son jeu d'acteur lui doivent souvent d'interpréter des rôles de petit gars timide et paumé. Dans "Tout pour lui Plaire", il livre une prestation convaincante même si parfois on le sent accentué son côté timide. A ses côtés on a Evan Rachel Wood ("Thirteen", "Charlie Countryman"...) qui est sublime à souhait, elle campe avec subtilité le rôle de Birdie. Sienna Miller ("Layer Cake"...) fait une apparition remarquée au début du film, Peter Dinklage ("Games of Thrones"...) incarne un rôle à contre-emploi, celui d'un patron de café homosexuel à l'humour grinçant. Il n'est pas le seul à tenir un rôle inhabituel puisque Brendan Fraser apparaît grimé et légèrement crasseux en espèce de chanteur de country, Sam Rockwell est très bon dans le rôle d'un petit prof de guitare obsédé par deux choses : la musique et le sexe. Vince Vaughn est aussi de la partie sous les traits d'un redoutable patron d'édition.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image914.jpgEn résumé, avec "Tout pour lui Plaire", on passe un bon petit moment, une comédie romantique sans prétention avec un casting cinq étoiles.

Note : 7/10.

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Publié par Jérémy - dans Critiques de films
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 14:17

Assigné à résidence dans la maison où elle a grandi, Kylie Bucknell trouve sa peine d'autant plus insupportable qu'elle doit la purger avec sa mère Myriam, une pipelette bien intentionnée, convaincue que la maison est hantée. Kylie ne voit dans les superstitions de sa mère qu'une distraction pour échapper à une routine faite de légumes bouillis et de commérages de province. Mais quand elle commence elle aussi à entendre des chuchotements troublants et des heurts étranges pendant la nuit, Kylie se demande si elle a hérité de l'imagination débordante de sa mère ou si la maison est en effet hantée par un esprit hostile qui n'est pas particulièrement ravi de son retour...

"Housebound" est un film néo-zélandais réalisé par Gerard Johnstone. Il a été distingué par le Grand Prix du NIFFF 2014 et le prix du public au festival européen du film fantastique de Strasbourg. Le réalisateur livre ici son tout premier long métrage et on peut dire qu'avec ce dernier, le cinéaste se taille déjà une solide petite réputation et ça va lui ouvrir quelques portes pour la suite de sa carrière. La scène d'ouverture du film donne comme il faut le ton, un mélange intéressant de thriller assaisonné d'un peu d'humour. Cela nous rappelle bien évidemment les débuts de Peter Jackson, qui est lui aussi un réalisateur néo-zélandais. Au fur à mesure que le film avance, une atmosphère sombre et mystérieuse s'installe, on ressent même par fois l'influence de David Fincher sur le metteur en scène. Gerard Johnstone dirige comme il faut la petite famille déréglée qui vit dans une maison frissonnante et labyrinthique où des bruits et des évènements étranges se manifestent. On n'échappe pas à quelques clichés du genre mais le film se démarque tout de même notamment par les dialogues décalés et bien écris qui nous offrent de bons moments. Ensuite au niveau de l'écriture, on retrouve Gerard Johnstone et comme pour la mise en scène c'est plutôt satisfaisant. Il met un certain soin sur les personnages mais aussi sur l'histoire qui est bien ficelée. Pour un premier long métrage, qui est en plus à petit budget, le réalisateur nous a concocté un film original qui se suit avec plaisir même si l'on ressent quelques passages un peu mous mais cela n'enlève en rien l'imprévisibilité qui arrive au bon moment. On ne s'étonne pas de voir que ce film a fait sensation dans de nombreux festivals et il faut garder un œil sur ce réalisateur prometteur.

En ce qui concerne le casting, le cinéaste s'est entouré que d'acteurs néo-zélandais quasi-inconnus. On a en tête l'actrice Morgana O'Reilly qui incarne Kylie de façon convaincante. Le personnage de la jeune fille se montre intéressant puisque très éloigné de l’archétype de la blondinette qui hurle à tout va. A ses côtés, Rima Te Wiata qui interprète la mère de Kylie, Cameron Rhodes impose son expérience et donne une bonne performance.

En résumé, "Housebound" est un film horrifique avec quelques pointes d'humour noir, doté d'une mise en scène efficace et d'un casting sur mesure.

Note : 7/10.

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Publié par Jérémy - dans Critiques de films
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 13:25

Célibataire depuis peu, Jesse, 35 ans, est en pleine crise existentielle, persuadé que la meilleure partie de sa vie est derrière lui. Lorsqu'un de ses anciens professeurs reprend contact, Jesse saute sur l'occasion, désireux de renouer avec le passé. Sa rencontre avec Zibby va alors tout bousculer...

Réalisé en 2012 sous le titre "Liberal Arts" le dernier long métrage de Josh Radnor désormais intitulé "Love and Other Lessons" arrive en France. Principalement connu pour son rôle de Ted Mosby dans la série "How I met your mother", Josh Radnor réalise son second long métrage (après "Happythankyoumoreplease" non connu du public Français) ce dernier y joue également un des deux comédiens principaux de ce film. Il interpréte un personnage trentenaire, attachant, se questionnant sur les nostalgies du passé, ce qui donne un coté très touchant et réaliste au film.

Alors que dans son premier long métrage, nous retrouvions six personnages à la recherche du bonheur et de l'amour, "Love and Other Lessons" se montre bien plus propre à l'auteur. Le film relate une crainte commune à chacun : faire une croix sur la vie passée et aller de l'avant vers l'inconnu. En effet, Jesse revenant sur le lieu de ses années d'études et après sa rencontre avec Zibby, une jeune étudiante de 19 ans, se retrouve face à ce dilemme. Le rôle de Zibby est très bien interprété par la jolie Elisabeth Olsen (qui est, rappelons le, la petite soeur des jumelles Olsen de "La fête à la maison"). Sa rencontre avec Jesse semble la faire grandir contrairement à ce dernier qui est malgré lui tiré vers le passé et la nostalgie.

Nous rencontrons également d'autres personnages très attachants avec leur propre crainte sur la vie. Il y a Peter (Richard Jenkins), un ancien professeur de Jesse fraichement à la retraite qui a du mal à accepter l'idée de quitter son poste mais aussi Ethan (John Magaro), jeune étudiant dépressif, qui trouvera en Jesse un confident.

En résumé, un film touchant et réaliste avec des personnages attachants.

Note : 8/10.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 13:51

http://i39.servimg.com/u/f39/12/83/41/14/image358.jpgLe jour de l’anniversaire de sa fille, Rayford Steele (Nicolas Cage) est appelé d’urgence pour piloter un avion de ligne entre New-York et Londres. Pendant le vol, des passagers disparaissent mystérieusement. Rayford va devoir ramener l’avion à bon port et tenter de comprendre ce qui est arrivé, c’est alors qu’il apprend qu’un phénomène identique à eu lieu sur Terre : des millions de personnes ont disparues...

20 ans après sa dernière réalisation pour le cinéma ("Joshua Tree" avec Dolph Lundgren), Vic Armstrong (connu à Hollywood pour son métier de cascadeur) reprend la caméra pour diriger un remake/reboot de trois films pour la télévision réalisé par Vic Sarin au début des années 2000. Tirée d’une série de roman édité depuis le milieu des années 90, "Le Chaos" ("Left Behind" en V.O.) raconte l’histoire d’un pilote d’avion constatant la disparition soudaine de passagers pendant le vol. Au delà du film catastrophe, le long métrage est une interprétation d’une prophétie biblique décrivant la fin du monde et l’enlèvement des vrais croyants par Dieu vers le paradis.

Le scénario de "Le Chaos" reprend une trame classique des films catastrophes ; il nous présente une série de personnages qui vont se croiser ou être réunis par la force des événements. Ainsi, représentant la cellule familiale américaine typique, la famille de Rayford Steele se voit imploser de l’intérieur lorsque la mère, en découvrant un séisme à la télévision, croit y voir les prémisses de l’apocalypse sur Terre et devient une fervente catholique prête à tout pour convertir son entourage. Cela a pour effet d’éloigner ses proches et de provoquer des dissensions. Face aux cataclysmes et aux disparitions subites, tous les protagonistes vont devoir se remettre en question que ce soit au niveau de leur foi ou leur façon d’agir dans la vie.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image223.jpgLe huis clos de l’avion de ligne va permettre à Vic Armstrong de confronter les points de vue des passagers mais la caractérisation des personnages manque de subtilités et nous offre des clichés (musulmans terroristes, citations de la bible à tout instant...) qui gêne à l’immersion dans le film. Comme à son habitude, Nicolas Cage se démène autant qu'il peut derrière ses commandes pour rendre son personnage crédible et lui insuffler une vraie personnalité malgré un montage et une réalisation manquant de rythme et qui parvient difficilement à donner à "Left Behind" toute sa dimension apocalyptique.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image316.jpgVic Armstrong traite son scénario au premier degré et ne laisse planer aucun doute sur la manifestation biblique qu’il met en scène dans ce film. On a donc affaire à un film ouvertement pro-chrétien qui met en avant les valeurs puritaines d’une Amérique encore sous le traumatisme post-11 septembre. Les fans de Nicolas Cage pourront au moins se satisfaire de retrouver leur acteur favori.

Note : 5/10.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 13:49

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image425.jpgUn petit génie de la robotique nommé Hiro Hamada découvre qu’un complot criminel menace de détruire la ville de San Fransokyo. Avec l’aide de son plus proche ami, Baymax le robot infirmier, et de ses compagnons qu’il va transformer en une bande de superhéros high-tech, Hiro va tout faire pour sauver la ville et sa population de l’infâme Yokai...

Il était une fois un Marvel comic peu voir inconnu du public qui se nomme "Big hero 6". Les héros de ce comic ont les mêmes fonctions que les Avengers aux Etats-Unis mais au Japon. C’est alors que Disney jeta son dévolu sur cette bande de super-héros inconnu pour en faire un film d’animation inspiré de Marvel et qu’ils nomment en français : "Les Nouveaux Héros". Librement adapté des comics, Disney réussit tout de même l’exploit d’allier film d’action à la Marvel et film d’animation à la Disney. On y retrouve un panel de personnages tout aussi intéressants et attachants les uns que les autres avec, tout de même, une petite préférence pour le robot-soignant Baymax. On retrouve tous les ingrédients d’un bon film d’animation dans "Les Nouveaux Héros" : de l’émotion, de l’humour et de l’action accompagné d’une bonne musique, difficile de bouder notre plaisir ! Le graphisme est magnifique, les paysages également et ne parlons pas des dialogues qui font mouches ainsi que des pointes d’humour qui font tout le charme du film et plus particulièrement les réflexions de Baymax qui ne comprend pas toujours ce qui lui arrive et qui apprends sur le tas.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image526.jpgCependant, quelques facilités pourraient parfois rebuter mais, nous vous rassurons, cet effet se dissipe très rapidement après une réplique du robot-soignant. Difficile de parler en détail du film sans vous spoiler, c’est pourquoi nous n’allons pas aller plus loin dans notre critique afin de vous laisser la surprise complète mais nous vous invitons vivement à courir le voir au cinéma dès sa sortie, vous ne le regretterez pas !

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image717.jpgPour finir, nous allons rapidement parler du court-métrage qui sera surement diffusé avant le film : "Festin". L’histoire d’un petit chiot, mignon comme tout, qui se fait adopter par un jeune homme et qui lui donne un véritable festin jusqu’au jour où il fait la rencontre d'une jeune femme. La suite, nous vous laissons également la découvrir mais attention, vous risquez de craquer complétement devant ce court-métrage !

Note : 9/10.

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 17:53

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image822.jpgDans les années 1970, un jeune New-Yorkais sans histoire se métamorphose en meurtrier lorsqu’il est exposé aux sonorités particulières d’une toute nouvelle musique : le disco. Incapable de contenir ses pulsions meurtrières, Duane Lewis devient malgré lui un dangereux serial killer en exil à Montréal.

Ce film est très tiré par les cheveux si on le regarde sans être amateur de ce genre de film. Un jeune homme tout à fait ordinaire, allergique au Disco, devient fou au son de la fréquence et décapite la première personne venue. Chose tout à fait improbable. Saluons tout de même la performance de Jérémie Earp-Lavergne dans ce rôle plutôt difficile à jouer. Si vous êtes amateur d’horreur gore ce film va certainement vous plaire. Car il s’inscrit très bien dans le genre. On y trouve des références à "Psychose" d'Alfred Hitchcock qui ne font pas, pour autant, du plagiat mais un petit clin d’oeil sympathique. Les faux cadavres ne sont pas très bien faits, cela permet même de regarder le film sans avoir à fermer les yeux tout en lui laissant sa crédibilité. La représentation des années 70 est tout à fait réussie.

Bref, vous aimez les films gore à suspense ? Ce film va vous plaire, il est très bien situé dans ce genre. Le réalisateur a fait un excellent travail. L’acteur principal a un très bon jeu. Maintenant, attention quand vous entendez du Disco tout peut arriver !...

Note : 6,5/10.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 11:03

http://imageshack.com/a/img905/1773/zfr5wV.pngDans le Japon des années 60, un ancien policier tente de retrouver le meurtrier d’un de ses amis. Pour parvenir à ses fins, il infiltre un gang de yakuza...

"La Jeunesse de la Bête" est sorti en 1963 la même année que "Détective Bureau 2-3" (également disponible chez Elephant Films depuis peu). On doit les deux films au même réalisateur : Seijun Suzuki. Le rôle principal est à nouveau tenu par Joe Shishido. L’histoire, elle aussi, semble assez similaire : un détective prêt à tout qui infiltre les milieux yakuzas et qui les pousse à s’entre tuer. Cependant, on réalise rapidement que les deux longs métrages sont assez différents. En fait, "La Jeunesse de la Bête" se présente comme la face obscure de "Détective bureau 2-3". La légèreté et l’humour de ce dernier ont cédé la place à une ambiance beaucoup plus sombre. Cette impression se ressent rapidement dans la bande son. Les sympathiques thèmes pop typiquement sixties ont disparu et ont été remplacés par des sonorités jazzy aux mélodies mélancoliques. "La Jeunesse de la Bête" se veut bien plus désespéré que son ainé. Cependant Suzuki n’abandonne pas ses recherches au niveau de la mise en scène. Son travail sur les couleurs est toujours efficace. Le film s’ouvre et se conclue sur des scènes en noir et blanc assez saisissantes. Les plans sont toujours autant soignés et recherchés. Malheureusement, cela fonctionne ici moins bien. Le rythme en souffre en particulier lors de l’utilisation de plans fixes qui ralentissent trop l’action. Le plus gênant est que cela nuit même au déroulement de l’histoire qui semble parfois un peu décousue. "La Jeunesse de la Bête" souffre d’un autre handicap : sa violence. En effet, le film se veut sérieux, réaliste et n’hésite donc pas à être violent. Le problème est que la plupart de ces scènes violentes ont vraiment vieilli. Ces explosions de sang rouge vif font cruellement datées. Au final, ces quelques points négatifs ne permettent pas de réellement s’immerger dans ce long métrage.

"La Jeunesse de la Bête" est un bon film de yakuza que tout amateur de film noir des années soixante se doit de (re)découvrir. Cependant, on est en droit de lui préférer son frère quasi-jumeau "Détective Bureau 2-3" qui s’avère bien plus fun et moderne.

Note : 7/10.

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 10:53

Nick et Jonas sont deux étudiants passionnés de piratage, en première année au MIT. Lors d'un road trip à travers le Sud-Ouest des Etats-Unis avec la petite-amie de Nick, Hailey, ils sont attirés par un génie de l'informatique dans une zone étrangement isolée... Soudain, tout devient noir. Lorsqu'il reprend conscience, Nick est seul, déboussolé. Une lutte contre des forces qui le dépassent va alors commencer...

Le réalisateur William Eubank signe ici son deuxième long métrage de science fiction après "Space Time : L'ultime Odyssée" réalisé en 2011. Avec "The Signal", le metteur en scène a cependant monté la barre plus haut. Même si l'histoire de départ est un peu passe-partout, la suite ne manque pas de piquant, ni de surprise. De nombreuses interrogations font leurs apparitions au fur et à mesure que l'intrigue se poursuit. Le réalisateur a également travaillé sa mise en scène. En effet, il a judicieusement monté le film en y incrustant des flash backs afin de donner plus d'impact et de force au scénario. Le tout servis par une envoûtante bande son qui accompagne à merveille l'ensemble. Certaines images sont mêmes ralenties lors de scènes d'effets spéciaux rendant le tout à la fois spectaculaire et visuellement époustouflant. Le scénario commence alors à se distinguer des autres films de science fiction. En effet, ces éléments donnent de l'intensité au film et à son intrigue. On a vraiment apprécié le travail effectué sur la mise en scène et les images qui nous font vibrer à chaque scène. Les personnages évoluent dans un monde à la fois étrange et irréel et chaque acteur donne vraiment l'impression d'être complètement perdu dans ce monde. Grâce à quelques séquences d'action qui donne un peu de peps à l'intrigue, le film ne manque ni d'intérêt, ni de rythme. Reste enfin la scène finale qui soulève bien des questions. A chacun de se faire sa propre opinion sur le sujet. Côté casting, nous pouvons souligner en tête d'affiche l'acteur Laurence Fishburne (la trilogie "Matrix"...) qui nous livre une belle performance. Celui-ci est entouré de Brenton Thwaites ("Maléfique"...), Beau Knapp ("No One Lives"...), Olivia Cooke ("Bates Motel"...), Lin Shaye ("Insidious"...) et Sarah Clarke ("Twilight - Chapitre 4 : Révélation 1ère partie"...).  En résumé, le nouveau film de science fiction de William Eubank surprend de part la qualité de sa réalisation, du travail effectué sur l'image et de la virtuosité de son scénario. Une belle surprise qui plaira aux fans du genre.

Note : 8/10.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 14:04

http://imageshack.com/a/img911/1073/vKDR1L.pngUn tueur à gage, le N°3, qui ne parvient pas à remplir un contrat, devient une cible à son tour...

Sorti au japon en 1967, "La Marque du Tueur" est l’occasion de retrouver le duo constitué par le réalisateur Seijun Suzuki et son acteur fétiche Joe Shishido. Nous sommes à nouveau face à un film policier très noir. Mais attention, au bout de seulement quelques minutes, Suzuki va briser, voire même carrément exploser, les codes du genre. A de nombreuses reprises, le film flirte avec le cinéma expérimental. Déjà, "La Marque du Tueur" se présente dans un superbe noir et blanc qui tranche avec les œuvres parfois très flashy du réalisateur nippon. Néanmoins, l’ambiance délicieusement pop et sixties est très marquée. Cet esprit assez libertaire est renforcé par plusieurs scènes érotiques plutôt osées pour l’époque. Même si certaines scènes frôlent le nonsensique (héros violemment accro au riz, délires visuels autour de papillons et d’animaux morts, tueur ivre aux techniques dignes d’un film de sabres...), elles parviennent toujours à faire progresser l’histoire. On est ainsi mené vers un final hautement improbable. On assiste pendant toute la dernière partie du film à l’affrontement entre notre (anti-)héros et le tueur N° 1. Celui-ci ne se déroulera absolument pas comme on aurait pu s’y attendre. Il sera l’occasion pour le réalisateur de mêler les genres, associant comique et cruauté. "La Marque du Tueur" va donc très loin dans l’expérimentation et la recherche visuelle mais s’avère être une franche réussite et un film très agréable à suivre qui se permet même le luxe très rare de surprendre continuellement le spectateur. Cela n’a apparemment pas plu aux spectateurs de l’époque qui ont majoritairement rejeté le film, ce qui a stoppé net la carrière de Suzuki.

Les plus aventureux et les plus ouverts d’esprit d’entre vous ne doivent pas passer à côté de ce film. Malgré son âge, "La Marque du Tueur" est très moderne et s’avère toujours particulièrement fascinant.

Note : 9/10.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 13:58

http://i38.servimg.com/u/f38/11/79/72/81/28592910.jpgBarney, Christmas et le reste de l'équipe affrontent Conrad Stonebanks, qui fut autrefois le fondateur des Expendables avec Barney. Stonebanks devint par la suite un redoutable trafiquant d'armes, que Barney fut obligé d'abattre... Du moins, c'est ce qu'il croyait. Ayant échappé à la mort, Stonebanks a maintenant pour seul objectif d'éliminer l'équipe des Expendables. Mais Barney a d'autres plans... Il décide d'apporter du sang neuf à son unité spéciale et d'engager de nouveaux équipiers plus jeunes, plus vifs et plus calés en nouvelles technologies. Cette mission se révèle rapidement un choc des cultures et des générations, entre adeptes de la vieille école et experts high-tech. Les Expendables vont livrer leur bataille la plus explosive et la plus personnelle...

Deux ans après le deuxième épisode, Sylvester Stallone et ses acolytes sont de retour pour un nouvel épisode aussi palpitant et explosif que les précédents. Mise en scène par Patrick Hughes ("Red Hill"...), le réalisateur d'origine autralienne a su reprendre avec efficacité et intelligence ce qui a fait le succès de la franchise démarrée en 2010 par Stallone lui même. Malgré un scénario un peu léger et une intrigue quasi absente, ce troisième volet a le mérite de nous en mettre plein la vue. Il faut dire que les scènes d'actions et les cascades sont vraiment spectaculaires et sont exécutées de manière très fluides. On remarquera, cependant, que certaines d'entre elles sont trop artificielles et prévisibles tant les gestes sont trop synchronisés et répétés. Néanmoins cela n'enlève en rien la qualité de leurs exécutions et le film nous réserve une quantité faramineuse de cascades et scènes explosives. Concernant l'interprétation des acteurs, les personnages principaux jouent aux gros durs et leurs personnages sont trop stéréotypés et manquent d'émotion. Les fans ne seront pas déçus par leurs personnages qui sont restés aussi casse-cou que dans les volets précédents. On aurait cependant apprécié une petite touche d'humanité dans tout çà en développant la psychologie des personnages et en approfondissant leurs personnalités. Côté casting, nous retrouvons Sylvester Stallone, Jason Statham, Arnold Schwarzenegger, Jet Li,  Dolph Lundgren, Terry Crews et Randy Couture. Pour les nouveaux, nous avons remarqué Harrison Ford,  Mel Gibson, Antonio Banderas, Wesley Snipes, Kellan Lutz ("Twilight"...), Ronda Rousey ("Fast & Furious 7")et Glen Powell ("The Dark Knight Rises"). Bref ce troisième épisode de la saga "Expendables" a le mérite de nous en mettre plein la vue malgré la quasi absence d'intrigue et un scénario trop léger. Le nombre impressionnant de stars au générique assure en lui même le spectacle. Un quatrième épisode serait prévu. A suivre...

Note : 7.5/10  

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 15:45

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/ofanta11.jpg"O Fantasma"

Dans les rues et terrains vagues de Lisbonne, la nuit, un jeune éboueur traque un garçon, objet de ses fanstasmes, et devient une sorte de fantôme vêtu en latex, enfermé dans ses désirs...

Pour son premier véritable long métrage, le réalisateur portugais João Pedro Rodrigues nous propose une oeuvre, on ne peut plus, dérangeante, sensuelle et provocante. Un chef d'oeuvre pour certains, un film sans réel intérêt pour d'autres. Les avis sont partagés. Ce qui est sûr c'est qu'"O Fantasma" est parfaitement maîtrisé et que rien n'est laissé au hasard. De plus, les acteurs (Ricardo Meneses en tête) sont excellents.

Note : 7/10.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/odete210.jpg"Odete"

Un amour apaisé et touchant unit Pedro et Rui, mais voilà qu'un soir leur histoire prend fin brutalement. Pedro meurt dans un accident de voiture, et Rui se retrouve seul et inconsolable. Odete apparaît alors et déclare qu'elle est enceinte du défunt, donnant l'image d'un chagrin à la fois extrême et théâtral. Rui refuse une telle situation et repousse la jeune femme en même temps que l'idée qu'elle pourrait dire la vérité. Pourtant une étrange solution se dessine qui rapproche inexorablement les destins de Rui et d'Odete...

Cinq ans après son fameux "O Fantasma", le cinéaste João Pedro Rodrigues nous revient plus en forme que jamais avec "Odete", une vibrante et délirante histoire d'amour où se mêle drame, romance et folie. Un métrage émouvant interprété brillamment par des acteurs de talent dont Nuno Gil ("L'assaut"...) et Ana Cristina de Oliveira ("New York Taxi"...). De plus, on notera également une réalisation des plus soignées.

Note : 7,5/10.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/commeu11.jpg"Mourir comme un Homme"

Tonia, une transsexuelle vétéran des spectacles de travestis à Lisbonne, voit s'effondrer le monde qui l'entoure : son statut de star est menacé par la concurrence des jeunes artistes. Pressée par son jeune copain Rosário d'assumer l'identité de femme et de se soumettre à l'opération qui la fera changer de sexe, Tonia lutte contre ses convictions religieuses les plus intimes. Pour s'éloigner de tous ses problèmes, elle part à la campagne avec Rosário. Après s'être égarés, ils se retrouvent dans une forêt enchantée, un monde magique où ils rencontrent l'énigmatique Maria Bakker et sa copine Paula. Et cette rencontre va tout faire basculer...

Une fois de plus, le réalisateur polonais João Pedro Rodrigues nous surprend avec son nouveau long métrage "Mourir comme un Homme" de par la richesse de son scénario et du soin apporté à la mise en scène. Sensationnel, émouvant et même drôle par moments, nous suivons ainsi les méandres d'un transexuel qui arrive péniblement à assumer sa nouvelle identité. Malgré peut être quelques longueurs, l'histoire reste captivante du début à la fin grâce en partie à la performance très convaincante de ses acteurs comme Fernando Santos, Alexander David, Chandra Malatitch et John Jesus Romão.

Note : 7,5/10.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/macao210.jpg"La Dernière fois que j'ai vu Macao"

Trente ans plus tard, je me rends à Macao où je ne suis jamais revenu depuis mon enfance. J'ai reçu un mail à Lisbonne de Candy, une amie dont je n'avais plus de nouvelles depuis longtemps. Elle disait s'être encore aventurée avec les mauvais garçons et me priait de venir à Macao où se passaient des "choses effrayantes". Fatigué, après des heures de vol, j'approche de Macao à bord du ferry qui me fera remonter dans le temps, jusqu'à la période la plus heureuse de ma vie...

Décidés au départ à réaliser un simple documentaire sur la ville de Macao (une région de la République populaire de Chine), les réalisateurs Joao Pedro Rodrigues et Joao Rui Guerra da Mata finiront par faire de leur long métrage "La Dernière fois que j'ai vu Macao" un voyage cinématographique fascinant vacillant entre la fiction et le documentaire avec une bonne dose de nostalgie et de poésie. Bref, un véritable OVNI du cinéma qui pourra, en outre, intéressé les mordus du septième art.

Note : 7/10.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 16:33

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image176.jpgDans un royaume lointain, deux familles se disputent la succession au trône. Prêts à tout pour ravir le pouvoir, les Kauravas imaginent un complot pour chasser de la cour leurs cousins Pandavas.  Condamné à l'exil avec tous les siens, le jeune prince Arjun part en quête de l'Arc des Dieux et se jure de revenir un jour pour rétablir l’honneur de son clan.

"Arjun, le Prince Guerrier" est un film d'animation indien réalisé par Arnab Chaudhuri. Quelle surprise de voir sur son écran, avant le début du générique, le Château de la Belle au Bois Dormant !!!! En fait, "Arjun, le Prince Guerrier" a été produit conjointement par The Walt Disney Company India et UTV Pictures. Ce long métrage est d'ailleurs fortement inspiré par la culture indienne et plus précisément la littérature indienne (histoire du Mahabharata). Ce qui m'a plu dans ce film ? Le fait que les valeurs familiales et leur transmission soient mises en avant, le fait que le héros Arjun soit un personnage qui "réfléchit" à ses actes. Les musiques et chansons (traduites en français) ont également toutes leurs places. On s'imagine facilement dans une grande production Bollywoodienne. Pas moins de six chansons rythment l'intrigue. Clairement j'ai pensé à "Mulan" (réalisé par Tony Bancroft et Barry Cook) car le message porté par ces deux dessins animés sont forts (tradition, sagesse, histoire...). Par contre, niveau image, je me suis davantage retrouvée dans "Spirit, l'étalon des plaines" (réalisé par Kelly Asbury et Lorna Cook) ou bien encore dans "Le Prince d'Egypte" (réalisé par  Steve Hickner, Simon Wells et Brenda Chapman). On ne peut pas, à ce niveau, le comparer à un Disney ; la qualité et la fluidité des images étant moins bonne. Mais peut être était-ce voulu. D'ailleurs, j'ai été fort étonnée de voir quelques images fixes. Mais cela fait sans doute parti du cinéma indien.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image229.jpgUn bon divertissement familial qui ravira petits et grands. Une fin qui permettra aux enfants de se poser des questions : que devient Arjun ? Peut-il devenir roi ? Tout pourrait permettre de supposer qu'une suite est possible... Un dessin animé qui change réellement de ce que l'on peut voir habituellement.

Note : 7/10.

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Publié par Virginie - dans Critiques de films
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 16:09

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image180.jpgAngleterre, 1963. Stephen Hawking est un brillant étudiant en cosmologie à l’université de Cambridge. Un soir, alors qu’il regarde les étoiles aux cotés de Jane Wilde dont il est éperdument amoureux, il se retrouve paralysé, incapable de se relever. Atteint de la maladie de Charcot, le diagnostic révèle qu’il ne lui reste que deux ans à vivre. ll se lance dans une recherche acharnée de la création de l’Univers avec une soif de vivre décuplée...

Ce téléfilm britannique, réalisé par Philip Martin et produit par la BBC a été encensé par la critique et a notamment été nommé aux BAFTA AWARDS. La sortie du DVD "Hawking" coïncide avec la sortie sur grand écran de "Une merveilleuse histoire de temps" (21 janvier 2015) qui retrace également la vie de Stephen Hawking. Ce film, autobiographique, porte sur la vie du scientifique Stephen Hawking, et plus précisément sur ses deux années passées à l'université de Cambridge. Durant cette période, ce brillant astrophysicien y mènera différents combats. Le premier contre la maladie de Charcot qu'on lui diagnostiquera. Le second, sur un plan professionnel puisqu'il va effectuer des recherches pour trouver le secret de l'univers et plus spécifiquement la découverte du Big Bang. C'est également à cette période que Hawking, à qui les médecins ne donnaient que peu de temps à vivre, rencontrera sa future femme qui lui donnera trois enfants. Une période de la vie de cet homme que l'on peut donc qualifier de majeure.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image182.jpgDans la peau de Stephen Hawking, on retrouve Benedict Cumberbatch ("Sherlock", "Imitation game", "Star trek : into darkness"...) qui nous livre ici une interprétation magistrale. On est hypnotisé par la volonté de cet homme qui jamais ne baisse les bras. A la fois apeuré, exalté, joyeux, on ne peut que s'émouvoir de la vie de ce personnage. 

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image181.jpgUn téléfilm court (90 minutes) mais qui retrace parfaitement la période trépidante de la vie à Cambridge de Stephen Hawking. J'ai aimé voir cet acteur dans un tout autre registre qui nous donne toute la mesure de ses possibilités. Au delà du film, on a envie de se documenter sur Stephen Hawking et d'aller un peu plus loin sur le sujet. 

Note : 8/10.

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Publié par Virginie - dans Critiques de films
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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 16:24

http://i38.servimg.com/u/f38/19/08/86/93/max-et10.jpgMax est un chien courageux, et Danny, un petit garçon timide. Tous les deux vont se lancer dans une incroyable aventure pour sauver une vieille dame, kidnappée par son neveux pour prendre le contrôle de son entreprise...

"Max et Moi" nous présente un garçon de 7 ans peu sûr de lui, Danny. Fan de football, il est gardien de but de l’équipe de la ville dans laquelle il vient d’emménager. Son père ayant trouver un nouveau travail dans une usine fabriquant de l'huile d'olive. Danny est timide et il a des difficultés à se faire des amis. Restant seul, il fait la connaissance de Max, un chien venant à sa rencontre pour mendier quelques morceaux de son sandwich. Les deux nouveaux amis ne se quittent plus. Mais Max est en réalité le chien d'une vieille dame, propriétaire de l'usine dans laquelle le père de Danny travaille. Il s'est enfuit alors que le neveu de celle-ci tente de prendre le contrôle de la société pour la revendre. Max et Danny vont devoir déjouer les plans de ces escrocs. Réalisé sur un rythme enlevé, "Max et Moi" donne la part belle aux burlesques avec des méchants cupides qui élaborent des plans tous plus stupides les uns que les autres pour arriver à leur fin. Véritable leçon de cabotinage de la part des acteurs jouant les hommes de mains qui déploient des mimiques toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Alternant de pures scènes de comédie et des moments d’émotions, le film relate comment Danny va petit à petit reprendre confiance en lui grâce à son nouvel ami. Le scénario prend soin de traiter les différents moments d'un petit garçon de 7 ans (les relations avec les amis, sa place dans la famille...) et de trouver une leçon de vie face à chaque obstacle rencontré mais le côté naïf de l'histoire réserve ce film pour les moins de dix ans.

http://i38.servimg.com/u/f38/19/08/86/93/maxetm17.jpgAvec un montage dynamique et des situations clownesques, "Max et Moi" va plonger ses jeunes spectateurs dans un voyage qui devrait les maintenir en haleine jusqu’au générique final.

Note : 6/10.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 16:06

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image169.jpgPaul Maguire, désormais père de famille rangé, est rattrapé par son passé d'ancien criminel lorsque sa fille Caitlin est kidnappée. Il rassemble alors ses deux anciens partenaires et doit se replonger dans le souvenir de ses erreurs passées pour tenter de retrouver sa fille et les coupables.

L'histoire n'a rien d'une nouveauté : un criminel rangé, vivant dans une banlieue chic avec sa fille renoue avec ses vieux démons quand sa fille est retrouvée sans vie, une balle de Tokarev (arme russe) dans la tête. Ce père réclame vengeance !!!!! C'est du vu et du revu (on pourrait presque penser à Taken).  Le scénario n'a donc rien d'exceptionnel mais les scènes d'action viennent redonnées un coup de peps à l'ensemble. Elles sont bien tournées et cela pétarade à tout va. Une mention spéciale pour la bande son que j’ai trouvé extraordinaire (on entend même les os qui craquent).

Côté casting, Paco Cabezas a décidé de faire confiance à des acteurs de l'ancienne génération avec en tête Nicolas Cage ("Joe", "Kick Ass", "Lord of war"...) , Danny Glover ("l'Arme Fatale"...), Peter Stormare ("22 Jump street", "No pain no gain", "Black list"...). Pour la partie féminine : Rachel Nichols ("Alex Cross", "Continuum"...).

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image224.jpgUn film à petit budget, plutôt dans la veine série B avec des acteurs quelque peu en déclin. Nicolas Cage, on le sait, est capable du meilleur comme du pire. Mais, dans ce film, il s'en sort plutôt bien. Il réussit à nous embarquer, l'oeil larmoyant et l'arme au poing, dans son périple de vengeance.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image319.jpgEn résumé, ce film est à voir une fois pour les acteurs (dommage que Danny Glover ne soit pas plus présent). Un film spécialement dédié aux aficionados de Nicolas Cage et de la tuerie gratuite. Un long métrage qui ne demande aucune réflexion et qui certes ne restera pas dans les annales du cinéma mais qui réussit tout de même à nous divertir.

Note : 6/10.

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Publié par Virginie - dans Critiques de films
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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 16:03

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image151.jpg1963, en Angleterre, Stephen, brillant étudiant en Cosmologie à l’Université de Cambridge, entend bien donner une réponse simple et efficace au mystère de la création de l’univers. De nouveaux horizons s’ouvrent quand il tombe amoureux d’une étudiante en art, Jane Wilde. Mais le jeune homme, alors dans la fleur de l’âge, se heurte à un diagnostic implacable : une dystrophie neuromusculaire plus connue sous le nom de maladie de Charcot va s’attaquer à ses membres, sa motricité, et son élocution, et finira par le tuer en l’espace de deux ans. Grâce à l’amour indéfectible, le courage et la résolution de Jane, qu’il épouse contre toute attente, ils entament tous les deux un nouveau combat afin de repousser l’inéluctable. Jane l’encourage à terminer son doctorat, et alors qu’ils commencent une vie de famille, Stephen, doctorat en poche va s’attaquer aux recherches sur ce qu’il a de plus précieux : le temps. Alors que son corps se dégrade, son cerveau fait reculer les frontières les plus éloignées de la physique. Ensemble, ils vont révolutionner le monde de la médecine et de la science, pour aller au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer : le vingt et unième siècle...

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image218.jpg3 ans après "Shadow Dancer", James Marsh reviens avec "Une Merveilleuse Histoire du Temps" ("The Theory of Everything") qui parle du célèbre scientifique Stephen Hawking et plus particulièrement de sa jeunesse, de l’évolution de sa maladie mais surtout de son histoire d’amour avec Jane Wilde. Le film est l’adaptation du livre écrit par cette dernière.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image314.jpgLe souci d’un biopic est qu’il peut parfois être trop factuel et donc rapidement ennuyeux mais James Marsh a réussit l’exploit de faire d’"Une Merveilleuse Histoire du Temps" un très beau film mêlant faits et émotions tout en nous aidant à comprendre un peu mieux les travaux scientifiques sur lesquels travaillaient et travaillent toujours Stephen Hawking mais aussi voir l’évolution de sa maladie. Impossible de ne pas tomber sous le charme de ce couple tout à fait ordinaire aux premiers abords, qui se rencontrent sur les bancs de la fac et qui se retrouvent rapidement confrontés aux difficultés de la sclérose latérale amyotrophique, maladie neurodégénérative touchant les neurones moteurs qui toucha Stephen Hawking à l’âge de 21 ans.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image419.jpgFelicity Jones est magnifique dans le rôle de Jane Wilde et on se surprend à admirer la force de son personnage qui, malgré les obstacles qui se dressent sur son chemin, continue d’aimer son mari d’un amour profond. Mais le plus impressionnant reste Eddie Redmayne qui est incroyable en Stephen Hawking. Ce n’est pas pour rien qu’il est nominé dans la catégorie meilleur acteur pour les Oscars ! Ce couple crève l’écran tout au long du film appuyé par une très belle photographie mais aussi une soundtrack aussi belle que l’histoire qui nous est dépeins. Malgré tout, certaines longueurs sont à noter mais rien de rédhibitoire qui nous empêcherait d’apprécier à sa juste valeur "Une Merveilleuse Histoire du Temps".

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image520.jpgEn conclusion, si vous êtes un/e romantique dans l’âme et que la vie et les travaux de Stephen Hawking vous fascine/intéresse, n’hésitez pas à aller voir ce très beau film qui mérite vraiment le détour.

Note : 8/10.

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 14:09

http://i38.servimg.com/u/f38/11/79/72/81/image110.jpgJay et Annie s'aiment, mais dix ans de mariage et deux enfants ont un peu érodé leur passion. Pour ranimer la flamme, ils décident de filmer leurs ébats lors d'une séance épique. L'idée semble bonne... jusqu'à ce qu'ils s'aperçoivent que la vidéo a été envoyée par erreur à tout leur entourage, familial et professionnel ! Pris de panique, ils sont prêts à tout pour faire disparaître le film à scandale chez chacun des destinataires. Ils jouent leur réputation, leur carrière, leur mariage et leur santé mentale...

Après "Bad teacher" en 2011, le réalisateur américain Jake Kasdan retrouve son actrice fétiche Cameron Diaz pour une nouvelle comédie trash et irrévérencieuse qui a le mérite de nous faire sourire. En couple à l'écran avec l'acteur Jason Segel ("5 ans de Réflexion"...), l'actrice Cameron Diaz forme un duo épatant et dynamique qui donne vraiment beaucoup d'énergie au film. Les deux acteurs s'en donnent à coeur joie et nous réservent quelques scènes trash et surprenantes. Néanmoins malgré l'effort de certains acteurs, certains gags ne font pas l'effet escomptés et tournent au ridicule. Malgré cela, l'humour est quand même de la partie et les deux acteurs nous réservent quelques séquences de franche rigolade. Côté scénario, il ne faut pas chercher bien loin. Afin de pimenter leur relation amoureuse Jay et Annie décide de tourner une vidéo de leurs ébats amoureux. Mais voilà, la vidéo est envoyée par erreur à leur entourage s'en suit une quête hilarante pour essayer de les retrouver et les supprimer. Le film se résume à une succession de gags pas toujours drôles mais qui reste néanmoins captivant et dynamique grâce à l'énergie débordante du couple Cameron Diaz et Jason Segel. On notera la participation de l'acteur Jack Black qui campe un producteur d'une importante entreprise spécialisée dans les films pornographiques. Le reste du casting est composé de Rob Corddry ("In A World..."...), Ellie Kemper ("21 Jump Street"...), Rob Lowe ("Ma vie avec Liberace"...), Nat Faxon ("Tammy"...) et Nancy Lenehan ("How I Met Your Mother"...). Bref, la nouvelle comédie de Jake Kasdan mettant en vedette le couple Cameron Diaz et Jason Segel a le mérite d'être pleine d'énergie et de faire sourire et cela malgré quelques gags un peu légers. 

Note : 6,5/10.

http://i38.servimg.com/u/f38/11/79/72/81/06821410.jpg

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 13:58

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image149.jpgMarseille, c'est la ville de toutes les passions et de tous les excès. Patrick Bosso a grandi dans le quartier du panier. Il sait de quoi il parle. Pendant plus de 1h30, Patrick Bosso, avec son talent de conteur, va croquer le Marseille que l'on aime. Tout se concentre dans cette ville de fada. Les énervés, les bons à rien, les supporteurs, les politiques, les copains, les corses et le pastis...

Personnellement, je n'avais jamais vu un spectacle entier de Patrick Bosso avant celui ci. L’humoriste fait ici un arrêt sur image sur la ville de Marseille dont il est originaire et il ne va rien oublier. Dans ce spectacle, il survole à sa façon et avec talent, depuis les grecs, les 2600 ans d'histoire de la plus vieille cité de France mais parle surtout de son actualité : "Tout est dans cette putain de ville qu'on aime tellement qu'on en a arrive à la détester." Bosso évoque aussi dans son onzième spectacle les rires, les pleurs, la pauvreté, les fainéants, les kalachnikovs, la mer turquoise, les cités, les clichés, les braves gens, la politique, des dizaines et des dizaines de nationalités mélangées, des calanques, des travailleurs, des villages, le football, le monde quoi ! Tout est là ! Tout est à Marseille !

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image147.jpgAu niveau de la mise en scène, Patrick Bosso a fait un très bon travail. Cela paraît simple à première vue alors que pas du tout, c'est sur il n'y a pas de grands jeux de lumières, de musiciens etc... Mais en tout cas c'est fluide et cela donne une bonne alchimie entre l'humoriste et son public. Les sketchs sont très bien écrits, c'est très habile de mélanger l'histoire de cité phocéenne avec son présent en jouant sur les mots et les situations comme dans le sketch sur les invasions des grecs ou encore sur Moïse et Jésus. Il raconte aussi quelques anecdotes sur son enfance et ses tournages au cinéma, par exemple dans "Bienvenue chez les Ch'ti". Il évoque également la rivalité PSG-OM ainsi que sa vie personnelle et professionnelle qui sont partagées entre les deux villes. Il utilise très bien (sans en faire de trop) ses mimiques, grimaces, ça fait mouche à chaque fois, on plonge facilement dans les situations les plus improbables.

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/image148.jpgEn résumé, "Patrick Bosso - K Marseille" est certainement l'un des meilleurs spectacles de Patrick Bosso, on rit du début à la fin.

Note : 8/10.

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Publié par Jérémy - dans Critiques de films
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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 10:54

http://i38.servimg.com/u/f38/11/79/72/81/8696410.jpg1930. Dans les montagnes de Taïwan, Mona Rudao, un guerrier de la tribu aborigène Seediq, organise la rebellion de son peuple contre l'occupant japonais. Les 300 hommes de Rudao, armés de vieux pistolets, de lances et d'armes rudimentaires, vont devoir affronter une armée de 3 000 hommes afin de défendre leur terre, leur dignité et leur honneur...

A l'origine, "Warriors of the Rainbow" est une bande dessinée taïwanaise intitulée "Seediq Bale". Dessinée par Row-Long Chiu, celle-ci racontait un drame historique taïwanais (l'incident Wushe). En 2011, le réalisateur Te-Sheng Wei décide d'adapter la bande dessinée en film. La version que nous avons pu découvrir et qui vient de sortir en DVD et en BLU-RAY est la version réduite à 2h25. Le film dure réellement 4h25 dans sa version intégrale mais les producteurs ont jugé bon de réduire le film afin de faciliter son exploitation en Occident. Malheureusement pour nous, nous n'avons eu accès qu'à la version courte. Notre première impression nous laisse un sentiment d'incompréhension tant certaines séquences restent incomplètent ou inachevées, plantées là au milieu de nulle part et sans relation avec les évènements précédents. Malgré ces quelques défauts, le film en lui même reste un grand moment de cinéma. La virtuosité de la mise en scène, la qualité de la musique et la remarquable interprétation des comédiens nous ont fait grandement apprécié le travail efffectué sur ce film. Les séquences de combat et de batailles sont vraiment très crues et très réalistes donnant ainsi beaucoup de force et d'authencité à l'histoire. En effet, le réalisateur n'a pas lésiné sur les scènes de mutilation ou de décapitation qui se multiplient durant le déroulement de l'intrigue. En revanche, malgré un scénario assez simple dans ses grandes lignes, le film prend le temps de parler des personnages et de leurs histoires afin de s'y attacher et de compatir à leurs mésaventures. Néanmoins, il faut dire qu'il manque quand même deux heures de film. La vision réelle du réalisateur n'a donc pas été gardé et ce nouveau montage est donc un fragment de l'oeuvre originelle. On comprends donc que le film reste en partie inachevé. Malgré cela, l'histoire tient la route et réussit à nous divertir. Bref "Warriors of the Rainbow" est un film de grande ampleur, émouvant, sanglant et réaliste qui a le mérite de nous raconter une histoire simple mais touchante.    

Note : 6,5/10.

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 10:32

http://i38.servimg.com/u/f38/12/83/41/14/affich10.jpgLorsqu'il apprend que sa femme est enceinte, Leo Weste décide de quitter son poste d'inspecteur à la brigade criminelle de Bruxelles. Une dernière affaire à résoudre avant de raccrocher. L'enquête va le mener bien au delà de ce qu'il pouvait imaginer...

Après "Left Bank" (2008) puis "Dirtymind" (2009), Peter Van Hees termine sa trilogie sur "l'anatomie de l'amour et du mal" avec un polar sombre, situé dans les bas fonds de Bruxelles. Léo, flic chargé des homicides à Bruxelles vit en couple avec Kathleen (Natali Broods) et son fils Jack, né d'un premier mariage. Le couple est en difficulté, Léo devenant de plus en sombre face aux épreuves qu'il subit au quotidien. Les meurtres et la crasse des milieux qu'il doit côtoyer tous les jours finissent par affecter la vie de sa famille. Un soir, Kathleen lui apprend qu'elle est enceinte mais refuse de garder l'enfant voyant que les maux qu'il doit chasser sont en train de le détruire. Il choisit de quitter la police après un dernier cas, une affaire de meurtre dans la communauté congolaise de Bruxelles. Un trafiquant de statuettes est retrouvé, dans un sac poubelle, flottant au bord de l'eau. Léo va se perdre dans les méandres des quartiers interlopes de Bruxelles.

http://i38.servimg.com/u/f38/19/08/86/93/wastel12.jpgAu fur et a mesure que l'enquête va progresser, Léo va devoir affronter ses démons issus de sa relation avec son père et sa peur de le devenir à son tour. Peu à peu il va perdre pied avec la réalité et se perdre dans ses propres névroses. Les déambulations dans les rues de la ville deviennent oniriques, la recherche du meurtrier se change en trip hallucinatoire. La lutte de Léo est rythmé par les semaines de maternité de sa femme. Pour pouvoir retrouver sa famille, il va devoir descendre au plus profond de son âme et combattre le mal qui le ronge de l’intérieur.

http://i38.servimg.com/u/f38/19/08/86/93/wastel13.jpgPeter Van Hees transforme son polar obscur et poisseux en voyage dans la psyché de son personnage principal. Par le sous-titre "âme", qui apparaît en encart dés le début du film, le réalisateur donne sa note d'intention au spectateur ; le "Waste Land" ne sera pas uniquement le quartier de Bruxelles où se situe l'enquête mais également dans la tête de son policier et l'Afrique (continent sacrifié par les pays colonisateurs, en l’occurrence le Congo, ancienne colonie belge). Léo ne tue pas, il punit, ainsi se définit-il. Imprégné du mal dans lequel il erre chaque jour, incapable de distanciation avec les âmes perdues qu'il fréquente, il devient l'ange rédempteur. Ainsi lorsqu'il échoue dans sa mission, c'est lui même qu'il punit.

http://i38.servimg.com/u/f38/19/08/86/93/wastel14.jpgJérémy Renier incarne parfaitement le flic au bord du gouffre, dans un Bruxelles filmé comme une fin du monde et Peter Van Hees maîtrise le polar noir dans lequel il insuffle un surréalisme proche des films de David Lynch ou Nicolas Winding Refn. On peut regretter que le scénario, parfois simpliste, ne soit pas à la hauteur des ambitions de son réalisateur.

Note : 6/10.

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