29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 14:43

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/doomsd10.jpgEn ces temps de fin du monde annoncée, Kim Jee-Woon et Yim Pii-Sung nous présentent avec "Doomsday book", une anthologie de trois récits sur la fin de notre civilisation, avec pour dénominateur commun, la mise en cause de l'homme dans sa propre perte. Le premier intitulé "A brave new world", dans lequel Yim Pii-Sung raconte la propagation d'un virus, transformant la population en des sortes de zombies. Les clients d'un restaurant consomment en quantité importante de la viande de boeuf et voient ensuite leur agressivité décuplée et leur libido augmentée. La situation dégénère donc rapidement et la ville vire au chaos. Le réalisateur tente avec cette fable de nous sensibiliser aux dangers de la surconsommation et son impact sur notre alimentation. Le deuxième, "The heavenly creature", crée par Kim Jee-Wong, est un conte philosophique sur le rapport des hommes aux machines. Un robot qui d'ordinaire effectue des tâches banales dans un monastère se prétend peu à peu être Bouddha. Un réparateur vient donc contrôler Im-myung, modèle de robot RU-4, pour établir un rapport sur sa situation et son danger pour la société. La société RU qui a crée le robot, décide d'éliminer tous les robots de ce modèle, les jugeant nocifs et non conformes à la tâche première des robots qui est de servir les hommes. S'en suivra un combat d'idées et de point de vue quand à l'utilisation des machines et leur place dans la société. Enfin le dernier récit, "Happy birthday", est de nouveau réalisé par Yim Pii-Sung. Cette fois plus original et humouristique, il raconte l'histoire d'une petite fille qui, ayant perdue la huitième boule de billard de son père, décide d'en commander une nouvelle sur internet. Les informations annoncent alors qu'une catastrophe va toucher leur pays, et l'héroïne comprend qu'elle n'est pas du tout étrangère à cet événement. Un contre-la-montre va donc s'enclencher pour tenter de rétablir l'ordre des choses.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/photo210.jpgKim Jee-Woon ("A Tale of two sisters", "A Bittersweet Life", "I saw the Devil") et Yim Pii-Sung ("Hansel et Gretel") choisissent donc ici de traiter d'un sujet d'actualité et en même temps vu et revu, mais apporte un oeil différent et nouveau à cette thématique. Récompensé au festival Fantasia, emportant un award pour son intelligence et son originalité, cette anthologie marquera les esprits. On ne peut ignorer son casting : Ryoo Seung-Bum (co-lauréat du prix du meilleur acteur à Fantasia), Kim Kang-Woo ("The taste of money"), ainsi qu'un caméo très drôle du réalisateur de "The host". On aura donc ici le choix entre l'humour noir de Yim Pii-Sung, dont les bulletins télévision sont à la fois absurdes et très drôles, son approche décalée mais tout aussi efficace des problèmes de l'Humanité et la vision philosophique de Kim Jee-Woon, qui ébahit ici avec son questionnement de l'utilité des machines, de leur raison d'exister, de leur place dans la société et de la limite d'acceptance de l'homme vis à vis d'elles. Jusqu'où accepte-t-on qu'une machine soit intelligente, peut-on supporter qu'elle nous domine ou sème le doute en nous. De plus, son esthétique reste de loin la plus réussie de ces trois récits, imposante et pourtant si douce. Seul point négatif à cette anthologie peut-être pour les plus tatillons, sera les choix de musique de Yim Pii-Sung, qui auraient pu suivre ce ton décalé et jouer sur la surprise, mais finalement ne semblent pas adéquates et font perdre au récit un poil de son potentiel.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/doomsd11.jpgEn conclusion, un projet réussi et étonnant, qui apporte un oeil nouveau sur le sujet souvent traité de la fin du monde. Pour ma part, une grande préférence pour le récit de Kim Jee-Woon, qui va plus profond dans le questionnement, et qui, peut-être, restera plus longtemps dans les esprits, éveillant de l'intérêt et des questions. Mais les fables de Yim Pii-Sung feront naître l'espoir et nous ferons rire, ce qui est précieux et appréciable.

Note: 8/10.

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Publié par Cyrielle - dans Critiques de films
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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 11:42

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/fre10.jpgBaleines, requins, raies, dauphins... L'archipel des Açores constitue un habitat naturel unique au monde pour ces espèces fascinantes qui s'épanouissent au milieu de ses îles volcaniques.

"Sous l'océan 3D" est une invitation merveilleuse pour découvrir les paysages magnifiques des fonds marins des archipels des Açores. Filmé en 3D stéréoscopique, ce documentaire allemand offre des séquences sous-marines saisissantes et spectaculaires. Vous aurez l'occasion de plonger en immersion totale avec les raies, requins, et baleines dans les eaux poissonneuses des archipels des Açores. Doté d'une bande sonore magnifique et d'une réalisation soignée, ce documentaire vous surprendra par la beauté de ces images et la pertinence de ces commentaires. Vous aurez aussi l'occasion d'en savoir un peu plus sur ces fameuses îles en découvrant les paysages sauvages et mystérieux qui l'habitent, ainsi que l'histoire et la culture qui en font un archipel unique au monde.

Rare sont les films documentaires filmés en 3D et en HD, et pourtant "Sous l'océan 3D" a réussi son pari de conjuger prouesse technique et film documentaire rendant le tout d'un réalisme étonnant.

Note: 6.5/10.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 13:44

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image685.jpgAngleterre, XIXème siècle. Jane Eyre est engagée comme préceptrice de la petite Adèle chez le riche Edward Rochester. Cet homme ombrageux ne tarde pas à être sensible aux charmes de la jeune orpheline. C'est le début d'une folle passion...

Et une version de plus (la 18ème tout de même) pour "Jane Eyre", le roman classique de Charlotte Brontë qui se veut à certains moments autobiographique (en particulier durant les premières scènes du film où Jane est envoyé au pensionnat sévère et insalubre de Lowood). La vision du réalisateur Cary Fukunaga (on lui doit le thriller "Sin Nombre") pour cette nouvelle adaptation signée en 2011 est beaucoup plus ténébreuse et gothique que les précédentes, la photographie du long métrage en est pour preuve : les couleurs sont par exemple atténuées, les visages des protagonistes sont plus pâles... De plus, certaines séquences nous plongent assez souvent dans l'obscurité en jouant de temps en temps avec les lumières que ce soit à l'aide d'une bougie ou d'un feu de cheminée, l'atmosphère, qu'il en dégage, est pesante, troublante et, je dirai parfois même, angoissante. Ce qu'à fait Cary Fukunaga est vraiment honorable que ce soit au niveau de l'écriture (ici il faudrait mieux féliciter le travail du scénariste Moira Buffini) ou au niveau technique (décor, costume....

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/19649911.jpgParlons un peu de l'histoire qui reprends globalement la trame du roman initial en y ajoutant quelques petites modifications en ce qui concerne surtout la chronologie des évènements (on commence par la fin puis on reprend au tout début avec quelques flashbacks par-ci par-là pour revenir à l'enfance de l'héroïne). Durant les vingt premières minutes, le film a dû mal à prendre son rythme puis au fur et à mesure, on s'attache facilement aux personnages, la romance s'installe, le suspense en fait autant et l'interprétation fabuleuse des acteurs fait le reste.

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/19649912.jpgMia Wasikowska interprète le rôle principal de Jane Eyre (on a pu déjà la voir dans la version sombre d'"Alice au pays des Merveilles" de Tim Burton) et, chose importante à signaler que l'on ne remarquera pas dans les films précédents, elle a pratiquement le même âge que son personnage, le résultat est vraiment bluffant et sa prestation est tout simplement remarquable : elle incarne avec conviction à la fois l'innocence, la force, la détermination, la différence et le courage. Pour le reste du casting, on y retrouve Michael Fassbender (récemment vu dans le dernier Ridley Scott "Prometheus"...), Jamie Bell ("King Kong"...) et Judi Dench ("Skyfall"...).

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image686.jpgDisposant entre autre d'un casting prestigieux, d'un scénario solide et bien construit et d'une réalisation soignée, cette nouvelle version de l'oeuvre de Charlotte Brontë mérite indiscutablement le respect.

Note : 8/10.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 19:50

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image188.jpgSeul, sans boulot, gravement malade, Frank sombre dans la spirale infernale d’une Amérique déshumanisée et cruelle. N’ayant plus rien à perdre, il prend son flingue et assassine les personnes les plus viles et stupides qui croisent son chemin. Bientôt rejoint par Roxy, lycéenne révoltée et complice des plus improbables, c’est le début d’une équipée sauvage, sanglante et grandguignolesque sur les routes de la bêtise made in USA.

Richard Kelly est un homme sympathique. Non seulement, il arrive à réaliser des film stimulants mais il prend son rôle de producteur, via sa société Darko, très au sérieux en venant en aide aux petites productions qui mériteraient un coup d’œil. Ce "God Bless America" en fait partie. Un couple avec un adulte et une adolescente, des flingues, un drapeau américain, l’affiche donne le ton du métrage : "God Bless America" veut tout défoncer sur son passage comme aux plus heures d’un cinéma américain qui regarde sous un œil acerbe sa propre condition. Et force est de reconnaître qu’il y arrive plutôt bien. Le monde du travail, la télévision, la génération du XXIème siècle sont les cœurs de cible du cinéaste et de son alter ego, Frank. Ce dernier se demande d’ailleurs s’il ne va pas péter un plomb devant un tel déluge de stupidité globalisée. Pour le plus grand plaisir du spectateur, le burn-out va bel et bien arriver. Il va alors prendre la route et l’arme pour aller châtier ceux qu’ils ne jugent pas assez intelligents pour vivre dans notre civilisation occidentale. Si la démarche est carrément jouissive, elle est peut-être parfois légèrement moralisatrice. Il ne faut pas non plus que les protagonistes se sentent supérieurs aux autres, ce qu’ils ont tendance à parfois penser, ou se réunissent autour d’une logique passéiste en reprenant en cœur le célèbre refrain « c’était mieux avant ». De héros, ils pourraient passer pour des personnes détestables, ce qui n’est pas le but premier d’un cinéaste qui les aime profondément. Le métrage aurait pu également plonger plus en profondeur dans les méandres de la civilisation américaine, soit en convoquant une seule réflexion et en analysant l’intégralité des tenants et aboutissants, soit en tentant un arc-en-ciel thématique. Il ne reste finalement qu’en surface, tapant sur des problématiques futiles même si elles ne sont pas dénuées d’intérêt. C’est dommage car à la reprise de ces points, "God Bless America" n’arrive pas à devenir aussi riche qu’il le souhaiterait.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image253.jpgLa grande force du film vient du fait qu’il ne condamne pas son couple héroïque. Le cinéaste se déleste d’un quelconque discours sur les armes à feu. Pourtant, il y aurait des choses à dire quand on voit une jeune fille mineure s’éclater à fusiller des gens. La réelle subversion se situe à ce niveau, plus que de critiquer des éléments trop évidents : retourner une donnée plus que jamais problématique dans les Etats-Unis d’aujourd’hui et la montrer comme une puissance exutoire, un instrument de révolte, un moyen de défense contre celui qui empêche le développement de la nation US. Que Dieu Bénisse l’Amérique, en effet, pour ces héros des temps modernes qui reprennent à leurs comptes la base de la civilisation américaine dans la construction du pays (le deuxième amendement de la Constitution, quand même) et l’appliquent au pied de la lettre pour sauver ce qui peut encore l’être et (re)construire les Etats-Unis sur un terreau nouveau, vierge et fertile pour un futur meilleur comme les pionniers l’ont fait avant eux lors de la conquête. Les armes retrouvent finalement leur sens premier, moral, identitaire et à ce titre, le film fait mouche. Mieux encore, c’est surtout l’occasion de prendre en compte l’extraordinaire pouvoir de catharsis du cinéma. Qui n’a jamais eu envie d’exploser sa télévision devant les sommets de crétinerie qu’elle propose ? Qui n’a jamais eu envie d’aller tapoter l’épaule de son voisin dans un lieu quelconque pour lui dire que certaines choses ne se font pas ? Frank ose dire et faire ce que, secrètement, beaucoup n’ont pas réussi à faire pour de multiples raisons.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image334.jpg"God Bless America" est un véritable médicament pour les défenseurs du bon goût. Néanmoins, le film n’arrive pas à dépasser son statut critique. La faute en revient à une mise en scène somme toute assez peu travaillée et à un scénario aux ficelles cousues de fils blancs. Ce n’est pas tant que ce dernier soit prévisible dans son déroulement mais sa forme en elle-même pose problème. Plus que de se retrouver devant une écriture des personnages qui n’est pas spécialement fouillée tant ceux-ci restent globalement sur une même ligne directrice, le spectateur regarde en fait une construction banale et typique du cinéma américain avec ses montées jouissives, ses chutes empathiques et son discours final qui donne la leçon. "God Bless America" en deviendrait-il alors cynique ? Se foutrait-il de la gueule de son auditorium ? La réponse n’est pas aisée mais on voudrait répondre par la négative. La critique reste acerbe et il faut davantage voir dans cette logique une certaine forme de classicisme de la part d’un réalisateur au fait des habitudes cinématographiques efficaces et sans prise de tête. Surtout, pouvons-nous y voir une forme plus maligne que prévue si l’on suggère que le film prenne à l’identique les armes qu’Hollywood utilise pour mieux contourner la fabrique à rêves, retourner ses propres défauts, ses archétypes contre elle-même. Cette démarche pourrait s’avérer passionnante mais elle n’a pas l’air de contaminer le film. Il faut que le spectateur prenne beaucoup de recul, tire par les cheveux les principes d’écriture scénaristique pour entrer dans cette logique. Quant à la réalisation, si certains plans arrivent à sortir du lot et si quelques effets sont du plus bel effet, l’ensemble reste globalement assez réduit à du plan-plan. Certes, cela demeure profitable car le rythme est soutenu, les moments humoristiques sont bien présents, les acteurs font bien le boulot et arrivent à distiller de la surprise et le déluge de références pop fait plaisir à entendre mais une petite ambition formelle en plus aurait fait basculer le métrage dans une autre dimension.

"God Bless America" est efficace et cela s’arrête là. Néanmoins performant en de nombreux points, il aurait mérité d’aller plus loin dans sa démarche pour qu’il puisse s’inscrire dans le panthéon des œuvres filmiques rebelles, iconoclastes et définitivement cultes.

Note : 6,5/10.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 12:07

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image691.jpgEllison est un auteur de romans policiers inspirés de faits réels. Dans l'espoir d'écrire un nouveau livre à succès, il emménage avec sa famille dans une maison où les anciens propriétaires ont été retrouvés inexplicablement pendus. Ellison y découvre dans le grenier des bobines 8mm contenant les images de meurtres d'autres familles. Qui a filmé ces tueries et pour quelle raison ? Ellison va tenter de répondre à ces questions tandis que le tueur présumé, une entité surnaturelle présente sur les films, menace de plus en plus sa famille.

Derrière "Sinister" se cache Jason Blum, producteur de "Paranormal Activity", "Insidious" et du prochain film de Barry - "Sphere" - Levinson : "The Bay", autant dire que le projet avait l'air alléchant et allait donc titiller la curiosité de tout bon fan d'épouvante à la recherche de sensations fortes (moi y compris). Après l'avoir visionné, le long métrage ne déçoit pas en ce qui concerne son intention de nous faire frémir : on frise la crise cardiaque tellement on sursaute face aux nombeuses scènes terrifiantes que l'on nous réserve, on joue avec nos nerfs et, à vrai dire, on adore ça (c'est ce qu'on est venu chercher après tout...). En revanche, les dernières minutes sont un peu prévisibles et on en resort un peu déçu mais, au final, l'ensemble ne manque pas d'intérêt.

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image692.jpgLa réalisation soignée, on l'a doit à Scott Derrickson (il est aussi producteur exécutif et a écrit le scénario avec C. Robert Cargill) qui a signé des productions comme "L'exorcisme d'Emily Rose" ou encore "Le jour où la Terre s'arrêta" avec Keanu Reeves. Il sera prochainement (en 2013) responsable de l'adaptation cinématographique du jeu vidéo "Deus Ex: Human Revolution".

Pour le casting, on retiendra les noms d'Ethan Hawke très convaincant dans le rôle d'un père de famille en proie à des phénomènes paranormaux qui va devoir faire face à ses croyances et redéfinir ses priorités, Juliet Rylance admirable et Vincent D'Onofrio ("New York Section Criminelle"...) malheureusement peu présent. Mention spéciale aux deux jeunes enfants Clare Foley et Michael Hall D'Addario tout deux étonnants malgré leurs jeunes âges...

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image916.jpg"Sinister" se veut être un film d'épouvante et abuse forcément des ingrédients classiques pour faire peur : musique inquiétante, effet de surprise, mystère entourant le mal qui entoure les personnages, séquence tournée dans le noir... Néanmoins, là où certains longs métrages n'ont pas réussi à surprendre ses spectateurs, ici, ce n'est pas le cas, les frissons sont garantis, l'atmosphère est constamment terrifiante parfois même pétrifiante (on ose même pas respirer tant le suspense atteint son paroxysme...) et attendez-vous à faire de jolis cauchemars...

Pour résumer, Scott Derrickson ne va pas jusqu'à révolutioner le film de genre mais son long métrage réserve bien quelques belles frayeurs en instaurant une ambiance lugubre et menaçante quasi constante avec un "méchant", effrayant à souhait, tout droit sorti d'une terreur nocturne. Brrrrr.

Note : 7,5/10.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 11:43

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image687.jpgEn 2074, le voyage dans le temps a été inventé, mais est déclaré illégal. Seule la Mafia s'en sert pour se débarrasser de témoins gênants. Pour cela, elle les envoie 30 ans en arrière en 2044, ligotés et cagoulés; où des hommes sont prêts à les abattre dès leur arrivée. Le paiement parvient aux "Loopers" attaché sous forme de lingots au dos des victimes. Lorsqu'un "looper" reçoit un montant plus important que d'habitude, il sait que son contrat se termine, car il vient de tuer son moi futur. Il lui reste donc trente ans à vivre, et dans ce cas il profite de la vie un maximum. Joe est un des tireurs à gage, un "Looper". Il gagne bien sa vie avec ce job et ne se pose pas trop de questions. Avec ce qu'il gagne, il a une belle voiture, un appartement luxueux, il sort en boîte et prend du bon temps, avec ses potes, des filles, et avec des substances récréatives... Un jour, Joe est prêt à faire son job, l'arme chargée, mais la victime tarde à apparaître. L'homme à abattre apparaît finalement, non-cagoulé... et Joe se reconnaît lui-même ! Que va-t-il faire... abattre son alter ego du futur, ou le laisser vivre ?

Critique de Greg :

Bruce Willis (la saga "Die Hard"...), Joseph Gordon-Levitt ("The Dark Knight Rises"...), Emily Blunt ("L'Agence"...), Piper Perabo ("Infectés"...) et Jeff Daniels ("Les 101 Dalmatiens"...), bref, un casting de premier choix pour un film hors normes qui a bouleversé les codes de la science-fiction en nous offrant une histoire à la fois originale et maîtrisée de bout en bout. Derrière ce projet (que ce soit au niveau du scénario ou de la réalisation), il s'agit de Rian Johnson qui a déjà signé le très controversé "Brick" avec de nouveau Joseph Gordon-Levitt en tête d'affiche. 

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image689.jpgL'histoire est prenante du début jusqu'à la fin, les "bases" nous sont expliquées rapidement au début et on nous plonge ensuite dans l'univers si particulier des "loopers". Le suspense est quasi-omniprésent, les scènes d'action ne manquent pas et certaines d'entre elles sont vraiment spectaculaires avec des effets visuels très réussis (je pense surtout aux effets de la télékinésie...) et le final réserve bien des surprises... Je n'en dis pas plus.

Concernant la prestation des acteurs, celle qui m'a le plus étonné est celle de Joseph Gordon-Levitt qui nous prouve, une fois de plus, l'étendue de son talent et parvient ainsi à nous interpretter un "Bruce Willis" tout jeunot : ses mimiques, son tempérament, ses gestes, tout y est minutueusement reproduit... Chapeau. 

Pour résumer, "Looper" est un long métrage de science fiction efficace, ingénieux et très bien mené par le duo Bruce Willis / Joseph Gordon-Levitt.

Note : 8,5/10.

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image688.jpgCritique de Samuel :

Concept intéressant et original dans le scénario, avec parfois des longueurs (le film dure près de 2h) malgré le bon rythme constant. On est tenu en haleine jusqu'au bout, on n'imagine pas quelle va être la suite... donc au niveau du suspense, c'est un excellent film. Il est noté enfants non admis (interdit aux moins de 12 ans), et je comprends cette restriction au vu des drogues et des images violentes à certains moments, qui peuvent s'avérer assez traumatisantes. L'histoire est divisée en deux parties : la première, calme, dans laquelle tout "va bien", malgré un monde futuriste assez sombre ; et une seconde partie plus dynamique, composée de chasse à l'homme (je n'en révèle pas plus ici, je ne dis pas qui sera chassé par qui...), sans pour autant être une course poursuite effrénée.

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image690.jpgLes acteurs sont moyens, j'ai trouvé que Joseph Gordon-Levitt était dans un rôle qui ne lui allait pas. Quant à Bruce Willis, il est dans son registre traditionnel, pour caricaturer : une arme à la main, dégommant tout sur son passage... Emily Blunt de son côté est très bien, rien à redire sur sa prestation. Bonne surprise par contre avec le très jeune Pierce Gagnon, très surprenant - pour son âge - dans son jeu d'acteur ! J'ai été étonné du peu d'effets spéciaux. Ils sont bien là (motos volantes, voyage temporel, ...) mais très discrets et ne viennent pas faire de l'ombre au scénario. Une trame de ce scénario est montrée un peu mais pas beaucoup exploitée : les télékinésiques (TK), et c'est dommage, pourquoi l'inclure si c'est pour ne pas développer cette trame ? L'aspect futuriste est très peu mis en avant, les amateurs de "hard science" (comme moi...) seront déçus... et à contrario ceux qui n'aiment pas la science-fiction trouveront ici un film "abordable", sans éléments connus uniquement des "initiés". L'application concrète d'un paradoxe temporel n'est pas assez développée, et des moments du film m'ont parus incompréhensibles... voire incohérents.

Sinon dans l'ensemble cela reste un bon film d'action/suspense, avec peu d'éléments de science-fiction.

Note : 7/10.

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Publié par Greg, Samuel - dans Critiques de films
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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 11:43

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/ffr11.jpgDans le Périogord, Hortense Laborie, femme de caractère, tient une truffière avec son oncle. Un jour, elle est avertie qu’une voiture noire avec des hommes style "Men in Black" vient la réquisitionner et l’emmener vers Paris pour lui proposer un emploi. Durant le trajet elle essaie d’en savoir un peu plus, et arrivée à la gare parisienne, on lui annonce qu’elle va directement être emmenée au "55" (raccourci pour parler du n°55 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, adresse du Palais de l’Elysée dans le 8ème arrondissement). Arrivée sur place elle est reçue par le chef de cabinet du Président, qui lui propose de devenir la chef de cuisine personnelle du Président et de ses invités. Hortense répond tout de suite qu’elle est honorée mais qu’elle ne pense pas être la bonne personne ; le chef de cabinet insiste en disant que c’est Joël Robuchon - qu’elle n’a croisé qu’une seule fois - qui l’a recommandée auprès du Président pour lui concocter des recettes traditionnelles françaises, la cuisine de sa grand-mère. Elle accepte donc le poste, sans savoir que dans les méandres du Palais, toutes les saveurs ne sont pas toujours appréciées...

Comme j’adore Catherine Frot, j’ai foncé pour aller déguster des yeux "Les Saveurs du Palais". Pourtant avec cette comédie, je n’ai pas beaucoup ri ; j’ai esquissé quelques sourires certes mais ce n’est pas un film à hurler de rire. Je l’appellerais plutôt "biographie librement inspirée". En effet, dès le début pendant le générique, en survolant de magnifiques paysages du Périgord, on peut lire "librement inspiré de la vie de Madame Danièle Mazet-Delpeuch". Catherine Frot est fidèle à elle-même, ce rôle lui va bien, cependant malgré son talent (et celui des autres acteurs bien sûr), cela ne suffit pas à nous arracher un vrai rire, car la mise en scène et le scénario sont plus proches d’une biographie que d’une comédie, comme je le disais ci-dessus. Le président de la République est formidablement interprété par Jean d’Ormesson, qui joue avec toute la classe qu’on lui connaît, sans pour autant tomber dans la caricature de François Mitterand. Les autres acteurs comme Hippolyte Girardot, Philippe Uchan, ou encore le jeune Arthur Dupont s’en sortent bien également.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/palais10.jpgChoix étrange également, l’histoire fonctionne par flashbacks. On commence en Antarctique, où Hortense travaille dans une base scientifique comme cuisinière, et tout au long du film on revoit comment elle a été convoquée, son entrée à l’Elysée, comment elle préparait les différents repas (ces scènes sont d’ailleurs très appétissantes !), sa rencontre avec le Président, etc. Et de temps en temps on revient en Antarctique, pour suivre le "cours normal de l’histoire".

Malgré tout ces éléments, ce fut un agréable, mais pas exceptionnel, moment cinématographique. La fin m’a un peu déçu aussi je dois dire, cela manquait de panache.

Note : 6/10.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 13:44

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/ruby10.jpgCalvin est un romancier à succès, qui peine à trouver un second souffle. Encouragé par son psychiatre à écrire sur la fille de ses rêves, Calvin voit son univers bouleversé par l’apparition littérale de Ruby dans sa vie, amoureuse de lui et exactement comme il l’a écrite et imaginée.

Six ans... Il a fallu attendre six ans pour voir le nouveau film de Jonathan Dayton et Valerie Faris sortir les écrans après l’incroyable succès de "Little Miss Sunshine". La mission du deuxième film est généralement ardue. Cela a dû être encore pire pour le couple de cinéastes qui se sont sûrement mis une pression monstre pour ne pas décevoir. Tant qu’à faire, autant tout changer pour ne pas subir la comparaison avec le film précédent, décontenancer son spectateur / admirateur et affranchir une identité particulière. Avec "Elle s’appelle Ruby", les réalisateurs sont clairement partis dans cette direction. Plus de voyage, plus de mouvement, plus de groupe, plus de loufoquerie, cette nouvelle livraison prend exactement le chemin inverse. Un écrivain, un appartement, un livre, une fille, voilà les éléments du film et ceux-ci vont donner une nouvelle thématique. Alors que "Little Miss Sunshine" pouvait se voir comme un discours généraliste sur une certaine idée de l’Amérique (l’espace et la famille), "Elle s’appelle Ruby" se fait plus intimiste. Nous retrouvons Paul Dano, le fils dans "Little Miss Sunshine", en écrivain célèbre et célébré trop tôt pour un roman à succès, qui se trouve devant le syndrome de la page blanche pour un nouvel opus demandé. Bien aidé par une mise en scène précise qui prend le temps de construire un cadre et un brin maniaco-dépressif, il ne trouve le salut que chez son psychologue et dans ses rêves. Par bonheur, une combinaison des deux va aboutir à la venue d’une jeune femme, Ruby, directement de son imagination à la réalité. La chose est incongrue et ce postulat de scénario assez salvateur car d’une grande originalité. Sommes-nous réellement devant un spectacle fantastique ? La question mérite d’être posée quand le métrage s’amuse avec le genre. Le début est clairement de cet acabit, l’arrivée de Ruby est une rupture dans un réel tout ce qu’il y a de plus classique et banal. Elle vient bien d’un hors champ général, celui de l’imagination de Calvin. Celle-ci est complètement déconnectée de la société, de son agent, de ses parents, de son frère, de ses amis. La mise en scène brumeuse de ces moments est un classique du genre mais elle a le mérite d’être carrée, efficace et de ne pas tromper le spectateur car la volonté des deux cinéastes ne situe pas à ce niveau pourtant généralisé dans le film fantastique. Néanmoins, petit à petit, ce dernier aspect va tendre à disparaître et va se faire réel puisque Ruby va être vu et connu de tous. Le film va alors basculer vers d’autres territoires car plongeant la tête la première vers la comédie romantique.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/ruby110.jpgPar la même occasion, une certaine idée de la sophistication comique va innerver le métrage quand des moments inopportuns se mettent en route pour le plus grand plaisir du spectateur qui se retrouve gentiment trimballé entre plusieurs niveaux. Ce changement de cap pourrait être une difficulté, tout du moins un piège. Le film n’y échappe pas toujours quand des baisses de rythme se font sentir. Surprendre est une activité saine mais tenir la cadence se révèle souvent plus ardu de prévu car les archétypes ont la vie dure dans cet exercice. Elle s’appelle Ruby ne déroge donc pas à la règle. Surtout, cette identité romantique est souvent galvaudée par un Hollywood qui n’y voit qu’explosions de bons sentiments et ascensions vers des moralités idoines. Heureusement, Jonathan Payton et Valerie Faris ne jouent pas dans la même cour. Si le spectateur souhaite une fin heureuse de circonstance, c’est bien parce qu’il existe un mélange d’attraction / répulsion qui fait toute la force de la démarche cinématographique. Mignon, attendrissant, émouvant, "Elle s’appelle Ruby" peut l’être grâce à l’abattage de son actrice principale, la lumineuse Zoe Kazan qui bouffe tout sur son passage, et de son partenaire à la ville comme à l’écran Paul Dano, maladroit, perdu et mélancolique. Se cherchant sans cesse mais témoignant d’une réelle complicité qui sied parfaitement au discours du film, ils délivrent un ballet amoureux d’une belle tendresse. Mais le film peut également s’avérer cruel. Certes, cette représentation réelle d’une imagerie « virtuelle » de la personne parfaite est bel et bien un pur fantasme pour le malheureux en amour que peut être Calvin. Néanmoins, il ne faut pas, non plus, confondre ses désirs pour des réalités. Le personnage principal a tendance à l’oublier. Cette vision peut virer au crade, au dénigrement, à la supériorité. Un rêve ne se contrôle pas, aussi beau soit-il, et un être humain possède son libre-arbitre et son caractère même si la pratique est moins belle que la théorie. C’est par le désir d’accomplissement de l’Autre que le héros va comprendre ses erreurs. Il va bien évidemment s’en rendre compte et les accepter mais ce sera par dépit et cela n’empêchera pas le métrage de se draper une certaine forme de mélancolie bienvenue. En effet, il faut le voir galérer, embrayer sur des actions ou des paroles malencontreuses, décider pour deux dans une logique individualiste de trop bien faire pour lui-même.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/ruby210.jpgEn recherchant de cette façon le bonheur, il oublie que les choses doivent se faire par elles-mêmes, naturellement, pour trouver leur véritable richesse et non sous une quelconque autorité qui dirige mais qui ne pend pas de recul. Tel est l’enjeu du changement de genre dans ce film qui révèle ainsi sa grande humanité. Le film peut également aller plus loin. Peut-on également voir un discours méta-textuel ? Calvin ne serait-il pas l’alter ego des deux cinéastes qui ont dû se retrouver devant l’angoisse du manque de créativité, du déficit de sincérité après un énorme succès ? Le contrôle exacerbé d’un projet qui n’a finalement pas vu le jour à cause d’un manque de clairvoyance doit-il être en cause ? Peut-être est-il aussi un doigt d’honneur aux producteurs véreux et sans scrupules qui ne voyaient que des cinéastes aux œufs d’or et qu’ils ont essayé d’influencer ? Ces questionnements peuvent s’avérer passionnants et surtout témoignent d’une honnêteté quant à sa mise en chantier qui ne peut que faire plaisir et qui refuse les diktats mercantiles de l’industrie.

"Elle s’appelle Ruby" est un film ambitieux mais dont les tenants et les aboutissants ne s’affichent pas tout de suite car le métrage veut bien en dire plus que ce qu’il n’y parait. Moins viscéral que "Little Miss Sunshine", il se révèle plus réfléchi mais toujours stimulant. Il augure surtout le meilleur pour le futur d’un Jonathan Dayton et d’une Valérie Faris qui ont su intelligemment se renouveler.

Note : 6.5/10.

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Publié par Thibault - dans Critiques de films
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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 13:38

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/dd11.jpgLa cloche sonne et c’est la libération pour l’élève Ducobu : enfin les vacances, loin de Latouche et de ses dictées diaboliques !!! BD, Club Mickey, glaces à gogo... Ducobu a à peine le temps de se réjouir que son père lui annonce un tout autre programme : ils partent avec la famille Gratin. Avec Léonie et sa mère, c’est plutôt réveil aux aurores, musées et révisions. Et pour couronner le tout... Ducobu tombe sur Latouche et Mademoiselle Rateau venus eux aussi en vacances au camping. Le Cauchemar !!! Heureusement le hasard met sur son chemin une carte mystérieuse. Grâce à son ingéniosité, Ducobu en décode l’énigme et se lance à la recherche d’un trésor de pirates perdu. Le roi de la triche devient le roi de l’aventure et les vraies vacances peuvent commencer !

Après le sympathique premier volet réalisé en 2010, les aventures du plus célèbre des cancres Ducobu revient pour notre plus grand plaisir, pour les petits comme pour les grands, avec ce second (peut être pas le dernier...) opus "Les Vacances de Ducobu" dont la mise en scène est signée une fois de plus par Philippe de Chauveron. Les fans pourront donc retrouver certains acteurs et actrices du premier épisode comme l'excellent Elie Semoun (de nouveau dans le rôle du professeur Latouche), Joséphine de Meaux, Héléna Noguerra et Juliette Chappey. Pour les petits nouveaux, en tête d'affiche nous avons le jeune François Viette qui remplace Vincent Claude pour le rôle phare de Ducobu mais aussi Pierre-François Martin-Laval et enfin Bruno Salomone, hilarant et drôle dans le rôle d'un animateur d'un club Mickey.

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/dd210.jpgLa particularité de ces "Vacances" c'est qu'il s'agit en fait d'un scénario original qui ne reprend pas la trame d'un album de Ducobu (tout le contraire de son prédécesseur...), nous avons ainsi droit à des gags inédits avec au programme camping à la mer, saut en trempoline, baignades mouvementés dans la piscine, recherche au trésor, île déserte, monstre mystérieux et notre cher Ducobu ne manque toujours pas d'ingéniosité pour trouver de nouvelles inventions toutes aussi dingues et farfelues les unes que les autres pour tricher. 

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/dd310.jpgLes nouvelles péripéties de notre cancre adoré rayé jaune et noir seront appréciées à leurs justes valeurs et, je pense, satisferont les plus grands fans de la B.D avec une histoire totalement nouvelle remplie de bon sentiments et de drôlerie.

Note : 8/10.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 10:39

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/tv_jaq12.jpgLee Miller, astronaute à bord de la Station Spatiale Internationale, perd tout contact avec la terre. Plus le temps passe, plus ses ressources diminuent et plus Lee lutte pour ne pas sombrer dans la folie. Une lueur d’espoir se présente lorsqu’il trouve un journal à bord qui va lui permettre de voyager à travers le temps jusqu’en 1864 en pleine Guerre de Sécession. A travers les récits du soldat Briggs, Lee a accès à une découverte extraordinaire et se rend compte que malgré les cent ans qui les séparent, leur destin est lié... Entre expérience galactique et voyage dans le temps, Lee survivra-t-il à cette odyssée dans l’espace ? Que feriez-vous si vous aviez perdu tout contact avec le monde extérieur ?

A l'origine de ce projet, le groupe "Angels and Airwaves", aussi connu sous le nom de "AVA" (dont le leader est Tom Delonge, guitariste du groupe "Blink 182"), qui produit en 2009 leur troisième album appellé "Love". Le long métrage "Space Time" en est, pour ainsi dire, une reproduction cinématographique qui, dès les premières minutes, s'annonce comme une véritable prouesse technique que ce soit au niveau visuel ou sonore et cela malgré un budget tout petit. La photographie est, en effet, très recherchée tout comme le montage et la réalisation, rien n'est pris au hasard, chaque plan regorge de trouvailles et la bande originale est franchement extraordinaire et colle parfaitement à l'intrigue (et c'est bien normal...).

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/rvb_di18.jpgL'histoire est aussi un réel point fort, l'originalité est de mise et le scénario même habilement les genres entre la science-fiction et le fantastique. On suit donc avec beaucoup d'intérêt la descente aux enfers progressive du personnage principal (interpretté d'ailleurs brillament par Gunner Wright) face à sa solitude et son profond désarroi jusqu'au final des plus joussifs et des plus surprenants.  

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/rvb_di19.jpgEn résumé, "Space Time" est une réussite incontestable autant au niveau de l'image qu'au niveau de la bande son et nous promet ainsi un spectacle divertissant et tout simplement époustouflant.

Note : 8,5/10.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 10:37

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/the10.jpgLa petite ville tranquille d’Antioch est le théâtre de curieux miracles depuis l’arrivée d’un mystérieux étranger, Brandon. Les habitants sont bientôt divisés au sujet de cet homme très charismatique et certains se demandent s’il est un véritable messie, un faux prophète ou l’envoyé du diable. L’ancien pasteur d’Antioch, Travis, qui a perdu la Foi et le vétérinaire, Morgan, font équipe afin de percer à jour le véritable visage de Brandon.

Thriller, drame, fantastique, horreur, "The Visitation" est un savant mélange de tous ces genres avec, ma foi, un scénario fort original qui nous garantit de passer un agréable moment devant notre écran. La réalisation est soignée et nous le devons à Robby Henson, assez peu connu, qui a signé entre autre des titres comme "Thr3e" en 2006 avec Marc Blucas ("Buffy contre les vampires"...) et "House" en 2008 avec Michael Madsen ("Kill Bill"...). Concernant le casting, certains d'entre vous auront reconnu l'acteur Edward Furlong... Mais si, rappellez-vous en 1991, il avait interpretté le personnage de l'ado-rebelle John Connor aux côtés d'Arnold Schwarzenegger dans "Terminator 2 : Le Jugement Dernier". Nous avons aussi Martin Donovan ("Silent Hill: Revelation 3D"...), Kelly Lynch ("Charlie et ses drôles de dames") ou encore Richard Tyson ("Un flic à la maternelle"...). 

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image658.jpgLe rythme du film est un peu lent au début mais il se rattrape très vite, l'intrigue fantastique sur fond de thriller offre l'occasion de se poser pas mal de questions qui trouveront, pour la plupart, réponses vers les quinze dernières minutes. Jusque là, le mystère est entier, le suspense va crescendo et le final est sincèrement impressionnant pour ce genre de petite production tout comme les effets visuels.

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image659.jpgEn résumé, "The Visitation" est une très bonne surprise qui mérite le coup d'oeil ne serait-ce que pour retrouver l'acteur Edward Furlong qui a bien grandi depuis son rôle dans "Terminator 2 : Le Jugement Dernier".

Note : 7,5/10.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 14:10

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image180.jpgAu cœur de Naples, Luciano est un chef de famille hâbleur et joyeusement exubérant qui exerce ses talents de bonimenteur et de comique devant les clients de sa poissonnerie et sa nombreuse tribu. Un jour, poussé par ses enfants, il participe sans trop y croire au casting de la plus célèbre émission de télé-réalité italienne. Dès cet instant, sa vie entière bascule : plus rien ne compte désormais - ni sa famille, ni ses amis, ni son travail ni même la petite arnaque imaginée par son épouse, qui améliorait un peu leur ordinaire ! Le rêve de devenir une personnalité médiatique modifie radicalement son destin mais aussi celui de tout son entourage...

Gomorra avait impressionné les critiques et les publics du monde entier par sa plongée frontale dans la Camorra, la mafia napolitaine. Matteo Garrone était attendu avec impatience pour son nouveau film. Il est arrivé sur les écrans après un passage au Festival de Cannes 2012 où il a reçu le Grand Prix. Pourtant, le projet est casse-gueule. L’histoire de Luciano, un poissonnier napolitain qui se croit et se voit en futur héros de la télé-réalité a, certes, quelque chose de réjouissant mais il y a comme quelque chose qui cloche. Reality donne l’impression d’être en retard. Si la télé-réalité est toujours présente sur les écrans de télévision, les starlettes qui en sortent font toujours la couverture des magazines people et les détracteurs sont toujours présents, l’engouement est quelque peu passé. Il n’y a plus de folie populaire autour de ces simili héros comme aux plus belles heures du Loft Story, tout du moins en France, où les candidats étaient attendus comme des messies, les programmes ne sont plus trop aux heures de grande écoute et les principales chaînes de télévision ne produisent plus ce genre d’émissions, laissant la place aux petites structures en mal de popularité et de revenus engrangés facilement et sans scrupules. La satire que propose Reality n’est pas dénuée de sens et s’avère même plutôt bien sentie mais elle a, au moins, cinq ans de retard. Le film pourrait alors perdre un peu de sa puissance évocatrice. Et le spectateur n’est qu’à un pas de se dire que le métrage est un peu vain, presque rance, et que les personnages sont finalement énervants en se faisant avoir comme des bleus après tout ce qui a été dit et réfléchi sur la télé-réalité. A bien y penser, le discours peut arriver quand même à passer quand on le prend à contre sens. Finalement entrée dans la conscience télévisuelle collective du téléspectateur, la télé-réalité pourrait faire croire qu’elle est devenue inoffensive. C’est faux et le cinéaste nous rappelle qu’elle en fait toujours là. Plus personne ne s’en rend compte mais son pouvoir d’attraction est encore présent.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image418.jpgDerrière son statut caché, la télé-réalité cache son existence et se fait sournoise, presque cynique, pour pouvoir happer son téléspectateur. Luciano en est le parfait exemple. Exerçant son métier avec une belle énergie, il n’en a que faire de ces émissions. Tout juste fait-il le casting d’Il Grande Fratello pour faire plaisir à ses enfants. Hélas, la machine va s’emballer et il va sombrer dans une folie des grandeurs, attendant le résultat d’un entretien qu’il croit positif et détruit sa relation avec ses proches. La volonté de célébrité fait tourner les têtes, fait faire n’importe quoi et surtout, elle est toujours là. La télé-réalité a bien réussi son coup. En étant maintenant quasi-invisible, elle a, par le passé, tellement bien marché que les aboutissants (être riche et célèbre à peu de frais, faire valoir son narcissisme, extrapoler son individualisme) sont ancrés dans les strates de la société. Au final, plus qu’une critique de la télé-réalité, Matteo Garrone tire sur la société dans son ensemble qui n’a pas su prendre du recul et qui s’est faîte contaminer bien comme il faut par des valeurs et des comportements futiles et qui échappent à toute humanité et par la dictature du pouvoir de l’image à deux sous. Il faut d’ailleurs voir ce magnifique plan sur Cinecittà, l’usine à rêves romaine, qui ne devient plus un magnifique puits à fantasme artistique tel que Fellini, pour ne citer que le plus célèbre, l’a construit, mais une machinerie industrielle sans âme, sans réflexion, sans dimension. Ce raisonnement que le spectateur peut construire a une magnifique cause : la mise en scène. A ce niveau, le cinéaste fait preuve d’une virtuosité éclatante. Le premier plan impressionne, superbe panoramique sur la ville de Naples qui se resserre pour arriver sur une calèche conduisant des futurs mariés. Ils vont arriver dans une immense salle des fêtes où se déroulent plusieurs cérémonies. Luciano est dans l’une d’entre elles.

http://i72.servimg.com/u/f72/16/38/28/65/image120.jpgLe propos du réalisateur est clair. Ce qui va arriver à ce personnage peut arriver à n’importe quelle personne que le mouvement de caméra a balayé dans une logique purement hasardeuse, peut-être au mauvais endroit au mauvais moment. Quant au dernier plan, il répond parfaitement au début dans une logique à la limite du cosmique comme pour montrer que le mal est fait, présent et omniscient. La nouvelle réalité innerve bien dorénavant notre monde. Entre-temps, le cinéaste gratifie le spectateur de l’éventail des possibilités d’une caméra. Travellings pour suivre les personnages, plongées et gros plans pour donner une légère atmosphère de genre au moment du crescendo de la folie, visions médiatiques pour suggérer l’embrigadement mental, pas de doute, Matteo Garrone sait y faire. Néanmoins, certains problèmes de rythme au milieu du film sont présents, ce qui a tendance à alourdir la représentation. De plus, les évolutions des différents personnages ne sont pas construites sur un même niveaux (c’est tout bon pour celle du personnage principal qui est linéaire et sans oubli, moins pour ses proches qui agissent toujours de la même façon). Enfin, un léger cabotinage de la part de certains acteurs peut susciter l’énervement à défaut de compréhension et de compassion. Ces éléments viennent clairement ternir l’image de Reality. C’est dommage car le film peut ainsi faire perdre l’adhésion immédiate du spectateur.

http://i72.servimg.com/u/f72/16/38/28/65/image219.jpgLe nouveau film du réalisateur italien aurait pu être un sacré coup de pied dans la fourmilière. Hélas, il se situe dans un entre-deux discursif dans lequel le spectateur a du mal à se placer qui fait que le propos perd au final de sa puissance. Il faut toute la force de la mise en scène pour maintenir à flot. C’est déjà un moindre mal.

Note : 6/10.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 10:30

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image240.jpgDans les années 1980, un garçon de 8 ans, John Bennett, qui a des difficultés à se faire des amis, reçoit un ours en peluche (Teddy) pour Noël. Il l’adopte et l’emmène partout où il va. Un soir, il souhaite que cet ours puisse lui répondre et devenir ainsi son meilleur ami. Son vœu se réalise et à la surprise générale, Ted devient célèbre. John grandit et garde Ted avec lui. Il rencontre Lori, qui devient sa petite amie, mais Ted va devenir un obstacle entre John et elle, sans compter qu'il a une mauvaise influence sur John en "glandant" toute la journée...

Dans le style comédie américaine, on sait déjà plus ou moins à quoi s’attendre : de l’humour lourd, des blagues de bas-étage et un scénario pas toujours très original. Eh bien ici, après avoir entendu des critiques, je pensais que ce serait une comédie un peu moins mauvaise que celles que l’on trouve d’habitude... eh bien c’est raté. Mis à part le scénario quelque peu inattendu (on s’y habitue vite), sans rappeler "Pinocchio", le reste est de la pure comédie américaine avec son lot de gros mots et d’humour gras. A part esquisser un sourire de temps en temps, je n’ai pratiquement jamais ri dans ce film qui se voudrait aussi être pour enfants... certains acteurs essaient de remonter le niveau (comme la délicieuse Mila Kunis), mais n’y arrivent pas vraiment... Les effets spéciaux avec l’animation de Ted sont bien faits et passent bien... c’est à peu près le seul point positif.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/ted10.jpgSinon à déconseiller donc sauf pour les fans de gags, blagues salaces et d’humour scatologique.

Note : 4/10.

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 18:05

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image664.jpgPour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d'une partie de poker à haut risque au Casino Royale. La très belle Vesper, attachée au Trésor, l'accompagne afin de veiller à ce que l'agent 007 prenne soin de l'argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu. Alors que Bond et Vesper s'efforcent d'échapper aux tentatives d'assassinat du Chiffre et de ses hommes, d'autres sentiments surgissent entre eux, ce qui ne fera que les rendre plus vulnérables...

Actuellement au cinéma dans le nouveau volet de la saga James Bond "Skyfall", Daniel Craig avait fait ses premiers pas dans le rôle du célèbre espion de Sa Majesté dans "Casino Royale" réalisé par Martin Campbell (on lui doit récemment les titres "La Légende de Zorro" et "Green Lantern") en 2006 aux côtés d'Eva Green ("Dark Shadows"...) et Judi Dench ("Jane Eyre"...). Dans ce nouvel opus (il s'agit en fait d'un remake du long métrage du même nom datant de 1967 avec Peter Sellers), les fans de la saga retrouvent avec plaisir les ingrédients classiques qui faisaient le charme des épisodes précédents : des cascades spectaculaires, un acteur charismatique pour interpréter le personnage de James Bond, une réalisation soignée et un montage détonnant, une "James Bond Girl" séduisante sans oublier une des plus captivantes et réussies scènes de poker réalisées pour le cinéma, en effet, durant une partie de Texas Hold'Em, notre héro affronte Le Chiffre aux enjeux des plus colosaux (10 millions de dollars, une bagatelle pour James Bond...) : un suspense qui va crescendo jusqu'au dénouement final, gagnera, gagnera pas ?...

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image665.jpgLes plus fans reprocheront peut être à cet épisode de manquer cruellement de gadgets mais néanmoins on ne boudera pas notre plaisir pour avoir rendu ce "Casino Royale" un peu plus réaliste et je pense que les plus puritains, comme moi, apprécieront à sa juste valeur cet opus. Au niveau des acteurs, Daniel Craig rivalise parfaitement avec ses prédécesseurs (Sean Connery, Roger Moore, Pierce Brosnan...) donc, sur ce point, pas de déception, et pour ce qui est du reste du casting, pas de mauvaise surprise non plus, Eva Green et Judi Dench sont excellentes et nous avons droit à un "méchant" interprété talentueusement par Mads Mikkelsen.

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image666.jpgEn résumé, un nouveau volet du célèbre espion britannique qui ravira les admirateurs de la saga et qui séduira les amateurs de films d'espionnage et de poker.

Note : 8/10.

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 10:04

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image607.jpg1972, sur une île des caraïbes, dans un laboratoire secret de la Navy, le Dr.Kruger a crée un hybride issu du croisement d'un dauphin et d'un requin blanc. Lors d'une expérience, le monstre s'échappe et disparaît dans l'océan... 25 ans plus tard, Simon Chase, spécialiste des requins, est confronté à une série de cadavres attribués à des attaques de requins. Alors que sur l'île la chasse aux requins s'organise, Chase est seul à croire que les requins n'ont rien à voir avec ces horribles mutilations. Avec l'aide de son ex-femme, il mène l'enquête et découvre, dans l'ancien laboratoire, les carnets du DR.Kruger qui lui font comprendre l'horrible vérité: le monstre a été programmé pour traquer l'homme et le détruire...

D'après la nouvelle écrite par Peter Benchley (on peut d'ailleurs voir sa participation dans le film, il interprète le rôle du type avec des lunettes dans le bateau des pêcheurs de requins), "Creature" fait partie des films de monstres les plus aboutis en matière d'effets spéciaux. Dans ce genre de production et si le film avait été conçu 10 ans plus tard (n'oublions pas quand même que cette fiction date de 1998), nous aurions eu droit à des effets visuels beaucoup trop visibles et de très mauvaise qualité (inutile de vous citer des téléfilms qui en ont fait les frais) mais forcément moins coûteux que les animatroniques... Mais ici, ce n'est pas le cas, nous avons droit à la bonne vieille machine, aux maquillages et j'en passe. Derrière tout ce travail se cache un grand habitué : Stan Winston, responsable des effets spéciaux de nombreuses grosses productions hollywoodiennes comme "Jurassic Park" ou encore "Terminator" et "Aliens : le retour" (la mère Alien, c'est lui avec James Cameron...). Autrement dit, notre "Creature" était entre de bonnes mains. Le résultat à l'écran est vraiment bluffant.

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image609.jpgLe scénario est, en règle général, assez convaincant malgré quelques longueurs par-ci par-là (il en faut bien après tout, le téléfilm dure près de 2h50), les scènes d'attaque du monstre sont réussies sans tomber dans l'horreur à l'état pur et le suspense est à son comble pendant la séquence finale. Pour le casting, nous retrouvons avec plaisir Craig T. Nelson ("Poltergeist"...), Kim Cattrall ("Sex and the city"...), Colm Feore ("Les chroniques de Riddick"...) et Giancarlo Esposito ("Usual Suspects"...).

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image608.jpg"Creature" est le film de monstres à posséder à tout prix pour tout amateur de grosses bébêtes amphibiennes qui se respecte.

Note : 8,5/10.

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 14:33

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image168.jpgDans une prison reculée, William Lamers, dernier détenu, est condamné à mort par injection létale, pour cause d’homicides. Le jour de son exécution, lorsque on lui demande s’il a une dernière déclaration, en présence du directeur de la prison, des gardes, de l’aumônier, et d’un journaliste venu assister en spectateur, il commence à parler, parler, parler... Etant donné que la loi n’est pas assez précise sur le temps qui lui est accordé, il va profiter de ce vide juridique et se lancer dans un discours qui n’en finit plus, pour échapper à la sentence. Son exécution qui ne devait être qu’une formalité va alors devenir un incroyable enjeu politique et médiatique, au cœur d'une campagne électorale très rocambolesque.

Etant là le premier film du comédien Patrick Ridremont, je trouve ça vraiment bien réussi, c’est une agréable surprise. J’y suis allé sans avoir lu aucune critique, donc sans influences positives ni négatives. Et c’est bingo pour le champion de l’impro ! Avec une histoire originale (inspirée de Shéhérazade) qui soulève des questions pas toujours évidentes, une distribution franco-belge excellente, Ridremont livre ici une réflexion sur une multitude de choses comme la religion, le sens de la vie, les responsabilités, les "magouilles" politiques, etc... Le film est une comédie dramatique, il y a des moments plutôt amusants, mais la trame principale reste la condamnation à mort d’un homme qui a commis un meurtre, donc un contexte dramatique aux scènes fortes.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image170.jpgDès les premières secondes du film (dans ce que j’appellerais le générique de début), la bande son est lourde, pesante, nous plongeant déjà dans l’ambiance carcérale. Puis on voit des scènes étranges, on se demande pourquoi on voit tout cela... (ça sera expliqué au fur et à mesure dans l’histoire). Les décors, la lumière, tout est vraiment bien réalisé et crédible, les moindres détails ne sont pas laissés au hasard, du vrai travail de professionnel. Le scénario nous pose la question : est-ce que ce condamné va finalement être exécuté ?... Les rebondissements ne manquent pas, le spectateur en a pour son argent grâce au suspense bien ficelé !

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image172.jpgA saluer bien sûr la performance de Patrick Ridremont, à la fois acteur, réalisateur, scénariste et comédien, mais aussi surtout François Berléand en directeur de prison, Jean-Luc Couchard en gouverneur, et tout les autres qui sont excellents dans leur rôle respectif. On aura une pensée émue pour Christian Marin, dont c’était ici le dernier film, puisqu’il nous a quittés en septembre 2012. J’irais même jusqu’à dire que la dernière partie du film est poétique, voire spirituelle, avec un dernier clin d’œil sur l’image de fin... Vraiment, je recommande chaudement ce film.

Note : 9/10.

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 14:32

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/tv_jaq11.jpgAlexandra, une étudiante pétillante, retourne vivre avec ses colocataires, Jessica et Breanne, pour la rentrée universitaire. Après une nuit de fête et de débauche, Alex accepte de voir une voyante pour en savoir plus sur son avenir avec son petit-copain, Brian mais la séance se transforme en cauchemar quand celle-ci fait des allusions à la présence d’un esprit malveillant. Quand la jeune fille se réveille le lendemain, elle ne se rappelle de rien. Une série d’évènements étranges et surnaturels commence à se produire autour d’elle : bruits inquiétants, hallucinations, blackouts, lacérations sur le corps... Ayant l’impression de devenir folle, elle demande de l’aide à ses amis qui n’arrivent pas à concevoir le mal qui vit en elle. Elle fait donc appel à l'un de ses professeurs et à son père qui ont eu affaire à un cas de possession auparavant. Alors que son état empire, il est clair qu’Alex a été choisi par le démon pour pénétrer notre monde...

Disposant d'un petit budget et même si le sujet de la possession a été maintes et maintes fois adapté à l'écran, "Devil Seed" s'en tire plutôt bien avec de nombreuses séquences terrifiantes, ses quelques scènes gores et son final bien flippant. Bien sûr, le long métrage n'apporte rien de nouveau dans ce qui a été déjà fait et les références sont d'ailleurs nombreuses par rapport aux grands classiques du genre, je pense bien sûr et surtout à "L'Exorciste" de William Friedkin. Néanmoins, les amateurs de films d'épouvante seront comblés en raison d'un scénario qui nous promet quelques frayeurs et un certain nombre de rebondissements.

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/rvb_di15.jpgLes acteurs sont pour la plupart convaincants, en particulier la ravissante Michelle Argyris qui n'est peut être pas aussi effroyable dans le rôle du démon que Linda Blair dans "L'Exorciste" (peut être dû à un manque de maquillage) mais néanmoins elle s'en tire avec les honneurs.

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/rvb_di16.jpgSans forcément révolutionner le genre, "Devil Seed" est un sympathique long métrage de possession qui mérite sa place dans votre collection entre "L'Exorciste" (je sais je le rappelle souvent mais bon, il le mérite) et le récent et surprenant "Le Rite" avec Anthony Hopkins.

Note : 7/10.

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 15:24

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image157.jpgLaguna Beach, Californie : Ben, botaniste bohème, Chon, ancien Navy Seal, et la belle O partagent tout. Ben et Chon sont à la tête d’un business florissant. Les graines ramenées par Chon de ses missions et le génie de Ben ont donné naissance au meilleur cannabis qui soit. Même s’il est officiellement produit pour des raisons thérapeutiques, ils en dealent partout avec la complicité de Dennis, un agent des stups. Leur affaire marche tellement bien qu’elle attire l’attention du cartel mexicain de Baja, dirigé d’une main de fer par Elena. Face à leur proposition d’"association", Chon est partisan de résister par la force, mais Ben préfère tout abandonner. Pour les contraindre à coopérer, le cartel kidnappe O. Elena a eu raison d’utiliser les liens très forts du trio, mais elle a aussi sous-estimé leur capacité à réagir... C’est le début d’une guerre entre l’organisation du crime dont le bras armé, Lado, ne fait aucun cadeau et le trio. Qu’il s’agisse de pouvoir, d’innocence, ou de la vie de ceux qu’ils aiment, tout le monde a quelque chose à perdre.

On n’attendait plus Oliver Stone sur le devant de la scène après toute une série de films soit passablement ratés ("W.") soit franchement mauvais ("World Trade Center", "Wall Street 2"). Pourtant, la bande-annonce de "Savages" arrivait quand même à exciter la rétine et l’oreille. Le film vient confirmer cet état. Le début fait figure de paradis sur terre. La plage, l’océan, du surf, du beach volley, des filles en bikini, des mecs baraqués, bienvenue en Californie ! C’est ici que Chon et Ben vivent et font un business plus que lucratif : ils vendent la meilleure beuh du monde (rien que ça !!!). Insouciants, ils profitent de la vie et de O., la fille qui partage maison, affaires et amour. Dès le départ, Oliver Stone met en situation un trio amoureux ou plutôt un triolisme. Ici, pas de codes romantiques, pas de jeux de séduction, pas de choix cornéliens à faire, les trois personnages vivent très bien ensemble, sans jalousie ni affrontement. En ne prononçant aucun point de vue moral(isant) et seulement en constatant, le cinéaste nous présente une nouvelle cellule familiale, consciente de son état et de son statut, vivant en toute quiétude. La famille traditionnelle américaine n’a plus sa place dans le XXIème siècle. D’ailleurs, il faut voir avec quel regard le réalisateur pose sur cette entité. Sans cesse détruite par la maladie, le meurtre ou la honte, elle n’a que peu de raison d’être car elle n’arrive pas à se stabiliser, à s’unir et à chercher le bonheur. Mieux encore, il faut également voir la possibilité d’une homosexualité latente entre les deux jeunes personnages principaux, chose d’ailleurs remarquée par un Lado quelque peu dégoûté.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image615.jpgPar voie de conséquence, la famille "Chon, Ben et O." fait figure de structure rêvée, tout du moins, emprunt d’une liberté qui n’a plus l’air d’exciter dans le terreau traditionnel. A ce niveau, Oliver Stone retrouve sa verve contestataire en taillant avec allégresse un pilier majeur de la société et en montrant les différentes possibilités de construction familiales et ce même si cela ne plait pas aux réactionnaires ou aux vieux gardiens de la morale. La morale, d’ailleurs, est le nerf d’un métrage qui oscille constamment entre le Bien et le Mal dont Ben et Chon sont une parfaite métaphore. Chacun des deux ayant une personnalité à part, et c’est ce qui plait à O., chaque protagoniste va concilier ces personnages dans sa propre identité. Chacun a un ange et un démon et il est bien difficile de les faire cohabiter. S’ils agissent mal, c’est généralement pour défendre une bonne cause ou, au pire, s’acheter une bonne conscience. La frontière entre les deux attitudes est mince et le questionnement innerve le métrage au fur et à mesure de son déroulement. Rien que la signification du titre donnée par les deux camps (les trois ?) renvoie à cette schizophrénie. Puis, le rêve laisse peu à peu place au cauchemar. Welcome to hell pourrait être le nouveau panneau indicateur. Si cette dualité est relativement marquée chez des bad guys rendus terriblement humains grâce aux prestations de haut vol de Salma Hayek et de John Travolta étonnement sobre dans son jeu et exception faîte d’un Benicio Del Toro impressionnant mais frisant la caricature, le parcours émotionnel est plus intéressant chez nos deux héros. En effet, il faut voir de quelle manière Ben, Aaron Taylor-Johnson en beau gosse majuscule, autrefois citoyen du monde philanthrope devient petit à petit une véritable machine de guerre, une bête aveuglée par la vengeance qui n’hésite plus à manier les armes comme il se servait d’un puits en Birmanie. Cet itinéraire est clairement une réussite comparé à celui de son acolyte, davantage bas du front. Ancien Marine en Afghanistan et interprété par un Taylor Kitsch au parfait physique de l’emploi, on était en droit d’attendre de la part d’un cinéaste qui a toujours su crier sa haine des guerres menées par son pays ("Salvador", "Platoon", "Né un 4 juillet") un discours condamnant cette intervention. A la place, il fait du personnage une brute épaisse et cynique qui a été ravagé mais dont l’humanité ne ressort que par intermittence. Le traitement est clairement trop brutal et ne rend pas honneur à un personnage qui s’annonçait passionnant.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image712.jpgMais cette problématique de la morale ne fait pas qu’innerver les personnages. Elles se retrouvent également au détour d’une ligne de dialogue bien sentie ou d’une situation plutôt révoltante. Moins personnelle, elle peut s’avérer être politique. Quel est le niveau de morale lorsque la DEA bafoue les lois territoriales indiennes sous prétexte que les Etats-Unis leur ont toujours appartenu ? Quel est le niveau de morale lorsqu’un contrôle d’identité s’effectue sur la base d’une couleur de peau ? Quel est le niveau de morale lorsque la corruption s’invite jusque dans les plus hautes sphères institutionnelles d’un pays ? Voici autant de questions que le cinéaste pose, sans forcément donner de réponse, mais avec toujours une volonté d’appuyer là où ça fait mal. Et ça fait du bien ! Ce qui fait du bien est également la plastique du film. Oliver Stone, n’en déplaise à ses détracteurs, a retrouvé toute la virtuosité de sa mise en scène. Décadrage violent, montage épileptique, saturation des couleurs, usage du noir et blanc, mixage sonore hallucinant entre bruitage dantesque et bande originale au top (une habitude chez lui), la patte stonienne est bien présente comme aux plus belles heures. Cette mise en scène n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de "Tueurs Nés" dont elle reprend le discours. L’image est le vecteur du propos vindicatif du cinéaste. Par sa violence, elle montre une société en déliquescence, en constante évolution maléfique. Par sa pluralité, elle n’oublie pas de manipuler son spectateur. Ecrans d’ordinateur, technique de carnet de vacances, téléphones portables, les images circulent entre plusieurs régimes, se contaminent elles-mêmes et contaminent ses destinataires dans une démarche que n’aurait pas renié David Fincher, à ce niveau peut-être son héritier le plus légitime. Sont-elles le révélateur d’une vérité ? D’un mensonge ? D’une trahison ? D’un chantage ? Le spectateur de cinéma, tout comme, le personnage, ne sait pas comment les interpréter et le cinéaste, en bon roublard qu’il est, n’hésite pas à en user, peut-être à en abuser quand il surjoue la fin du métrage, pour nous questionner. La réflexion est passionnante et révélatrice d’une société possédée et régie par l’image même si elle s’avère quand même moins poussée que dans son brûlot des années 1990.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image812.jpgQuoiqu’on en dise, malgré ses indéniables qualités plastiques interrogatrices, le cinéaste s’est assagi par rapport à ses plus belles années. La preuve la plus flagrante se pose au niveau de la voix-off, bientôt une constante dans le cinéma américain contemporain. Celle-ci, énoncée par une Blake Lively pourtant à son avantage dans son rôle de petite bourgeoise énervante, est présente de façon ostentatoire, tente clairement de nous prendre en otage et explicite un peu trop. Déjà que l’image tend à jouer ce rôle, on n’est pas loin de demander à Oliver Stone de ralentir la cadence sous peine de nous coller une indigestion. Oliver Stone is back ! Savages se pose comme une œuvre honorable dans la filmographie du réalisateur américain et vient surtout prouver une nouvelle vitalité et une volonté intacte d’égratigner les Etats-Unis. Tant mieux.

Note : 7/10.

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 14:30

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/bel110.jpgJeune homme de 24 ans séduisant mais sans le sou, Georges est un ancien soldat dévoré par une extrême ambition et le désir de s’imposer dans la belle société. Pour échapper à la pauvreté qui a toujours été son lot, las de se débattre pour mener une existence misérable dans un monde où seuls comptent la richesse et le statut social, il ne laissera rien s’interposer entre lui et son ascension sociale, pas même l’amour.

Après la saga "Twilight", Robert Pattinson change littéralement de registre pour se retrouver dans un drame à la fin du XIXe siècle en plein Paris. "Bel Ami" est un film de Declan Donnellan et Nick Ormerod (leur tout premier long métrage) adapté d'un roman de Guy de Maupassant publié en 1885 qui a été déjà transposé de nombreuses fois à l'écran. Qu'y a-t-il de bien original dans cette nouvelle version ? Même si le scénario n'apporte rien de nouveau dans l'ensemble de l'oeuvre originale, "Bel Ami" version 2012 s'avère pourtant être un très bel hommage à la version de 1947 avec, tout d'abord, peut être le point le plus important, un casting de prestige avec bien sûr Robert Pattinson vraiment incroyable dans le rôle du jeune et séduisant Georges Duroy, Uma Thurman ("Kill Bill"...), l'excellente Christina Ricci ("Sleepy Hollow"...) qui a bien grandi depuis "La famille Addams" et enfin Kristin Scott Thomas ("Mission : impossible"...). Ensuite, on peut facilement lister les autres points positifs du film : costumes, décors, réalisation, montage, bref, un long métrage qui n'a rien à se reprocher et esthétiquement, il est clair que c'est une réussite.

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/bel210.jpgDisposant d'un casting de premier choix, cette nouvelle vision de "Bel Ami" par Declan Donnellan et Nick Ormerod est un divertissement honorable qui mérite incontestablement notre attention.

Note : 8/10.

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 15:25

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/c10.jpgSix jeunes vacanciers en quête de sensations fortes engagent un guide pour une "expérience extrême". Ignorant les mises en garde, l’homme les conduit dans la ville de Pripyat, toute proche de Tchernobyl. Vingt-cinq ans plus tôt, lorsque le réacteur a explosé, la ville avait été désertée dans l’urgence. Après une brève exploration, le petit groupe se retrouve piégé dans la ville fantôme. Et ils ne sont pas seuls...

D'après un scénario original d'Oren Peli (on lui doit "Paranomal Activity"), "Chroniques de Tchernobyl" est le premier long métrage de Bradley Parker en tant que réalisateur (à l'origine il est superviseur des effets visuels sur des films comme "Peter Pan", "La nuit nous appartient", "Laisse-moi entrer"...) avec, devant la caméra, quelques noms qui, pour certains, ne vous seront pas inconnus comme Devin Kelley ("Chicago Code"...), Jonathan Sadowski (le remake de "Vendredi 13"...), Ingrid Bolso Berdal (révélée grâce à "Cold Prey"...) ou encore le jeune chanteur Jesse McCartney.

Malgré quelques longueurs au début, le rythme du film s'accentue au fur et à mesure que les minutes passent et atteint son paroxysme dès que les protagonistes sont livrés à eux même dans la ville fantôme face à une menace encore inconnue. La tension monte d'un cran (déjà dès la première nuit passée dans la ville), le suspense devient quasi-omniprésent et les scènes angoissantes sont de plus en plus nombreuses. Le réalisateur joue habilement avec nos nerfs en utilisant en outre le silence, l'obscurité et le danger qui guette constamment nos personnages sans pouvoir l'identifier pour nous faire sursauter de peur dans ce "no man's land".

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/c210.jpgLa réalisation de Bradley Parker est soignée tout comme la photographie généralement assez sombre du long métrage, en particulier dès que l'on entre dans la ville de Pripyat. En ce qui concerne le scénario, il est assez linéaire mais néanmoins l'intrigue nous promet un certain nombre de rebondissements et quelques bons moments de frayeur à savourer sans modération. Quant à la séquence finale, elle est tout simplement renversante (même si, personnellement, j'aurai préféré celle de la version alternative, à voir dans les bonus du DVD...).

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/c310.jpgPour résumer, "Chroniques de Tchernobyl" est un honnête et efficace film d'épouvante qui, certes ne révolutionnera pas le genre, mais qui a le mérite de nous faire frissonner de peur.

Note : 7,5/10.

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 15:37

http://i47.servimg.com/u/f47/14/27/60/71/affich10.jpgLe père Noël descend sur Terre la vieille de Noël afin de règler ses comptes. Il est en effet le fils de Satan qui aurait perdu un pari avec un ange l'obligeant ainsi à se déguiser en Père Noël pendant 1000 ans. Ce dernier a donc décider de descendre sur Terre afin de massacrer le plus de personnes possibles car il n'a plus aucune limite. Un jeune garçon et sa copine vont tout essayer afin de l'empêcher de continuer ce massacre.

Qui n'a pas rêver un jour de voir débarquer le soir de noël le fameux père noël avec sa hotte et ses rennes. Mais "Very Bad Santa" n'est pas un conte pour enfants mais bien une comédie déjantée à l'humour noir qui ravira les amateurs de film d'horreur. Ce film, même s'il est qualifié d'horreur, est pigmenté d'une bonne dose d'humour grinçant qui donne du souffle au film malgré quelques longueurs. Pas de tête d'affiche ici mise à part la star du catch Bill Goldberg et la participation de Rebecca Gayheart ("Urban Legend"), Chris Kattan ("Une nuit au Roxbury") et Fran Drescher ("Une nounou d'enfer"). Côté scénario il faut se contenter du strict minimum et même si certaines révélations rehaussent le niveau, le film reste linéaire jusqu'aux scènes finales. Mise en scène par David Steiman (Assistant de Brett Ratner sur "Rush Hour 2" et "Dragon Rouge"), ce dernier signe ici sa première réalisation et s'en sort avec les honneurs. Il a réussi à mélanger deux genres, l'horreur et la comédie, dans un film qui mérite vraiment le coup d'oeil.

Note: 6/10

http://i47.servimg.com/u/f47/14/27/60/71/photo-10.jpg

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 17:53

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/dde11.jpgIsolée, mais riche en ressources pétrolières, la République du Wadiya, en Afrique du Nord, est dirigée d’une main de fer par l’Amiral Général Aladeen. Vouant une haine farouche à l’Occident, le dictateur a été nommé Leader Suprême à l’âge de 6 ans, après la mort prématurée de son père, tué dans un accident de chasse par 97 balles perdues et une grenade ! Depuis son accession au pouvoir absolu, Aladeen se fie aux conseils d’Oncle Tamir, à la fois Chef de la Police Secrète, Chef de la Sécurité et Pourvoyeur de Femmes. Malheureusement pour Aladeen et ses conseillers, les pays occidentaux commencent à s’intéresser de près à Wadiya et les Nations Unies ont fréquemment sanctionné le pays depuis une dizaine d’années. Pour autant, le dictateur n’est pas du tout disposé à autoriser l’accès de ses installations d’armes secrètes à un inspecteur du Conseil de Sécurité – sinon à quoi bon fabriquer des armes secrètes ? Mais lorsqu’un énième sosie du Leader Suprême est tué dans un attentat, Tamir parvient à convaincre Aladeen de se rendre à New York pour répondre aux questions de l’ONU. C’est ainsi que le dictateur, accompagné de Tamir et de ses plus proches conseillers, débarquent à New York, où ils reçoivent un accueil des plus tièdes. Il faut dire que la ville compte une importante communauté de réfugiés wadiyens qui rêvent de voir leur pays libéré du joug despotique d’Aladeen. Mais bien plus que des expatriés en colère, ce sont des sanctions qui attendent le dictateur dans la patrie de la liberté...

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image630.jpgN'ayant pas encore vu de film avec l'acteur Sacha Baron Cohen et bien j'ai été agréablement surpris. Dès les premières minutes, le ton est donné : loufoque, délirant et parfois même absurde, le long métrage de Larry Charles (on lui déjà en outre le film "Brüno" avec une fois de plus l'acteur précédemment cité) est une joyeuse comédie qui ne se prends pas au sérieux du début à la fin. C'est d'ailleurs ce qui en fait sa force, du second degré à l'état pur, de nombreuses scènes burlesques, des gags hilarants et des dialogues croustillants qui valent leur pesant d'or, les fous rires sont garantis et le divertissement est assuré avec en prime un casting de premier choix.

http://i48.servimg.com/u/f48/16/38/28/65/image631.jpgEn effet, Sacha Baron Cohen a su s'entourer de nombreuses guests stars comme Anna Faris (la saga "Scary Movie"...), Ben Kingsley ("Hugo Cabret"...), Megan Fox ("Transformers"...), John C. Reilly ("Bienvenue à Zombieland"...), Edward Norton ("Jason Bourne : l'héritage"...) ou encore Gad Elmaleh ("Chouchou"...). En bref, un casting de prestige pour un film hors norme.

En résumé, "The Dictator" s'avère être une comédie satirique, parodique et politique des plus jouissives avec un Sacha Baron Cohen au sommet de sa forme.

Note : 8/10.

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 17:14

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image614.jpg1931. Au coeur de l’Amérique en pleine Prohibition, dans le comté de Franklin en Virginie, état célèbre pour sa production d’alcool de contrebande, les trois frères Bondurant sont des trafiquants notoires : Jack, le plus jeune, ambitieux et impulsif, veut transformer la petite affaire familiale en trafic d’envergure. Il rêve de beaux costumes, d’armes, et espère impressionner la sublime Bertha... Howard, le cadet, est le bagarreur de la famille. Loyal, son bon sens se dissout régulièrement dans l’alcool qu’il ne sait pas refuser... Forrest, l’aîné, fait figure de chef et reste déterminé à protéger sa famille des nouvelles règles qu’impose un nouveau monde économique. Lorsque Maggie débarque fuyant Chicago, il la prend aussi sous sa protection. Seuls contre une police corrompue, une justice arbitraire et des gangsters rivaux, les trois frères écrivent leur légende : une lutte pour rester sur leur propre chemin, au cours de la première grande ruée vers l’or du crime.

"The Road" avait impressionné par une maîtrise formelle éblouissante et une émotion toujours présente et plaçait John Hillcoat sur la liste des réalisateurs dont il ne faut pas rater les livraisons. "Des Hommes sans loi" était donc attendu au tournant surtout après une sélection au Festival de Cannes 2012. Un réalisateur compétent, un casting de gala, un contexte fort – la crise de 1929 aux Etats-Unis – et un pitch assez excitant – la bataille entre une fratrie et la police pour le contrôle du trafic d’alcool : tous les ingrédients sont présents pour un bon moment de cinéma. C’est globalement l’impression que le spectateur peut ressentir à la sortie de la salle. Le métrage se suit avec plaisir grâce à un rythme maîtrisé qui fait que jamais l’ennui apparaît tout au long des deux heures, des situations certes banales dans le genre mais toujours efficaces et aux jeux d’acteurs en forme.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image711.jpgTom Hardy tient le haut du pavé, on s’en saurait douté tant le comédien a su généralement nous impressionner. Son physique trapu et sa diction ponctuée de grognements sont adéquats à son personnage de grand frère bourru qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Il en arrive presque à voler la vedette à l’ensemble du cast. Heureusement, il reste Shia LaBeouf qui s’avère être un sacré têtard quand il joue dans "Transformers" mais qui est ici à son aise dans son rôle de jeunot voulant prendre de plus en plus d’importance dans le business. Guy Pierce, certes en faisant un peu trop, est un bad guy crédible et plutôt impressionnant. Le reste de la distribution est au diapason, faisant son boulot consciencieusement mais sans non plus en faire trop des caisses, ce qui est généralement la tare principale d’un tel all-star cast où chacun veut tirer son épingle du jeu. Grâce à cette troupe talentueuse, John Hillcoat peut, sans problème, aller au coeur de sa mécanique dramatique.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image811.jpgLe métrage est, peut-être avant tout, une chronique familiale basée autour de trois frères et une représentation d’une construction identitaire, d’un affranchissement, d’un passage à la vie adulte. La montée de cette dernière est l’atout principal du scénario car elle est généreuse. On sent bien qu’aucune étape n’a été oubliée ou balancée à la va-vite. Malheureusement, le cinéaste nous englobe tout cela avec une voix-off souvent horripilante. Au-delà de son moralisme certain, ennuyeux et ennuyant, elle a surtout pour vocation de surligner ce qui se passe à l’image donnant une forte impression de redite. C’est sûr, les images n’ont pas assez de pouvoir pour réellement marquer, témoignant d’un aveu de faiblesse de la part du cinéaste. En effet, la sauce ne prend pas tout à fait. La faute en revient à une mise en scène pas toujours à la hauteur. Le cinéaste aurait dû plonger plus profondément dans cette campagne de Virginie pourtant passionnante. La caméra ne scrute pas les recoins, ne se fait pas assez menaçante, ne dégage pas son identité car elle ne prend pas en compte le mouvement, le hors champ ou la géométrie et reste principalement sur les figures des acteurs. Certes, elles sont impressionnantes mais ne suffisent pas à ancrer les personnages. Il y a, à ce niveau, un absent de marque qui est le corps, ici mal mis en évidence, ce corps qui doit montrer toute la violence d’un environnement, d’une situation, d’un contexte. Comme la nature, les individus ne sont finalement que des façades, très belles il faut bien le dire, mais vides de sens. La chose est incongrue quand on sait que "La Route" brillait par une réalisation d’une élégance rare qui mettait en exergue la place de l’Homme dans un environnement apocalyptique. La tension ne peut, alors, pas monter et rendre le spectateur scotché à son siège. Pourtant, et paradoxalement, le film dégage une certaine forme de violence qui aura toute son importance. Les bagarres sont bourrines, les gestes sont précis et le sang n’oublie pas de couler. John Hillcoat fait preuve d’une potentialité graphique indéniable et d’une volonté réelle d’aller vers le dérangeant par quelques petites touches discrètes - une caméra qui se dérobe, une ellipse maîtrisée, un gros plan symptomatique. Dommage, tout cela n’est pas assez exploité et la gunfight finale qu aurait dû être un summum tombe finalement à plat. Globalement donc, cette mise en scène n’arrive pas assez à être iconique et la conséquence en est terrible.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image910.jpg"Des Hommes sans loi" passe en fait à côté de son sujet : la mythologie américaine. Dans l’espace américain, la légende est plus forte que la réalité disait ce bon vieux John Ford dans "L’Homme qui tua Liberty Valance". Quelques lignes de dialogue et une situation explicite oeuvrant pour un fantasme d’humanité née dans la violence ou une convocation de la fameuse dualité transcendantaliste ville / campagne sont présentes et convoquent à coup sûr une idéologie mythologique. La fratrie apparaît ainsi invincible, s’engage dans une lutte contre un agent urbain et prend un rôle héroïque. Ses membres sont les représentants de cet espace et sont les garants de sa bonne tenue. D’autres, par contre, se laissent corrompre par ledit agent et viennent prouver la force mais également le machiavélisme de tout ce qui vient de la ville. Enfin, le personnage de Shia LaBeouf est le point névralgique du scénario car il est une synthèse. Membre de la famille, celui-ci prend confiance que ce soit en affaires, en violence ou en amour quand il évolue dans la nature et il n’est pas loin de se prendre des raclés dès qu’il marche dans une rue.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image154.jpgHélas, un manque flagrant de frontalité se fait sentir quant au traitement de l’ensemble de ces problématiques. Ce n’est clairement pas suffisant pour un objet qui se veut, tout du moins qui se souhaite, plus riche que la moyenne. Malgré tout, ce discours s’enrobe d’une pertinence bienvenue sur la construction du pays post-crise. Des Hommes de l’ombre nous dit de quelle manière elle est possible : par la violence, naturelle qui plus est. Etre adulte, devenir un individu à part entière ne peut donc se faire que par ses prismes qui permettent d’accéder à une future position où l’homme va pouvoir s’accomplir pleinement. A la fin, ces mythes constructifs s’assoupissent, se cachent pour finir par changer de statuts. Les légendes ne sont plus, tout comme les fantasmes ouvrant à une certaine vision du rêve américain qui l’entourent. Elles sont une pure réalité. Pourtant, le propos n’a pas pour vocation d’être contestataire, de critiquer cette identité, de poser en porte-à-faux. Non, ici, la démarche est de faire un constat qui prend place sur la carte américaine et qui permet de comprendre le pays, ses probables atouts, ses possibles dérives. Cette objectivité certaine n’est pas très novatrice, ni même courageuse d’ailleurs, et d’autres cinéastes ont représenté cette idée avec plus de profondeur, de sincérité et de recul permettant un point de vue réel, construit et revendicatif. Néanmoins, la démarche a le mérite de montrer que ce métrage a été un minimum réfléchi. Hélas, ce côté petit bras n’est pas suffisant pour faire un grand film de civilisation. "Des Hommes sans loi" reste sur une optique de spectacle, de divertissement plus que sur une tentative d’aller vers un objet artistique fort.

"Des Hommes sans loi" aurait pu être passionnant s’il avait su aller au cœur de ses enjeux majeurs. Le métrage est plus un survol qu’une plongée et c’est bien dommage. Il n’en reste pas moins agréable à regarder même si on se demande toujours pourquoi il a été sujet à une sélection à Cannes qu’il ne méritait pas.

Note : 6/10.

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 13:49

http://i37.servimg.com/u/f37/14/27/60/71/20002410.jpgNous sommes en 1989. La police reçoit un coup de téléphone d'une femme qui vient d'abattre 3 personnes. Sur place, les policiers découvrent la scène de crime qui s'avère une extrème violence et la jeune femme complètement déboussolée. Vingt ans plus tard Isabella, la fille de cette jeune femme, essait de découvrir ce qu'il s'est vraiment passer cette nuit là. Elle décide de partir en Italie à l'hôpital psychiatrique de Centrino afin de rendre visite à sa mère Maria qui a été interné depuis cette fameuse nuit. Isabella veut savoir si sa mère est vraiment déséquilibrée ou si elle serait possédée par un être démoniaque. Elle demande alors de l'aide à deux prêtres exorcistes qui malgré leur méthode peu orthodoxe mélangeant la science et la religion parviennent à délibrer les innoncents de leur démon.  Après une première séance avec la mère d'Isabella, les prêtres vont découvrir que Maria est possédé par 4 démons d'une puissance redoutable...

Filmé à la manière de "Rec", "Devil Inside" suit le parcours d'une jeune fille à la recherche de la vérité sur les origines du mal qui a pris possession de sa mère. Même si le sujet rappelle d'autres films d'exorcisme (Le dernier exorcisme, L'exorcisme, American Haunting), le film se démarque par ses scènes d'horreur et d'action qui, même si elles restent simples, sont d'une incroyable efficacité. Un peu à la manière de "Paranormal Activity", le réalisateur William Brent Bell instaure une atmosphère oppressante qui donne le frisson. Malgré une impression de déjà vu, le film nous tient en haleine jusqu'au final qui reste toutefois inachevée. Une grande déception mais l'ambiance grinçante du film nous a donné envie de revoir le film rien que pour sursauter de nouveau.

Note : 6/10.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 15:06

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image197.jpgDerek, un étudiant timide de première année se rend au chalet de son beau père pour y faire la fête avec ses amis et Sam, sa petite amie. Mais les festivités tournent au massacre quand ils sont attaqués par un loup garou. Derek et Sam arrivent à s’échapper des griffes de la bête. Ils ne vont pas tarder à découvrir un terrible secret quand aux origines du monstre...

"L'ordre du Loup" est un long métrage d'horreur réalisé en 2006 (il a quand même déjà 6 ans) par Lance W. Dreesen (réalisateur pas forcément connu même pour les plus cinéphiles d'entre vous) qui a le mérite d'être aussi décalé et délirant que son titre original "Big Bad Wolf" autrement dit "Grand Méchant Loup". A ce moment précis, on peut s'attendre à un film léger, sans extravagance, sans surprise et avare de scènes gores... Et bien, après l'avoir visionné, ce "Big Bad Wolf" est tout le contraire et s'avère aussi surprenant que sanglant. Lorgant plus sur le bon délire de faire un film de loup-garou qui exploite les codes du genre tout en jouant sur l'humour noir et l'esprit déjanté que sur l'intention de proposer un film gore trop sérieux (qui n'a pas les moyens de faire concurrence en matière d'effets spéciaux et visuels face aux grosses productions), qui se prend la tête et finit par lasser le spectateur. Oui, "L'ordre du Loup" ravira les amateurs de lycanthropie avec de nombreuses scènes très saignantes, qui, ma foi, sont fort bien réussies malgré un petit budget : au programme, arrache de membres (tête, jambe...), étripage et j'en pense...

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image521.jpgLe casting propose en tête d'affiche l'acteur Richard Tyson (que l'on a pu voir dans "Un flic à la maternelle" avec Arnold schwarzenegger) mais aussi Christopher Shyer (récemment vu dans le remake de la série "V" mais aussi apparu dans les séries "Jake 2.0", "Smallville" et "Les Experts : Miami"). Pas de mauvaise surprise, les acteurs sont, pour la plupart, très convaincants dont Richard Tyson, excellent, dans un rôle qui lui va comme un gant.

Les effets spéciaux sont très réussis par rapport aux effets numériques (heureusement peu nombreux) de la créature, le maquillage est soigné et les séquences gores ne sont pas avare d'hémoglobine. L'histoire, quant à elle, n'est pas vraiment originale, néanmoins l'intrigue nous promet une bonne dose de suspense, d'horreur et d'humour.

http://i38.servimg.com/u/f38/16/38/28/65/image620.jpgBref, la version lycanthropique de Lance W. Dreesen n'est certes pas dénuée de défaut mais malgré cela, les frissons sont garantis et l'on passe un agréable et angoissant moment devant notre écran.

Note : 7/10.

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